Moi, Jean-Daniel

Les aventures de Jean-Daniel, semaine 27

Oups …

Vous vous rappelez de ma résolution 2016 qui consiste à retrouver mon pouvoir. Je suis tout de suite passé en mode « mise en pratique », et les premières difficultés ont aussitôt montré le bout de leur nez. Eh oui, dès que j’ai voulu reprendre mon pouvoir, ce sont les peurs et les croyances limitatives qui m’ont sauté à la figure, ou plutôt se sont mises à tourner dans ma tête. Vous savez, des pensées telles que – sans argent, tu n’iras pas loin ; – ce sont les riches qui dirigent le monde et je n’ai pas le choix de faire comme les autres ; – mieux vaut être prudent que de prendre des risques, etc.

En approfondissant un peu la chose, j’ai premièrement remarqué que mon capital confiance en avait pris un coup et que j’avais besoin de le consolider. Et deuxièmement, j’ai compris que je ne pouvais le faire qu’en m’acceptant et en m’aimant tel que j’étais. Dit comme cela, ça peut paraître banal, mais seul chez moi, au chômage, sans trop savoir ce que je veux parfois, ce n’est si facile.

J’aimerais bien parfois être différent. Le défi de l’amour est sûrement là, m’aimer comme je suis, avec mes « bons et mauvais » côtés. Ah, m’aimer tel quel, sans rien avoir à redire, m’accueillir sans me juger, sans broncher.

Par exemple, le moi chômeur est beaucoup plus difficile à aimer que le moi musicien, et le moi grincheux que le moi sociable. Et quand je suis seul à râler dans mon salon, je me trouve moi smart que quand je bois un verre avec les copains.

Je dois vous dire que m’aimer, c’est aussi pour moi faire la paix avec certaines choses que j’ai dites ou faites. Quand je pense à mon ancienne blonde, je vois que je n’ai pas toujours été aussi fin et compréhensif que j’aurais pu l’être. Pour dire vrai, j’ai agi quelques fois en imbécile, avec le résultat que vous savez. Et j’ai juste à penser à mon père et à certaines discussions houleuses pour voir poindre quelques regrets. Sûr que je me sentirais mieux sans ses bagages-là.

M’aimer riche ou pauvre, seul ou en couple, avec le mine du vainqueur ou celle des lendemains de veille, ce serait merveilleux. C’est un peu comme si je décidais d’arrêter de chialer sur la météo et de sourire, qu’il pleuve ou que le soleil brille !

En quelques jours, mon défi a pris une nouvelle tournure à laquelle je ne m’étais pas attendu. S’aimer, c’est peut-être notre plus gros défi, à nous les humains. Parce que si on s’aimait vraiment, on n’aurait plus besoin d’être rassuré par l’amour des autres, on n’aurait plus peur de ne pas être aimé, l’amour serait toujours là en dedans de nous, jamais recalé par les doutes. Ça semble utopiste, mais je sais que c’est possible, et qu’un jour, proche ou lointain, je le vivrai !

Jean-Daniel