Le Meilleur d’ailleurs

… Pas de bras, pas de jambes, pas de problèmes …

Nick Vujicic est né à Melbourne, en Australie, il y a 33 ans. Sa naissance a ceci de particulier qu’elle suscita l’étonnement le plus total chez ses parents quand ceux-ci réalisèrent que leur enfant n’avait ni bras ni jambes; seulement deux petits pieds difformes ralliés au tronc. Une anomalie congénitale extrêmement rare, difficilement explicable par la science et communément appelée « phocomélie » ou syndrome Tetra-Amelia. En raison de son grave handicap physique, renforcé par les pronostics peu encourageants des médecins, son enfance et adolescence furent parsemées d’embûches. L’avenir incertain devant lui l’effrayait : savoir qu’il ne pourrait jamais tenir la main de sa femme – encore devrait-il avant tout en charmer une – l’angoissait, tandis qu’il n’osait même pas imaginer quel genre de profession il pourrait exercer. Nick tenta même de mettre fin à ses jours à l’âge de 10 ans.

Les vœux n’aident pas vraiment
Mais c’est âgé de 17 ans que Nick comprit, à force de réflexion et après s’être lié d’amitié avec le concierge de son école – lequel lui dit très sérieusement qu’un jour il serait conférencier et raconterait son histoire à tous – que sa valeur n’était pas déterminée par le nombre de parties du corps et d’amis qu’il avait, mais bien par l’acceptation de soi : « Il y a un temps où je regardais ma vie et je me disais : Je ne peux pas faire ci, je ne peux pas faire ça. Et je continuais de me concentrer sur les choses que j’aurais aimé avoir et sur les choses que je n’aurais pas aimé avoir. En faisant cela, on oublie ce que l’on a […] Je n’ai pas besoin d’être quelqu’un d’autre. J’ai juste besoin d’être le meilleur de moi-même […] Je suis inquiet de voir combien de personnes pensent qu’elles ne valent rien. »

    

Parce que même en cas d’échec, ce n’est pas vous l’échec
Ainsi Nick s’est mis à appliquer certains principes clés dans sa vie, dont le premier et le plus important est, selon lui, la reconnaissance. Les médecins l’avaient condamné en paroles à ne jamais marcher; pourtant, « sa petite cuisse de poulet », surnom plutôt amical qu’il donne à l’un de ses deux pieds atrophiés, lui permet de se mouvoir… Et il ne peut qu’en être reconnaissant. Mais son changement de perception et sa persévérance l’ont mené bien plus loin qu’il ne l’aurait cru : en dehors du fait qu’il a su patiemment développer une extraordinaire autonomie quotidienne, Nick pratique ou a pratiqué toutes sortes d’activités improbables vu son état physique telles que la pêche, la nage, le surf et même le parachute! Il a aussi réalisé qu’il n’avait pas besoin de mains pour tenir le cœur de sa femme, avec qui il a eu un enfant, et voyage dorénavant un peu partout dans le monde, animé par le désir ardent de toucher les humains en proposant sa vision d’espoir et de courage, car oui : Nick Vujicic est bel et bien devenu conférencier motivateur…

Patrix pour Merci la Vie !