Les billets de Michel A.

L’écologie, c’est la conscience en action

Gandhi disait qu’on peut mesurer le niveau de conscience d’un peuple à la façon dont il traite ses animaux. Je dirais que c’est valable pour l’ensemble de la nature, et je crois que Gandhi serait d’accord avec moi.

Un être dont la conscience est endormie, souffrante ou enfermée sur elle-même, prête peu d’attention à son environnement ; il l’utilise, l’exploite, voire en abuse. La nature et les animaux sont pour lui des objets, qu’il perçoit comme étant extérieur à lui. La plupart du temps, il ne voit pas en eux le vivant, mais une marchandise ou un bien de consommation.

Un être éveillé voit la VIE dans la nature, dans le monde animal comme le monde végétal. Il voit des êtres vivants, différents certes, mais vivants au même titre que les humains, et tout naturellement, il les respecte.

Depuis peu, le monde scientifique reconnaît que les animaux aussi sont conscients. Même les législateurs commencent à revoir leurs copies. Alors que les animaux étaient traités par la loi comme des objets, l’Assemblée nationale française a accordé en 2015 le statut « d’êtres vivants doués de sensibilité » aux animaux domestiques. En 2014, un tribunal argentin a qualifié Sandra, un orang-outan de 29 ans, de « personne non humaine ». S’il s’agit de changements encore très modestes dans nos rapports aux animaux, ils démontrent que la conscience humaine s’affine.

Pour moi, la crise humanitaire et écologique actuelle est d’abord une amnésie de la conscience. Elle va cesser automatiquement dès que le niveau de conscience de notre humanité va s’élever, ce qui est d’ailleurs en cours. Les élans pleins de promesses de belles réalisations sont lancés, et nous aurons le plaisir de les voir fleurir dans les années et les décennies à venir.

Prendre soi de soi, de la nature, traiter les animaux avec respect, utiliser avec ménagement et mesure les ressources que la Terre nous procure, tout cela revient à honorer la VIE. Et comme nous sommes tous inter-reliés et UN, honorer « l’autre », c’est bien sûr s’honorer soi-même.

Michel A.