Moi, Jean-Daniel

Les aventures de Jean-Daniel, semaine 44

Un peu d’audace

Au lendemain de mon arrivée, je suis passé chez ma sœur Béatrice, pour saluer la petite famille. J’avais hâte de la revoir, comme ma nièce et mes deux neveux que j’aime beaucoup. On a jazé un peu de tout, mais sans entrer dans les détails. Je ne sais pas si elle a lu mes messages, mais je sentais qu’elle n’avait pas trop envie de parler de ce que je vous ai raconté. Ça a créé une petite distance entre nous, pas de vrai malaise, mais un feeling désagréable, un de ces non-dits qui en dit long.

De retour chez moi, j’ai commencé à me demander pourquoi elle avait gardé cette distance, si mes nouveaux choix entraient en conflit avec ses valeurs, si on allait continuer à s’apprécier autant… bref, le scénario catastrophe ou presque tournait dans ma tête, quand je me suis rappelé spontanément combien je l’aimais. Et là, d’un coup, plus de barrières, plus de distance, juste de l’amour pour ma grande sœur. C’était si simple, si vrai.

J’ai mieux compris à cet instant pourquoi je me sentais si bien dans la communauté de Navdanya, c’est parce qu’on y vit beaucoup dans son cœur, avec beaucoup de gratitude, et un jour à la fois ! La communauté toute entière est organisée autour du respect, de l’amour, de l’entraide, du partage, alors ça aide énormément.

Lorsque la vie est vécue d’abord à travers le mental, comme ici au Québec, c’est beaucoup plus difficile, parce qu’avec lui viennent la méfiance, les peurs, la jalousie, les jugements, etc. En plus, ici, l’individualisme est très poussé, et il est facile de se sentir isolé, seul. On devient forcément plus facilement méfiant ou craintif.

Quand on est dans son cœur, on ne fait pas de suppositions et on n’est pas dans ses peurs. C’est pourquoi je me suis promis de vivre autant que possible dans mon cœur et par mon cœur, de lui donner la priorité. C’est si bon, y’a pas à hésiter !

Namasté,

Jean-Daniel