Moi, Jean-Daniel

Les aventures de Jean-Daniel, semaine 24

Poussée de conscience

Il y a en moi quelque chose qui pousse. Je l’appelle ma conscience, parce que je ne sais pas vraiment ce que c’est et que ça crée des ouvertures dans ma compréhension de la vie. Vous savez, je me questionne encore sur ma réorientation professionnelle. Je cherche à savoir ce qui me conviendrait le mieux, le domaine dans lequel je m’épanouirais le plus.

Durant mes réflexions, j’ai senti un conflit en moi, un conflit entre ce que j’aime vraiment et « ce que je pense devoir faire ». Oui, ce n’est pas aussi simple que cela de savoir ce que je veux faire de ma vie. Quand j’étais adolescent, je cherchais ce que je voulais faire plus tard, mais on ne m’a pas demandé ce que j’aimerais faire ni comment j’aimerais vivre, on m’a montré le monde tel qu’il fonctionnait et on m’a dit que je devais m’y conformer si je voulais y avoir ma place. Ça n’a pas été dit avec ces mots-là, mais c’est bien le message qu’on m’a livré.

Aujourd’hui, je réalise combien cette approche a été étouffante. Inconsciemment, j’ai cherché à suivre le mode de vie des gens qui m’entouraient, et à m’adapter à un système social et économique sur lequel je n’avais aucun mot à dire. Je me suis adapté à ce système, mais tout en refoulant une partie de mes aspirations et en agissant parfois à l’encontre de mes valeurs intérieures.

Là, dans ce face à face avec moi-même, je le voyais, je voyais le fossé en moi et les tensions générées par ces refoulements, par toutes ces obligations extérieures. Et je me suis demandé ce que je serais, comment est-ce que je vivrais si j’étais vraiment moi, sans tous ces conditionnements, ces fausses croyances, dépouillé de toutes ces influences extérieures.

J’ai senti que ce serait bien différent, que l’argent ne prendrait pas autant de place dans ma vie, qu’il y aurait beaucoup de temps pour les amis, pour la musique et les balades dans la nature. Je ferais un pied de nez à la rentabilité et au stress, je mettrais de la légèreté et du rire dans notre monde, je m’inventerais une vie matériellement plus simple et plus vivante en dedans. On aurait le temps de jaser entre voisins et de s’entraider, de tisser des liens d’amitié, sans se presser.

J’ai pensé à tout cela un bon moment, j’étais bien, je me sentais en accord avec moi-même. Finalement, il suffirait peut-être de peu de choses pour que mes rêves deviennent réalité.

Oh, je voulais aussi vous proposer un article avec vidéo que j’ai bien aimé : Alors, on change !

Jean-Daniel