Moi, Jean-Daniel

Les aventures de Jean-Daniel, semaine 63

Une aide surprenante

Ma cheville ne guérit pas comme prévu. Après m’être énervé contre ce fait durant trois semaines, Corinne m’a fait un peu la morale, en me disant que si j’étais plus positif, ça aiderait ma cause. J’étais assez lucide pour être d’accord avec elle, mais en pratique, il n’y avait pas de changement.

Un soir, un peu excitée, elle est arrivée chez moi avec un paquet-cadeau, et me l’a aussitôt tendu en me demandant de l’ouvrir. Vous ne devinerez jamais ce que c’était : un recueil de poèmes et un traité sur la poésie. « Tu devrais lire ça, et te mettre à écrire de la poésie, me dit-elle, ça apaise et harmonise notre être. Je connais une personne qui a essayé, elle est enchantée. »

Le lendemain, parce que je lui avais promis d’essayer, j’ai lu quelques poèmes pour me faire l’oreille, et puis j’ai entamé le traité. Son auteure racontait avoir découvert l’écriture poétique durant une période de profonde dépression. Selon elle, c’est la poésie qui l’a le plus aidé à sortir de sa noirceur. Elle en vantait le mérites, tant pour le corps que pour l’âme.

Intrigué, j’ai pris un crayon et du papier. Je ne vous dirai pas ce que j’ai écrit, ça n’en vaut pas la peine, mais je dois dire que ça m’a fait du bien. L’heure passée à chercher l’harmonie dans mes mots et à trouver un équilibre dans le phrasé, m’a apaisé, détendu, nourri positivement. Mes ruminations mentales s’étaient dissipées, mon énergie avait changé. J’étais mieux dans mon tête et dans mon corps.

Je voyais déjà le sourire de Corinne quand j’allais lui raconter mon expérience. La poésie, antidote à la déprime, aux sautes d’humeurs, aux agacements et au mal de vivre, tu parles d’une surprise !

Namasté,

Jean-Daniel