Moi, Jean-Daniel

Les aventures de Jean-Daniel, semaine 50

Souvenirs souvenirs

Notre rencontre avec Corinne fait bouger bien des choses en moi. L’élan amoureux que je ressens est bien sûr très agréable. En même temps, je ressens le besoin de clarifier ce que je veux, ce que je recherche dans une relation amoureuse, ce que j’en attends aussi.

Je n’étais pas ainsi avant mon voyage en Inde. Je crois que j’aurais foncé tête baissée dans cette relation sans me poser de questions.  Pourtant, je sais au fond de moi que c’est une bonne chose que de poser des bases à cette relation avant de m’engager. On ne se connaît pas encore beaucoup Corinne et moi, aussi avant de nous rapprocher davantage, j’ai envie de savoir si nos valeurs et intentions sont suffisamment proches pour qu’elles soient harmonieuses. En me regardant aller, je me suis dis que l’adolescent en moi fait définitivement peu à peu place à davantage de sagesse.

Nos discussions avec Corinne au sujet de mon voyage en Inde m’ont donné l’envie de replonger dans les enseignements reçus là-bas. J’ai réalisé que ce qui me manque le plus, c’est la quiétude et le silence qui enveloppent de douceur les jardins et vergers de Navdanya. Je n’ai jamais retrouvé ici la paix à laquelle j’ai goûtée dans cette merveilleuse communauté. Pour l’avoir expérimenté, je comprends combien le silence et la lenteur m’ont fait du bien, ont calmé mon mental et mon système nerveux, m’on aidé à me retrouver.

J’ai aussi compris que la sécurité financière et matérielle que je cherchais à l’extérieur ne peuvent pas se substituer à la sécurité qui émane de l’intérieur. Là-bas en Inde, j’ai goûté à une stabilité, un ancrage en moi qui aujourd’hui me semble primordial pour vivre sans virer fou. Car oui, certains jours, notre monde me semble un peu fou.

Gandhi enseignait la paix, cultivait la paix et répandait la paix, un bien dont on a aujourd’hui grand besoin. Je fais de mon mieux pour marcher dans ses pas, faire preuve d’amabilité et de respect. Comme livreur de pizzas, je vois toutes sortes de personnes, certaines sympathiques, et d’autres franchement repoussantes. Pas facile dans certains cas de rester aimable quand la grossièreté ou la bêtise dépassent les bornes. Mais bon, c’est toujours une occasion de mettre mes convictions en pratique et de relativiser. Avec une bonne dose d’humour, les choses passent toujours mieux !

Namasté,

Jean-Daniel