Les billets de Michel A.

Face aux événements qui secouent notre monde

Difficile de ne pas réagir lorsque l’on voit les scandales et les atrocités qui remplissent les bulletins d’informations. Mais que faire pour bien faire si on ne veut pas fermer la télévision. Car fustiger les politiciens, les marchands d’armes et les intégristes de tout acabit ne soulagerait aucune souffrance et ne favoriserait pas la paix. Les élans de colère, de peurs ou de tristesse qui ne manquent pas de monter en nous ne sont pas d’une grande utilité s’ils s’arrêtent là. Ils peuvent être de bons déclencheurs pour raviver notre compassion et notre empathie, mais les nourrir de conduirait qu’à les renforcer. Alors, que faire ?

Nous sommes tous différents, dotés d’aptitudes propres et uniques, et nous ne sommes pas tous là pour faire la même chose, alors, faisons ce qui résonne avec notre être ! Certains ont l’élan de s’engager pour œuvrer dans les camps de réfugiés, d’autres pour conscientiser les masses, d’autres encore pour accueillir des réfugiés. Et vous ? Si vous êtes comme moi, rien de tout cela. Mon truc à moi est de cultiver l’amour, envers moi, ma famille, mes proches et amis, de vivre avec respect et tolérance, avec compréhension et altruisme, en prenant le temps de nourrir la beauté, la tendresse au mieux de mes possibilités. Ce n’est pas spectaculaire, mais c’est utile et efficace. On ne peut pas tous être sur la scène.

Qu’on ne s’y trompe pas, le vieux monde de la dualité, de la lutte, de la guerre, de la compétition agonise. Ce mode de fonctionnement tire à sa fin, même si nos hauts dirigeants font tout pour le prolonger, alors autant le laisser partir, car plus on va s’y accrocher, plus l’agonie va se prolonger. Je préfère orienter mon être vers un espace d’accueil, de fraternité et de paix. Même si l’installation de ce nouveau monde va prendre du temps, des générations encore, il faut bien commencer par lui donner une solide fondation à l’intérieur de soi et laisser aux semences le temps de germer.

Nous savons tous que le printemps succède à l’hiver, et qu’il n’y a pas à forcer les choses pour voir refleurir la nature. De même, nous pouvons agir avec confiance, sans attentes et fermement ancrés dans notre moment présent, mais avec la certitude que demain aura le visage que nous lui préparons aujourd’hui.

Michel A.