Moi, Jean-Daniel

Les aventures de Jean-Daniel, semaine 2

Hier soir, je n’arrivais pas à m’endormir. Je me tourné et retourné un moment dans mon lit, et puis j’en ai eu marre. Alors je me suis levé. Mais au lieu d’allumer la télé comme je le fais souvent machinalement, quelque chose m’a poussé à prendre ma guitare qui traînait dans un coin de la chambre.

Ma guitare, c’est comme une amie, qui m’accompagne depuis des années dans les bons comme les mauvais moments. C’est aussi une confidente, à qui je peux confier sans peur mes états d’âme.

Assis sur mon canapé, j’ai gratté quelques accords, et puis j’ai laissé sortir ce que le sommeil ne voulait pas absorber. Les paroles n’étaient pas belles, mais ça m’a fait beaucoup de bien. Au milieu de la ville presque endormie, les mots sont sortis tout seuls, trop-plein de mon corps tendu et de mon âme en peine.

La sensation était étrange. Je n’étais plus tout-à-fait moi, ou j’étais peut-être durant un moment un autre moi. Je me sentais habité par une présence et c’était elle qui exprimait ses maux à travers les mots qui sortaient de ma bouche. Durant ce moment, j’ai senti cette présence vivre en moi, emplir mon corps et le faire vibrer. Et puis, tout à coup, plus rien, sinon le vide, le besoin de silence, et l’envie de me remplir de cette présence silencieuse.

Pour la première fois depuis des mois, je goûtais au bien-être, à la détente et à une plénitude dont j’avais même oublié qu’elle puisse exister encore.

Praline est venue se blottir contre ma cuisse, s’est mise en boule et à commencé à ronronner. Mon cœur et mon corps étaient gonflés d’espoir. Je me sentais rechargé. Je le savais, ma vie avait un sens et ne s’arrêterait pas là. Je n’avais aucune idée de ce qui m’attendait, mais je savais que mon futur pouvait être beau si je lui donnais cette direction.

Je vous raconte la suite la semaine prochaine.

Jean-Daniel