Traitement(s) et/ou opération(s) : Mars 1997 :Thyroïdectomie totale, retrait des ganglions cancéreux, et grattage des cordes vocales pendant 4 heures. Durée de la première chirurgie : 8 heures.

Complications par la suite, le soir même de la première chirurgie : rupture d’un vaisseau lymphatique et sensation d’étouffement, comme si quelqu’un avait eu un doigt sur ma gorge. Ouverture à froid afin de drainer le liquide lymphatique, puis soins intensifs pendant 2 jours suivi de la 2e chirurgie. Cette dernière relevait de la microchirurgie puisqu’il fallait stabiliser le vaisseau rompu. Durée de la 2e chirurgie: 7 heures.

Autres soins et traitements : Après la découverte en avril d’un résidu restant au niveau du cou, traitement à l’I 131 (iode radioactif) en mai 1997. Ceci se passe seule et isolée dans une chambre indiquant Danger radioactivité. Durée 5 jours.

En juillet 1997, début de la fibromyalgie et suite des dommages collatéraux. Burn-out en 1998, retours et retraits successifs au travail durant les 10 années suivantes. 2004 début de la costochondrite (inflammation de la cage thoracique). Paralysie de Bell etc etc. Trop long a énumérer ici.

Suivi en endocrinologie, en ORL et avec oncologue à tous les mois pendant les 5 premières années, aux 6 mois par la suite et 1 fois par année maintenant.

Années nécessaires à la rémission de ce type de cancer : 15 années et non pas 5!

Je n’ai jamais cessé les traitements de massothérapie, d’ostéopathie, de chiropraxie par poinçon, acupuncture. Dépendamment des étapes de la maladie, chacune de ces approches a été nécessaire.

Maintenant massothérapie et naturopathie demeurent.

Alimentation (diète spéciale) et/ou supplémentation : TOUT A CHANGÉ. Le micro-ondes est sorti de ma vie. Les suppléments naturels et bio m’ont soutenu durant toutes ces années et le font encore. Après la radiothérapie, j’ai fait une cure de détoxification à l’Essiac.

Lecture, méditation, exercice : Guérir envers et contre tout de Carl Simonton :La méthode Simonton se propose d’apprendre aux personnes atteintes de cancer à vivre leur maladie et ses traitements d’une façon plus constructive, tout en augmentant l’efficacité de ces derniers par une meilleure gestion du stress et des émotions.

Services et aides les plus utiles et appréciés : OMPAC (organisme montréalais pour les personnes atteintes de cancer.

Il y presque 20 ans, les services offerts n’étaient pas aussi organisés ni structurés comme ils le sont maintenant, alors j’ai fait cavalier seul et la technicienne en documentation en moi a fait le reste et chercher infos, etc.

Qu’est-ce qui a changé dans votre vie depuis la maladie ? TOUT A CHANGÉ. Tout s’est totalement transformé. L’on vit énormément de solitude et d’isolement, de tristesse aussi. Les autres s’éloignent. Les supposés amis disparaissent. On ne peut plus suivre le cours dit normal, de la vie effrénée. On se retrouve à l’extérieur de tout. On n’a plus les énergies pour sortir et rencontrer des gens. Notre milieu de travail nous oublie car notre maladie dérange et irrite. L’on ne peut plus produire ce que le système demande.

Alors on réapprend à vivre autrement, avec cette peau de douleurs et de souffrances, qui nous indique que l’on doit se réaligner sur soi, ET LAISSER FAIRE LES AUTRES. A trouver de la joie dans les choses simples. A se redonner une qualité de vie autrement. Faire autrement pour soi. Par amour pour soi !

On réapprend à vivre dans l’ici et maintenant, un jour à la fois, à regarder ce qui prend du mieux en nous, à apprécier ce que l’on a.

La maladie comme toute autre épreuve nous aide à grandir et à devenir meilleur pour soi.

Réflexions et message personnel : La maladie est notre alliée, si l’on sait la regarder pour ce qu’elle est. Un signal capital et sérieux que RIEN NE VA PLUS en nous. C’EST UN SOS DU CORPS qu’il faut se reprendre en mains.

Dans mon cas, j’étais rongée par le non-dit et par le manque de respect à mon être profond. Cette petite voix qui me disait déjà tout, mais que je ne savais pas écouter. Que je ne voulais pas écouter.

Tout ce que l’on ne dit pas, ne fait pas, pour ceci ou cela, peu importe les raisons que l’on se donne, s’imprime à l’intérieur de nous, et par la suite s’exprime à travers la maladie.

Lorsque l’on apprend que l’on souffre d’une maladie grave, il faut prendre le temps de comprendre ce que cela veut dire pour nous. Il faut digérer. Ensuite, il faut accepter. La peur amplifie et accélère les symptômes. Il faut s’en libérer, si l’on veut guérir!

Ne jamais faire de la maladie la sienne : Mon cancer, plutôt dire Le cancer.

Nos croyances sur nous-mêmes peuvent aussi devenir des obstacles à la guérison.

NE JAMAIS DOUTER QUE L’ON PEUT GUÉRIR…..

LA MALADIE APPORTE UN NOUVEAU REGARD SUR LA VIE, LORSQUE L’ON A FAILLI Y LAISSER LA SIENNE…