Les billets de Michel A.

Le temps où j’avais le temps

Le temps où j’avais le temps, est-il révolu, disparu ou caché ? Caché à ma conscience, enfoui sous un tas de choses à faire, mais dans le fond de peu d’importance, vous savez à quoi je pense. Qu’est-ce que je fais de mon temps ? Est-ce que j’habite le temps qui m’est donné ? Est-ce que mon présent est le mien ou celui voulu par mon patron, la société, les publicités ?

Une activité, comme un temps de repos, peut être nourricière. Si, au contraire, vous vous sentez vidé, peut-être qu’il serait utile de vous interroger. Si vous avez l’impression de courir, peut-être serait-il bon de savoir pourquoi et après quoi. Après l’argent peut-être, ce quoi payer l’hypothèque ou le loyer, et d’acheter de quoi manger. Est-ce la vie dont enfant vous rêviez ? Y a-t-il seulement dans votre présent encore de la place pour rêver ?

Prendre de l’âge a ceci d’intéressant qu’on apprend à relativiser et à mieux distinguer les choses importantes des futilités. Je crois que nous sommes les scénaristes et les acteurs de notre vie, et qu’en tant que tels, si le scénario ou le rôle ne nous plaisent plus, nous pouvons en changer. Ceci est une invitation à rêver consciemment la vie souhaitée pour qu’elle devienne réalité.

Michel A.

PS : il existe de multiples réalités, et celle que nous avons nourrie ces siècles et millénaires passés est en train de s’en aller. Malgré les incertitudes et les instabilités, c’est un moment propice pour ressortir nos rêves et les dépoussiérer.