Moi, Jean-Daniel

Les aventures de Jean-Daniel, semaine 38

Perceptions et interprétations

Bonjour les Amis !

J’espère que vous allez bien. Moi, je me sens de plus en plus chez moi, ici, dans notre communauté. Je comprends aussi mieux toute la philosophie qui est derrière notre mode de vie, et ça m’aide à m’adapter et à m’intégrer.

Je me suis déjà aperçu de quelques changements dans ma façon de voir les choses, par exemple par rapport aux possessions. Y’a quelques trucs auxquels je tiens vraiment beaucoup, comme ma guitare ou mon portable. Et j’ai compris que ce n’était pas tant à eux que je tenais qu’aux sentiments qu’ils me procurent.

En fouillant un peu plus en dedans (merci la méditation), j’ai compris que jouer de la guitare me procure du bien-être et le sentiment d’être un artiste, un être unique. Avec mon portable, je me sens connecté, je me sens appartenir à une communauté, et je ne me sens pas seul.

Ce qu’on appelle la réalité, j’ai réalisé que c’est avant tout une affaire de perceptions et d’interprétations. On a eu quelques cours consacrés à ce sujet. C’est spécial quand même de voir que ce qu’on croit être la réalité, c’est quelque chose qui est perçu par nos sens, puis interprété en fonction de nos mémoires et expériences passées. On n’appréhende donc jamais la réalité de manière objective, mais toujours à travers le filtre de nos sens et de nos références passées.

Ça peut vous paraître simple et évident, mais pour moi, ça a été une sorte de révélation. J’ai compris un peu mieux comment on est tous différents et que, par conséquent, il y a autant de réalités que d’êtres, et j’en ai déduit qu’il valait mieux laisser chacun faire ses choix et suivre son chemin, unique.

Quand j’étais ado, je voulais absolument faire partie de l’équipe de hockey de mon école; aujourd’hui, je dirais que j’en avais besoin pour me sentir bien. J’avais aussi des idoles, comme Gretzky, et des modèles, comme Zorro ou Superman. Aujourd’hui, je me rends compte qu’on est tous uniques, et qu’il m’appartient de marcher sur mon propre chemin. C’est plus difficile que de suivre les traces de quelqu’un d’autre et ça me fait un peu peur. Ça doit être ça, devenir adulte, au sens cosmique du terme, être capable de marcher sur ses propres jambes, tout en se sentant uni à la vie.

Je vais prendre quelques semaines de congé, et je vous reviens après les vacances.

Namasté,

Jean-Daniel