Moi, Jean-Daniel

Les aventures de Jean-Daniel, semaine 7

Connaissez-vous le subconscient et l’inconscient ? Si vous êtes comme moi, vous en connaissez les mots, mais ce qui se cache derrière eux, c’est passablement nébuleux, n’est-ce pas ? Ces derniers jours, ils sont devenus mes sujets de recherche préférés. Et j’ai appris des choses très intéressantes. Le chômage, c’est plate, mais au moins j’ai plus de temps pour moi. D’après ce que j’ai lu, une grande partie de mon comportement serait conditionné par mon inconscient. Moi qui me croyais libre de mes décisions, ça m’a donné à réfléchir.

J’ai un peu analysé mon cas. Comme chacun d’entre nous, il est certain que j’ai refoulé une bonne partie des traumatismes par lesquels on passe tous inévitablement. Et à première vue, il semble que ma blessure principale soit celle de l’abandon. Il y a aussi le rejet, c’est certain, avec le chômage, je ressentais clairement la présence de ce sentiment en moi.

Mes réflexions se sont aussi beaucoup portées sur mes relations amoureuses. Ça m’a fait prendre conscience de mon hésitation à m’engager, et avec le recul, je crois que ces hésitations ont pour beaucoup conduit à mes séparations successives. Oh, ce n’est pas que j’aie connu énormément de femmes, mais juste assez pour voir la répétition des situations. Il y avait trop d’éléments semblables d’une relation à l’autre pour que ce soit le fruit du hasard. Remarquez, je ne crois plus trop au hasard.

Mon insécurité affective avait chaque fois engendré des conflits, et avec le recul je vois qu’elle était souvent à l’origine de la rupture. Insécurité, séparation, sentiment d’isolement et d’abandon, voilà le schéma qui me collait à la peau. Si une partie de moi avait peur de s’engager, même si cela venait de mon inconscient, ça pouvait expliquer pourquoi j’étais encore seul. Pour moi, cela faisait du sens. Je ne dis pas que j’avais trouvé toutes les réponses à mes échecs amoureux, mais cette piste était suffisamment intéressante pour que je creuse la question.

J’avais fait un pas. Mais comment changer tout cela, je ne le savais pas encore. Ce que je savais, c’était que si le conscient était comme la pointe de l’iceberg, j’avais très envie de découvrir la partie immergée.

Je vous raconte la suite la semaine prochaine.

Jean-Daniel