Les billets de Michel A.

Merci à vous Monsieur Trump !

À son âge et avec sa fortune, M. Trump pourrait se la couler douce dans une villa au bord d’une belle mer chaude aux eaux turquoises. À sa place, c’est peut-être ce que j’aurais fait. Mais non, lui, il a bataillé pour devenir président des États-Unis. Peut-être d’abord par ambition personnelle, mais quand même. Et voilà un homme des plus critiqués et haïs au monde.

L’autre jour, je ne filais pas du bon coton, alors je suis allé m’allonger et j’ai regardé au fond de moi, question de trouver une solution. Ce que j’ai vu en dedans de moi, c’est d’abord un vide. Je ne pouvais pas clairement voir si c’était vide, ou si l’espace avant été vidé. J’ai ressenti l’inconsistance de ce vide et ça m’a fait penser à la politique menée par M. Trump, cette façon de naviguer à vue comme un capitaine qui aurait perdu sa carte et sa boussole.

Ce n’était pas une critique envers M. Trump, mais une observation, la constatation qu’il est impossible de conduire sa vie extérieure avec lucidité et maîtrise, quand l’intérieur manque de consistance, de présence, de clarté. Je trouve que Donald Trump (il n’est pas le seul, mais lui, difficile de le manquer) a endossé le rôle ingrat de nous renvoyer l’image de ce qui se passe lorsque cette base intérieure n’est pas suffisamment présente ni stable.

Oh, il y a beaucoup de bonnes personnes et de merveilleux mouvements citoyens partout sur la planète. Nous assistons à un éveil des consciences, c’est certain. Cela, je le vois bien. Nous sommes très nombreux à aspirer à une société plus belle, plus solidaire, plus juste, plus vivante, et à en être les acteurs et les créateurs au quotidien. Ce mouvement est enthousiasmant, mais on dirait quand même qu’il y a un vide à l’intérieur de bien des hommes et des femmes de notre monde, un vide existentiel qu’on peut chercher à combler extérieurement de plein de façons.

Expérience faite, ni les jeux vidéo, le sport, les lectures spirituelles, la télévision… (je n’ai pas essayé la drogue, mais c’est pareil je le sais)… ne peuvent nous remplir de l’essence de Soi. Cette plénitude que nous cherchons tous, cette complétude paisible et nourricière, ne peut venir que de l’intérieur.

Michel A.