Moi, Jean-Daniel

Les aventures de Jean-Daniel, semaine 40

Je te fais, je me fais

La relation au peuple animal, telle que vécue ici, m’a beaucoup touché, voilà pourquoi je voulais vous en parler. Conformément aux enseignements du Mahatma Gandhi, ici, à Navdanya, nous sommes végétariens, par respect pour les animaux, pour le peuple animal. Gandhi a dit : « On peut juger de la grandeur d’une nation à la façon dont les animaux y sont traités », et d’après ce que j’observe, c’est bien vrai.

Les conditions dans lesquelles les animaux sont élevés à travers le monde (en fait ils ne sont pas élevés du tout, mais rabaissés) sont irrespectueuses, très souvent violentes et cruelles, et engendrent chez eux beaucoup de stress et de peurs. J’ai appris que la peur que ressentent les animaux se loge dans leur chaire. Imaginez celle qu’ils ressentent au moment de l’abattage et juste avant. Et c’est cette viande-là que beaucoup d’humains mangent.

La peur est une énergie très présente dans notre humanité. Elle est un des principaux leviers de manipulation à tous les niveaux, et très utilisée par nos gouvernements, par exemple pour faire voter des lois qui restreignent nos libertés. Depuis le 11 septembre 2001, voyez comme nos libertés ont été entaillées.

Navdanya est fondée sur l’indépendance alimentaire, la coopération, l’entraide, le respect et la liberté. Lorsqu’une communauté est autonome dans ses ressources, en particulier pour se nourrir, lorsque la solidarité fait que personne n’est laissé pour compte et ne se sent seul, alors les menaces des autorités, les abus de pouvoir et les tentatives de main mise ont très peu de succès.

Ce tour de force, Navdanya l’a réussi en s’appuyant sur le respect, cet amour en action, appliqué aux humains, aux animaux, à la nature et à la Terre-Mère. Ici non plus la vie n’est pas parfaite, il y a tous les jours des défis et des difficultés, mais chaque jour qui passe, je ressens la paix qui habite cette communauté, la gratitude et la douceur de ses habitants, et à mon avis, ce ne serait pas comme cela s’ils étaient carnivores. En fait, je comprends mieux comment cette réussite est l’émanation de ce respect pour la vie, et je me dis qu’un jour ce sera comme cela sur toute la Terre.

Certains humains ont bien peu de respect pour leurs prochains, en particulier l’élite dirigeante visible et occulte, et j’y vois un possible effet miroir avec ce que nous faisons aux animaux. Je crois que lorsque nous, la femme et l’homme moyen, respecterons et honorerons le peuple animal, nous leur enverrons un signal si clair que nous aussi ne pourrons qu’être respectés à notre tour par les classes dirigeantes.

Namasté,

Jean-Daniel