Moi, Jean-Daniel

Les aventures de Jean-Daniel, semaine 21

S’inspirer des fourmis

Connaissez-vous les fourmis ? Moi, je n’y connaissais à peu près rien jusqu’à ce que je me mette à lire le livre « Les fourmis » de Bernard Werber. C’est un monde fascinant ! Parallèlement, j’ai lu un article sur l’économie et l’écologie. Figurez-vous qu’en moins de 8 mois, on a consommé toutes les ressources produites par la planète en une année. On vit donc planétairement à 150% de nos moyens, ce qui veut dire pour nous Québécois qu’on vit au minimum à 500% au-dessus de nos moyens.

Les fourmis font tout le contraire, elles maintiennent un équilibre avec leur environnement. Leur intelligence leur dit qu’elles en dépendent, et donc elles le respectent. Aucune fourmi ne se permet de rompre cet équilibre pour son petit plaisir ou s’épargner quelques efforts. Chez elles, le confort de l’individu ne peut en aucun cas devenir une menace pour la fourmilière ou l’espèce.

Vous me direz que ça se fait tout seul chez elles et qu’elles n’ont aucun mérite, que c’est naturel. Peut-être, mais ce que je sais, c’est que notre mode de vie est une catastrophe pour notre environnement et notre santé, et qu’on tarde encore aujourd’hui à changer la situation. Est-ce que c’est naturel ça ? Ou bien est-on collectivement plongé dans un coma mental, ou hypnotisé par les sirènes de la consommation ? A moins qu’on soit devenu esclave du système économico-financier mondial ?

L’approche de la vie des fourmis est fort intéressante. Figurez-vous qu’elles vivent par la force du groupe et qu’elles sont socialement organisées autour du principe de solidarité. Ce qui est bon pour le groupe est bon pour l’individu, et vice versa. C’est gagnant-gagnant.

Nous les humains, à force d’égoïsme, on s’autodétruit collectivement et on le paye individuellement. C’est perdant-perdant. Il me paraît évident qu’on peut faire mieux, et je crois même que ce ne serait pas si difficile, parce qu’on s’entraiderait les uns les autres et que cette force du groupe nous porterait tous et chacun. Je rêve une fois de plus, mais je vous l’ai déjà dit, ça me fait du bien.

A la semaine prochaine,

Jean-Daniel