Moi, Jean-Daniel

Les aventures de Jean-Daniel, semaine 39

Répondre par l’amour

Bonjour, heureux de reprendre ma correspondance et de partager mon aventure avec vous. Je vais vous parler aujourd’hui d’une thématique chère à Gandhi, la non-violence.

Vous savez, les communautés de Navdanya sont très autonomes, mais ça ne signifie pas qu’elles sont coupées du monde. Par exemple, les enseignements dispensés sont très en phase avec l’actualité, qu’elle soit locale ou mondiale. La différence que j’ai remarquée se situe dans la lecture et l’interprétation des informations.

Bien entendu, le thème de la violence, versus de la non-violence, a été abordé. Il y en a beaucoup sur la planète actuellement, et cela interpelle ces communautés axées sur le respect et la paix. Gandhi a toujours opté pour la non-violence. Il avait clairement compris que la violence engendre la violence, alors, pour ne pas mettre le doigt dans un engrenage vicieux, face à la violence, il choisissait la voie de la sagesse, de la compassion.

Nous avons fait des exercices pratiques. Le premier a été très révélateur : nous portons tous de la violence en nous. Regardez bien en vous, si vous avez des doutes, et vous le constaterez ! Quand tout va bien, cette énergie est simplement là, invisible et tranquille, à la manière d’une bombe à retardement. Mais si on rencontre le « bon » détonateur, elle risque d’exploser, par exemple quand nous sommes face à des actes de barbarie ou que nous nous sentons menacés ou trahis.

Il s’est passé un truc bizarre durant un exercice : j’ai pris conscience que j’en voulais encore terriblement à mon ex de m’avoir quitté. J’ai senti une rage, une colère, une violence encore bouillonnante. Alors, comme on nous l’a enseigné, j’ai fait de mon mieux pour l’observer, sans embarquer dans l’émotion, seulement l’observer, l’accueillir, et ensuite la rendre à la Vie. Plutôt que de se laisser influencer par des émotions ou des croyances perturbatrices, on nous a dit que nous pouvions les déposer, faire le choix de les rendre à la Grande Vie, qui sait les recycler.

J’ai suivi ces conseils, et oui, je me suis senti apaisé, un peu allégé. C’est fou comme quelque chose qu’on ne voit pas, comme une émotion ou une croyance parasite, peut être lourd à porter.

Gandhi nous a invités à être le changement que nous voulons voir dans le monde. Pour vivre dans un monde de paix, j’ai compris qu’il m’appartient de faire la paix en moi, d’apaiser les feux de la violence présente en moi. Je crois que c’est ce que je peux faire de mieux.

Ici, j’ai commencé une autre vie, je goûte à une autre façon de voir et de comprendre la vie, de la ressentir, de la vivre. Alors ces conseils, je vais les mettre en pratique, car c’est tellement agréable de se sentir léger et de goûter à la joie !

Namasté,

Jean-Daniel