Les billets de Michel A.

La lutte peut parfois être très subtile … 

J’ai depuis longtemps plusieurs défis de santé et pour pallier à ces inconforts et ces problèmes, j’ai essayé plusieurs approches durant les dernières années. Elles m’ont apporté du répit et un soulagement certes, mais pas de véritable solution durable.

J’avais compris intellectuellement que lutter contre un problème, que ce soit de santé ou un autre, n’apporte aucune solution. Mais ce n’est que dernièrement que j’ai pris conscience que derrière mon envie de guérir était tapi un rejet, un refus de mon état de santé du moment, que je continuais à entretenir un combat contre mon corps, et que c’était justement cette lutte qui nourrissait mes problèmes.

Ces mots ne sont pas banals, ils sont au contraire chargés d’un sens profond. Oui, je crois que j’ai enfin saisi combien le mode lutte, ou la dualité, nous éloignent de l’énergie du cœur, de sa force d’amour en nous qui unit, rassemble … et guérit.

Alors, si lutter contre quelque chose ne fait que le renforcer, par où passe la guérison ? La réponse que je donnerais aujourd’hui à cette question est : par la pacification et l’unification de toutes les facettes de notre être. Et comment y parvenir ? demanderez-vous peut-être. Je répondrais : en accueillant le corps tel qu’il est, en accueillant inconditionnellement ce qui est là, sans rien juger, sans rien rejeter, sans rien vouloir changer … en aimant le corps tel qu’il est.

Pratiquement, lorsqu’un inconfort ou une douleur se fait sentir, je prends un moment pour rester avec. Je ne rentre pas dans l’histoire liée à la souffrance ou à la douleur, car ce serait la nourrir. Non, je reste avec la sensation physique d’abord, dans un accueil bienveillant. Si des émotions montent, des pensées, des croyances, je les accueille de la même façon. Pour moi, c’est comme si j’enveloppais tout ce qui est et a été d’amour et de compassion.

Dans cet état d’accueil inconditionnel, où rien n’est jugé ni rejeté, il se passe quelque chose de merveilleux. L’énergie de la contraction et de la douleur se fluidifie. L’accepter, c’est comme lui permettre de passer enfin son chemin. Cela n’a rien à voir avec le fait de la nourrir ou de lui donner libre cours. Si, par exemple, je ressens de la colère, je reste simplement avec le fait qu’il y a de la colère. Je permets à la colère d’être, j’observe, sans entrer dans la colère. En ne lui opposant aucune résistance, elle ne peut que passer. Bien sûr, rien ne peut être forcé et je le fais sans attente.

Récemment, j’avais de fortes tensions dans le bas du dos. J’ai pratiqué ce « rester avec », en accueillant tout ce qui se présentait : les tensions physiques, les peurs, les mémoires qui se sont présentées à ma conscience. Je sentais des résistances, mais j’ai continué à simplement observer ce qui était là, avec toute la bienveillance dont j’étais capable. J’ai alors vécu un dégagement très profond, avec la sensation très claire qu’une énergie lourde était sortie de mon corps.

Ce que je vous partage vous paraît peut-être abstrait, mais en fait, cela n’a rien de théorique. Il s’agit de quelque chose de concret, qui se ressent dans le corps et au niveau de l’humeur. Et comme toujours, la meilleure façon de le savoir, c’est … de l’expérimenter !

Bonnes découvertes !

Michel A.