Sous un saule

Plus les années passent, plus j’ai envie de simplifier ma vie. J’aspire à retrouver une légèreté d’être, ce qui se traduit et/ou passe par un allégement de la vie au quotidien. Ce mouvement touche autant le côté matériel, que relationnel et intérieur.

Matériellement, bien qu’appréciant le confort, un détachement s’est opéré face aux biens que la vie mea prête, c’est-à-dire que j’en fais moins une affaire personnelle, du style « Ceci est à moi, c’est mon précieux ». Je suis très reconnaissant pour tout ce que la vie met à ma disposition, mais sans mais sans réel sentiment de possession (un jour, de toute façon, tout sera rendu).

Du point de vue relationnel, cet allègement se traduit par le fait d’avoir de moins en moins besoin d’avoir raison, d’argumenter si l’autre n’est pas de mon avis, ou d’essayer de convaincre. Nous sommes tellement tous différents, comment pourrais-je savoir ce qui est bon pour les autres personnes. Je fais mon choix, les autres font leur choix, et quand tout se fait dans le respect, alors vive la différence.

Intérieurement, cette envie de légèreté m’a conduit à délaisser la nourriture carnée. Finis viande et poisson, et peu de produits laitiers au menu. Ce changement s’est fait en suivant un mouvement naturel, l’écoute de mon corps, et non par idéologie. Et ce sans sensation de manque ou de privation, ce qui est pour moi le meilleur signe de la justesse de ma démarche. Ce changement d’alimentation a pour effet un allègement émotionnel évident, avec des effets positifs sur les corps mental et physique aussi.

J’aspirais depuis quelques années à ne plus manger de nourriture carnée, par respect pour le peuple animal et parce que je sais et sens que le poisson et la viande surtout sont remplis des peurs ressentis par les animaux durant leur vie, et surtout au moment de l’abattage. Cette transition s’est passée en quelques jours, avec facilité, en j’en suis très reconnaissant. Comme quoi tout vient à point quand les choses sont en place.

Michel A.