Moi, Jean-Daniel

Les aventures de Jean-Daniel, semaine 62

Un corps à écouter

Il y a dix jours, le père de Corinne, qui a un chalet en Mauricie, nous a invités à y aller. L’occasion parfaite pour Corinne et moi, qui aimons beaucoup les randonnées dans les bois, d’en profiter. Après diner, nous voilà donc partis en amoureux pour une belle ballade. Mais tout ne s’est pas passé comme je l’avais prévu.

Ça faisait environ une heure et demi que nous étions partis quand, en descendant une colline, je me suis pris le pied dans un trou. Et vlan, me voilà à terre, avec une cheville douloureuse, dans l’impossibilité de marcher convenablement. C’est à moitié appuyé sur Corinne et à moitié sur une branche que nous sommes rentrés au chalet. Inutile de vous dire que je ne faisais pas le malin. Le reste de la journée est passé à attendre aux urgences et à rentrer pénardement à Québec.

J’avais bien sûr prévu de faire plein de choses durant la semaine. Et comme quand j’étais enfant, quand je voulais quelque chose, je le voulais tout de suite. Mais là, ma volonté butait sur quelque chose de plus fort qu’elle : ma cheville droite.

Les jours qui ont suivi l’accident m’ont paru longs. Par la force des choses, j’ai réalisé combien la pensée est rapide, alors que le corps, lui, est plus dense et plus lent. Je voulais faire, le corps, lui, voulait du repos.

Vous pouvez demander à Corinne si vous ne me croyez pas, mais juste ce petit accident est tout un défi pour moi. C’est là que j’ai compris que mon corps est un enseignant parfait pour m’apprendre la patience, la tolérance et la douceur. C’est devenu limpide comme de l’eau de source dans ma conscience. Oui, c’est facile de vouloir, de faire des projets dans sa tête. Mais qui nous apprend la tempérance et l’équilibre : le corps.

Vous me direz peut-être que je n’ai pas le choix de l’écouter. Moi je vous répondrai que j’ai tout intérêt à l’écouter ! Notre corps comporte une sagesse que j’apprends seulement à décoder. On est souvent impulsif et excessif, mais pour qui sait l’écouter, je sens que le corps est un maître de sagesse sans pareil !

Il y a dix jours, le père de Corinne, qui a un chalet en Mauricie, nous a invités à y aller. L’occasion parfaite pour Corinne et moi, qui aimons beaucoup les randonnées dans les bois, d’en profiter. Après diner, nous voilà donc partis en amoureux pour une belle ballade. Mais tout ne s’est pas passé comme je l’avais prévu.

Ça faisait environ une heure et demi que nous étions partis quand, en descendant une colline, je me suis pris le pied dans un trou. Et vlan, me voilà à terre, avec une cheville douloureuse, dans l’impossibilité de marcher convenablement. C’est à moitié appuyé sur Corinne et à moitié sur une branche que nous sommes rentrés au chalet. Inutile de vous dire que je ne faisais pas le malin. Le reste de la journée est passé à attendre aux urgences et à rentrer pénardement à Québec.

J’avais bien sûr prévu de faire plein de choses durant la semaine. Et comme quand j’étais enfant, quand je voulais quelque chose, je le voulais tout de suite. Mais là, ma volonté butait sur quelque chose de plus fort qu’elle : ma cheville droite.

Les jours qui ont suivi l’accident m’ont paru longs. Par la force des choses, j’ai réalisé combien la pensée est rapide, alors que le corps, lui, est plus dense et plus lent. Je voulais faire, le corps, lui, voulait du repos.

Vous pouvez demander à Corinne si vous ne me croyez pas, mais juste ce petit accident est tout un défi pour moi. C’est là que j’ai compris que mon corps est un enseignant parfait pour m’apprendre la patience, la tolérance et la douceur. C’est devenu limpide comme de l’eau de source dans ma conscience. Oui, c’est facile de vouloir, de faire des projets dans sa tête. Mais qui nous apprend la tempérance et l’équilibre : le corps.

Vous me direz peut-être que je n’ai pas le choix de l’écouter. Moi je vous répondrai que j’ai tout intérêt à l’écouter ! Notre corps comporte une sagesse que j’apprends seulement à décoder. On est souvent impulsif et excessif, mais pour qui sait l’écouter, je sens que le corps est un maître de sagesse sans pareil !

Namasté,

Jean-Daniel