Archives mensuelles : juin 2019

Les billets de Michel A.

Une réalité artificielle … 

L’annonce que près d’un million d’espèces sur notre planète sont menacées d’extinction m’a plongé dans un profond mal-être. J’ai mis plusieurs jours à digérer cette information, tant j’étais rempli à la fois d’incompréhension et de tristesse. Incompréhension de voir notre humanité si molle face à l’urgence de la situation, et triste de savoir que tant de créatures et de diversité sont en train de disparaître de la surface de notre, je le rappelle, si jolie planète.

Je n’arrivais pas à comprendre la passivité et l’égocentrisme de notre humanité. Je pense que nous vivons sous l’emprise d’une drogue dure, d’une multitude drogues qui ont affaibli notre force et notre volonté. Elles ont pour noms : peurs, conditionnements, télévision, consommation, illusion de la séparation.

Alors que nous savons intellectuellement que tout est relié, que tout est formé des mêmes particules élémentaires, comment se fait-il que nous vivions avec l’impression d’être coupés les uns des autres, séparés de la Grande Vie et de son origine. Comment cette illusion s’est-elle imprimée si profondément dans notre conscience, nous rendant inconscients de l’unité de la Vie?

Si j’avais la réponse à cette question, une réponse vivante, je ne ressentirais probablement plus cette tristesse de savoir que tant d’êtres vont disparaître. Mais c’est probablement parce que je ressens la gravité de ce qui se passe présentement que je suis affecté.

Une chose me semble cependant particulièrement évidente. La solution à nos problèmes, qu’ils soient sociaux, environnementaux ou économiques, est collective. Si on peut  encore penser qu’on va s’en sauver parce qu’on a des sous, une maison ou un bon job, tout cela me paraît bien naïf et futile.

Qu’on se le dise, abimer la planète comme nous l’avons fait et le faisons encore, ne démontre que notre ignorance, notre arrogance et notre inconscience. L’Unité de la Vie démontre la fausseté des croyances et des préjugés qui ont sous-tendu ce genre de comportement.  La Vie est Une et vivre en la respectant est source de bonheur et de joie.

On le sait bien, c’est notre mode de vie au complet qui doit changer, même les médias officiels l’ont dit. Pas question de faire de la cosmétique en espérant continuer comme avant. Tout ce qui est artificiel dans notre vie se révèle de plus en plus chaque jour. La nature, la météo, la planète nous le rappellent, et le rappelleront encore et encore jusqu’à ce qu’on revienne à une expression de la vie respectueuse.

Je vois clairement que ce jeu de l’illusion, de l’inconscience, que nous avons si bien joué, arrive à son terme. Tant mieux pour nous. Peut-être que la sortie sera un peu pénible, car il semble que nous ne nous y soyons pas vraiment préparés collectivement. À moins que les apparences soient trompeuses, et que la magie de la Vie opère pour faciliter notre retour à l’harmonie et à l’unité !

Michel A.

Moi, Jean-Daniel

Les aventures de Jean-Daniel, semaine 88

Finie la malbouffe mentale !

Oh, je ne vais pas vous parler du ménage que j’ai fait dans mon garde-robe ou ma bibliothèque. J’avais envie de vous parler du tri que j’ai commencé à faire au niveau des informations. Parce que, ce n’est pas trop dire, nous sommes bombardés d’informations, n’est-ce pas ? Mais est-il utile d’en recevoir autant, d’en avaler autant ?

Je me suis rendu compte que beaucoup d’informations ne me servent à rien. Et que beaucoup d’autres ne véhiculent que des peurs, et sont diffusées pour nous éloigner de notre force de création. Déjà, celles-là, c’est une excellente chose de ne plus m’y attarder.

Si on y regarde bien, une information, c’est une sorte de nourriture, une nourriture pour notre mental. Comme cet organe est déjà hyper sollicité dans notre société, il a souvent de la difficulté à digérer tout ce qui lui parvient. Alors, alléger sa tâche et lui donner quelques fois des vraies vacances est excellente chose !

Finie la malbouffe mentale ! Comme pour mon assiette, j’ai décidé de mieux regarder ce que j’avale, et surtout d’en avaler moins. Et vous savez quoi, je me sens plus à l’écoute et plus connecté à l’intérieur. Que du bonheur !

Bon été les Ami-e-s et bonnes vacances !

Jean-Daniel

Les billets de Michel A.

Au-delà de la peur … 

Cette journée-là, je l’ai passée dans l’inconfort. Je me sentais instable au niveau de mes émotions et agité dans mes pensées. Bien qu’une petite voix m’invitait à prendre le temps de rencontrer cet inconfort, une peur me poussait à reporter ce moment.

Ce rendez-vous, que je n’ai pas accepté de jour, s’est présenté à moi la nuit suivante. Je me suis réveillé au milieu de la nuit avec une forte tension dans le ventre, une sensation bien connue que nous appelons la peur, ainsi qu’un mal de gorge. Je sus instantanément qu’il valait bien mieux que j’aille à la rencontre de mon monde intérieur, lui qui criait sa demande d’être écouté.

Je mis les deux mains sur mon ventre, avec l’intention de rencontrer mes peurs, bien sûr, qui étaient coincées dans cette partie de mon corps, mais aussi les autres émotions et sensations. Patiemment et en douceur, je plongeai dans mon ressenti, avec pour seule intention de ressentir et d’accueillir ce qui était là, ce qui poussait vers la sortie. Malgré quelques moments d’inconfort intense, je ne repoussai pas ce rendez-vous que je m’étais donné.

Durant tout ce processus, je faisais de mon mieux pour ne pas embarquer dans les pensées. Comme j’avais encore un pied dans un demi-sommeil, mon mental n’était pas trop actif, ce qui me facilita les choses. Difficile pour moi de dire combien de temps cela dura, mais durant tout ce temps, je me fis rien d’autre, pour une fois ai-je envie de dire, que de ressentir et rencontrer les sensations, en fait demeurer présent à ce qui se présentait et passait. Car oui, les tensions, les peurs, les inconforts passèrent les uns après les autres, rapidement. Quelques images d’enfance se présentèrent aussi. Je les laissai passer sans m’y attarder.

Une fois ce processus terminé, je me réveillai pour de bon. Je me sentais bien, allégé, conscient que cette expérience m’avait aidé à dégager de « vieilles affaires », avec une efficacité surprenante. Je vous dis cela, car je suis allé respirer un bon bol d’air une fois debout, avec l’agréable impression d’être mieux connecté à la Vie, plus paisible dans mon ventre et dans ma tête aussi. Si l’emballage de l’expérience n’avait pas été très invitant, je peux vous dire que le cadeau, lui, fut magistral !

Michel A.