Les billets de Michel A.

Le cul-de-sac de l’adaptation

La tête du cul-de-sac s’est présentée à moi lorsque j’étais adolescent. Je ne me reconnaissais pas dans la société traditionnelle dans laquelle je vivais. Mes aspirations ne concordaient pas avec le moule social et comportemental qui se présentait à moi. Je rêvais de vivre une vie en totale harmonie avec la Terre, les animaux et la nature.

Cependant, c’était les années soixante-dix, et j’étais jeune, naïf et peu sûr de moi. Alors, j’ai cru que pour avoir une place dans cette famille et cette société, il me faillait épouser ses règles… et mettre de côté mes aspirations profondes.

L’important n’est pas mon histoire personnelle. Je veux en venir au fait qu’à trop vouloir s’adapter, on passe à côté de soi. Nous sommes tous uniques, et c’est en exprimant cette unicité que nous pouvons notre note dans l’harmonie universelle.

Il m’a fallu quarante années pour comprendre toute la portée de ce choix de m’adapter aux demandes et exigences extérieures (en partie tacites et inconsciemment formulées). Un long chemin dans un cul-de-sac, sur une voie insatisfaisante et très éloignée de l’épanouissement, qu’il me faut maintenant remonter.

Si je rencontrais un adolescent en mal de vivre, et il y en a beaucoup, je lui dirais de mettre son énergie et ses efforts dans son épanouissement, et non dans l’adaptation à un groupe ou une société qui n’offre presque rien d’épanouissant à notre être profond. Heureusement, de plus en plus de gens comprennent le bon sens de cette approche.

Nous sommes ici pour développer nos talents, polir notre diamant intérieur, et c’est uniquement en étant à l’écoute de ce que nous sommes que nous pouvons le faire.

Namasté,

Michel A.