Archives mensuelles : avril 2019

Les billets de Michel A.

La lutte peut parfois être très subtile … 

J’ai depuis longtemps plusieurs défis de santé et pour pallier à ces inconforts et ces problèmes, j’ai essayé plusieurs approches durant les dernières années. Elles m’ont apporté du répit et un soulagement certes, mais pas de véritable solution durable.

J’avais compris intellectuellement que lutter contre un problème, que ce soit de santé ou un autre, n’apporte aucune solution. Mais ce n’est que dernièrement que j’ai pris conscience que derrière mon envie de guérir était tapi un rejet, un refus de mon état de santé du moment, que je continuais à entretenir un combat contre mon corps, et que c’était justement cette lutte qui nourrissait mes problèmes.

Ces mots ne sont pas banals, ils sont au contraire chargés d’un sens profond. Oui, je crois que j’ai enfin saisi combien le mode lutte, ou la dualité, nous éloignent de l’énergie du cœur, de sa force d’amour en nous qui unit, rassemble … et guérit.

Alors, si lutter contre quelque chose ne fait que le renforcer, par où passe la guérison ? La réponse que je donnerais aujourd’hui à cette question est : par la pacification et l’unification de toutes les facettes de notre être. Et comment y parvenir ? demanderez-vous peut-être. Je répondrais : en accueillant le corps tel qu’il est, en accueillant inconditionnellement ce qui est là, sans rien juger, sans rien rejeter, sans rien vouloir changer … en aimant le corps tel qu’il est.

Pratiquement, lorsqu’un inconfort ou une douleur se fait sentir, je prends un moment pour rester avec. Je ne rentre pas dans l’histoire liée à la souffrance ou à la douleur, car ce serait la nourrir. Non, je reste avec la sensation physique d’abord, dans un accueil bienveillant. Si des émotions montent, des pensées, des croyances, je les accueille de la même façon. Pour moi, c’est comme si j’enveloppais tout ce qui est et a été d’amour et de compassion.

Dans cet état d’accueil inconditionnel, où rien n’est jugé ni rejeté, il se passe quelque chose de merveilleux. L’énergie de la contraction et de la douleur se fluidifie. L’accepter, c’est comme lui permettre de passer enfin son chemin. Cela n’a rien à voir avec le fait de la nourrir ou de lui donner libre cours. Si, par exemple, je ressens de la colère, je reste simplement avec le fait qu’il y a de la colère. Je permets à la colère d’être, j’observe, sans entrer dans la colère. En ne lui opposant aucune résistance, elle ne peut que passer. Bien sûr, rien ne peut être forcé et je le fais sans attente.

Récemment, j’avais de fortes tensions dans le bas du dos. J’ai pratiqué ce « rester avec », en accueillant tout ce qui se présentait : les tensions physiques, les peurs, les mémoires qui se sont présentées à ma conscience. Je sentais des résistances, mais j’ai continué à simplement observer ce qui était là, avec toute la bienveillance dont j’étais capable. J’ai alors vécu un dégagement très profond, avec la sensation très claire qu’une énergie lourde était sortie de mon corps.

Ce que je vous partage vous paraît peut-être abstrait, mais en fait, cela n’a rien de théorique. Il s’agit de quelque chose de concret, qui se ressent dans le corps et au niveau de l’humeur. Et comme toujours, la meilleure façon de le savoir, c’est … de l’expérimenter !

Bonnes découvertes !

Michel A.

Moi, Jean-Daniel

Les aventures de Jean-Daniel, semaine 87

Un peu plus d’amour que d’ordinaire

Depuis quelques semaines, l’harmonie est un peu moins présente avec Corinne. De mon côté, il est vrai que je me sens chahuté au niveau des émotions. Dans ces cas-là, j’ai tendance à me replier sur moi et à chercher davantage la solitude. C’est comme si j’avais besoin de me retrouver plus en profondeur. Alors, forcément, ça se ressent dans la relation avec Corinne.

La bonne nouvelle, c’est qu’on a réussi à en parler. Mieux, ça nous a fait énormément de bien, parce que même si nos désirs, nos visions et nos compréhensions diffèrent sur certains points, on s’est rendu compte qu’on a profondément envie de les partager ensemble. Une partie de notre déception ou frustration venait du fait même de ne pas donner cours à cette envie de partager.

L’autre point dont j’avais envie de vous parler, c’est qu’alors que nous nous parlions avec Corinne, j’ai compris que la Vie voit plus grand que nos désirs personnels. En réalité, mes idées sur le bonheur et la vie idéale étaient bien étriquées. C’est pas que la Vie a des plans spéciaux pour moi, non. Mais lors de notre discussion avec Corinne, c’est comme si ma petite voix intérieure m’avait soufflé à l’oreille : « Ne mets pas de limites à ta capacité à aimer ».

J’ai dû regarder Corinne avec de drôles d’yeux, car elle s’est arrêtée de parler au même moment pour me demander si j’allais bien. En fait, j’ai vu que mes croyances, mes doutes, mes blues, mes marchandages affectifs, mes blessures, que tout ce bagage que je porte pouvait être transformé et dépassé avec un peu plus d’amour.

Je sais que des gens comme moi, y’en a beaucoup. Alors, je me suis dit que l’invitation n’était pas juste pour moi. Mettre un peu plus d’amour dans ma vie me semble une option merveilleuse ! Et vous, ça vous inspire ?

Namasté,

Jean-Daniel