Traitement(s) et/ou opération(s) : hystérectomie, curiethérapie, chimiothérapie, radiothérapie : la totale !

Autres soins et traitements : homéopathie, ostéopathie, biologie totale, thérapie quand le besoin se faisait sentir.

Alimentation (diète spéciale) et/ou supplémentation: pas le droit de manger fruits et légumes le temps de la radiothérapie, c’est long de ne pas manger pendant deux mois l’été ces aliments… et lors de la chimio, la diététiste de l’hôpital suggère de ne pas prendre des suppléments.  Mais j’ai pris finalement: “isolat de petit lait”. Saku Koivo en avait pris lors de son cancer, alors, j’en ai pris.

Lecture, méditation, exercice :

*Dr. Carl Simonton, “Guérir sans guerre”

*Bernie Siegel, “L’amour, la médecine et les miracles”

*Enregistrements du Dr Renée Pelletier de Radio Ville-Marie sur “la chimiothérapie”, “la radiothérapie” et “l’audace“ ainsi que son livre: “Vivre le cancer au quotidien”, “Je reprends mon souffle”, “Vivre son traitement”.

*Johanne Ledoux, Guérir sans guerre”

* Annie Ancelin Schutzenberger, “L’aide au malade atteint d’un cancer”

*Catherine Deblaye, “Qui sont-ils” »?

*Jacques Mousseau, “Arnaud Desjardins, l’ami spirituel”

*Christian Flèche, “Décodage biologique des maladies”

J’ai fouillé dans les livres, je cherchais un sens.  Des phrases, des mots, qui donnaient du sens à ce cancer agressif à 46 ans et je  voulais vivre à tout prix.  Je voulais être “grand-maman” dans cette Vie-ci.  Le médecin avait dit : on va faire ce que l’on peut !

J’ai lu aussi des romans, question d’alléger ce dossier difficile au quotidien… des bandes dessinées, je regardais des comédies, je prenais soin de moi de différentes façons. Je méditais déjà, j’ai continué à méditer quand le corps était bien.  J’écoutais des mantras et cela me faisait un grand bien.

Services et aides les plus utiles et appréciés : Je suis allée voir mon ostéopathe presque à toutes les semaines.  Heureusement, que j’avais des assurances.  J’ai fait aussi des rencontres en biologie totale pour comprendre, pour me comprendre à travers ce processus de Vie intense.

Qu’est-ce qui a changé dans votre vie depuis la maladie ? : J’ai quitté l’enseignement après 3 ans à temps partiel.  Je me sentais “déphasée”, plus à ma place.  Les enfants marchaient, j’avais l’impression qu’ils couraient, ils parlaient, j’avais l’impression qu’ils criaient… Il y a vraiment un avant, pendant et après la maladie.   Alors, je suis devenue thérapeute en soins énergétiques (Polarité et Soins Esséniens) et formatrice de marche afghane (depuis 2 ans).

Réflexions et message personnel : J’ai écrit un livre à titre d’auteur: “Oui à la Vie, journal d’une rencontre avec le cancer”.  J’écrivais avant cette aventure de la Vie, et j’ai continué car écrire me  permettait de mettre des mots, des ressentis, de poser des questions à mon âme, de décrire ce qui montait en moi sur tout ce vécu intense.  C’est pourquoi, il était facile de noter tantôt les livres parcourus durant cette période de ma Vie car ils sont inscrits dans ma bibliographie à la fin de mon livre.  

*Le mot “Vie” s’écrit maintenant toujours avec un “V” majuscule car elle est précieuse et sacrée !

*J’ai d’ailleurs regardé à la fin de mon livre pour vous donner les moyens qui m’ont aidée à garder l’espoir, qui m’ont permis de cheminer vers la guérison, la confiance en moi et en l’avenir : (j’ai pigé quelques phrases  et paragraphes de ma conclusion)

–  la confiance en l’équipe médicale: ensemble nous travaillons pour le meilleur.

– l’écriture: écrire pour se libérer; pour exprimer sa colère; pour s’apaiser, pour comprendre un peu plus sa réalité, son vécu; pour reconnaître; pour donner un sens quand rien n’a du sens; pour établir un dialogue avec son âme; pour honorer la Vie; pour dire Merci aussi…

– la lecture

– l’observation des ressentis: il est possible de faire une introspection et de regarder ce qui nous habite et nous cause des inconforts, des malaises, des bouleversements intérieurs afin de les DIRE avec des mots pour permettre à la maladie (les autres maux) de s’atténuer et possiblement de disparaître.

– la reprise du pouvoir personnel: Parfois, ce sont des évènements, des situations, des relations vécues plus ou moins difficilement et où nous avons abandonné notre pouvoir personnel quelque part ou à quelqu’un d’autre.  Se reprendre en main, s’observer, s’interroger pour se permettre de comprendre et, ainsi, de croire en soi, en ses ressources, en son intuition, et de reprendre son pouvoir personnel.

– les buts à court, moyen et long terme:   Un but à très court terme que l’on se fixe dans la journée représente parfois la seule activité à laquelle on va pouvoir s’adonner quand le corps ne suit pas autant qu’on voudrait.  Ce but peut même s’avérer tout un défi à relever considérant les circonstances!  Et une fois atteint, il apporte un baume à l’âme, car il aura été une occasion de dépassement.

– la capacité d’être: S’aimer soi-même, s’accueillir, s’accepter inconditionnellement.  Me CHOISIR, me faire plaisir, me dire OUI !

– les rêves: des pistes intéressantes pour faire des liens, chercher des pistes intéressantes avec notre vécu et en faciliter la compréhension

– les médecines douces: Oui à la médecine traditionnelle,  et oui aussi à la médecine complémentaire.  L’ostéopathie, la polarité, l’homéopathie, l’exploration en biologie totale, les soins esséniens, la thérapie. On a plusieurs portes d’entrées: le physique, l’énergétique, le spirituel, l’émotionnel. Nous avons besoin de nous aider, de nous comprendre de différentes façons, ce qui nous permet d’élargir notre champ de conscience afin de poursuivre notre démarche vers la guérison.

– la méditation pour calmer ce cher esprit et aller plus sereinement à l’intérieur de Soi.

– la famille et les amis, en autant que l’harmonie se vit…

– l’attitude juste: rester centré malgré les évènements extérieurs qui se déroulent.  Garder l’équilibre bien que nous ayons l’impression de marcher sur un fil.  Ne pas tomber dans le jeu de la victime, car dans ce rôle, nous ne prenons pas notre Vie ne main.  Faire le nécessaire pour améliorer la situation quand on le peut, chercher la solution adéquate pour ce moment-là, puis lâcher prise. 

– la pratique du moment présent: Lorsqu’on vit au présent, il n’y a pas de peurs, car nous faisons l’expérience d’une suite de moments dans la conscience, là où il n’y a pas de mort, pas de scénario imaginé ou effrayant.  Il y  a juste le moment présent qui passe, plein, divin, dans la présence à soi, à l’autre.  Un moment béni suivi d’une autre moment tout aussi sacré,  et ainsi de suite créent un oasis de paix intérieure dans une journée.  En pratiquant régulièrement la présence au moment présent, le quotidien se vit avec moins d’intensité dans notre esprit et un plus grand calme s’installe à l’intérieur de nous.

– l’écoute de la voix intérieure: Mon expérience me dit qu’il y a toujours en nous cette petite voix qui nous parle, qui nous indique la voie à suivre.  Cependant, avec les stimulations que la Vie nous offre, il n’est pas toujours possible de l’entendre.  La méditation, la relaxation, la prière, le silence, la contemplation, la nature sont des outils précieux qui aident à entendre cette voix divine.

– la nature: Tout se renouvelle chaque jour, différemment de la veille, nous permettant de continuer à nous émerveiller à chaque instant.  Ce qui est souhaitable, c’est d’être conscient de cette merveille qui s’offre à nous chaque jour et d’en profiter.

– la gratitude: La gratitude est un cadeau à s’offrir chaque jour.  Dire MERCI pour les personnes près de nous, merci pour le sourire d’une personne rencontrée, merci pour une accalmie dans les douleurs physiques, merci pour une rencontre inattendue qui nous remplit le cœur, merci pour les soins de santé, merci pour un instant de paix ou des instants de paix dans une journée, merci pour la sécurité du moment présent, merci pour la Vie, merci pour les prises de conscience, merci…

– la prière, la présence divine: C’est une relation propre à chaque individu.  Pour ma part, elles ont été un accompagnement de tous les instants.  À chacun de trouver cet espace d’amour inconditionnel qui est là, présent à l’intérieur de Soi.

On dirait bien que j’étais dans mon air d’aller en écrivant tout cela.  C’était vraiment tous mes aides qui m’ont permis de passer à travers ce processus intense.  Moi, j’appelle cela une “initiation”.  Tout le monde vit des initiations qui sont plus ou moins intenses.  Ces défis que la Vie nous offre et qui demande à nous  dépasser dans différents domaines de notre Vie.  Certes, cela nous amène à puiser à l’intérieur de nous dans nos ressources et nous permet d’avancer.