Les billets de Michel A.

Les autres ou … les autres visages de moi

Il y a un peu plus de 70 ans, Jean-Paul Sartre a écrit la pièce Huis clos, et sa célèbre phrase : « L’enfer, c’est les autres » en faisant référence à notre dépendance au jugement d’autrui. Aujourd’hui, la physique quantique nous enseigne : « Les autres, c’est moi ». Que s’est-il passé entretemps ?

Lorsque la conscience s’identifie à un moi séparé, appelé ego, la réalité est perçue d’un point de vue duel, et donc souffrant. Elle tombe dans le jugement, les condamnations, le rejet, la violence.

Heureusement, notre conscience évolue, et notre perception du monde change. D’exclusive, elle devient inclusive, de repliée sur elle-même, la conscience s’ouvre et ainsi son champ de compréhension s’élargit progressivement. Malgré ce que l’on pourrait croire en regardant l’actualité, ce mouvement d’ouverture de la conscience est en cours dans notre humanité.

Bien sûr, les autres restent les autres, mais ultimement ils ne sont plus perçus comme des « étrangers », mais comme des êtres renfermant eux aussi une infime parcelle de la Source. Le monde devient un, intriqué disent les physiciens quantiques.

Cette vision unitaire n’est pas là pour balayer nos différences ou gommer notre unicité. Elle nous rappelle simplement au bon sens, celui de la tolérance, du respect et de la compassion. Car si nous sommes tous reliés, ce que nous faisons aux autres, nous le faisons ultimement à nous-mêmes.

Notre attitude envers les autres devient donc un bon indicateur de notre attitude envers nous-mêmes. Suis-je doux et attentionné ou intransigeant et intolérant avec les autres, avec moi ?

Cette compréhension ne rend pas pour autant le monde tout beau et tout gentil. Nous sommes tous différents, nos niveaux de conscience et de connaissances aussi. Nous avons bien sûr le droit de ne pas tout apprécier et donc de nous éloigner de ce qui nous blesse, nous irrite ou ne résonne pas avec nous. Nous ne sommes pas obligés de supporter ce que font les autres si cela va à l’encontre de nos valeurs.

Cependant, avec la compréhension de l’unité de la Vie, la conscience s’installe dans le respect, la tolérance, l’amour, ce qui commence bien entendu par soi pour se refléter dans le monde.

Je vous souhaite le meilleur,

Michel A.