Moi, Jean-Daniel

Les aventures de Jean-Daniel, semaine 64

Petit doute, gros impact

Corinne et moi avons décidé de vivre ensemble. On y pensait depuis un certain temps, et un soir que j’étais chez elle, on s’est décidé. Pour commencer, on va se louer un appartement, et puis on verra.  On a réfléchi à un endroit qui nous plairait et à l’appart idéal. On était comme deux enfants tout excités, c’était vraiment l’fun.

Ce même soir, on a fait des recherches sur internet et sélectionné quelques offres, avec l’idée de les visiter les jours suivants. Nous nous sommes donc donné rendez-vous le lendemain pour la première visite, dans le quartier de Ste-Foy. Le coin était joli, et assez tranquille comme on le veut, mais l’appartement, lui, n’était pas à notre goût.

On s’est dit qu’on allait prendre le temps de trouver quelque chose de plaisant, même si les offres ne sont pas très nombreuses. La demande est forte dans la région de Québec, et les prix ont pas mal grimpé ces dernières années, alors, autant être patient.

Nous sommes rentrés chez Corinne pour manger un morceau et poursuivre nos recherches, quand elle a commencé à me dire qu’elle trouvait peut-être notre projet un peu prématuré. Elle avait été si enthousiaste la veille, que j’avais de la difficulté à comprendre. Je l’ai bien sûr questionnée sur cette hésitation, et c’est là qu’elle est revenue sur sa précédente relation. Corinne m’en avait déjà parlé un peu, mais avait toujours évité de me fournir des détails.

J’ai compris en l’écoutant que sa précédente relation avait fini plus mal que je ne l’avais cru. Elle est restée avec un sentiment de trahison, et même si je ne ressemble pas à son ex, un doute subsistait. Moi-même je ne me sentais plus très bien. Son élan, puis son hésitation surprise, avaient refroidi mon enthousiasme, et semer quelques doutes sur sa véritable intention.

La discussion s’est prolongée assez tard. J’avais besoin de mettre les choses au point, de savoir si on partait sur des bases solides, ou si elle allait encore changer d’idée en cours de route. J’aurais aimé que tout soit clair, que mes doutes et les siens aussi soient totalement dissipés, mais ça n’a pas été le cas.

C’est bizarre quand même comme les fantômes du passé nous font la vie dure. Mais j’étais fier de nous, car on a pu en parler calmement, et en essayant de se comprendre, nous nous sommes rapprochés. L’amour était bien là, palpable, vivant, et on a décidé d’aller de l’avant, ensemble.

Jean-Daniel