La Vie en vert

… Les OGM bannis par la majorité des pays européens …

Les multinationales de l’agrochimie ne se contentent pas de produire des pesticides, elles trafiquent les gènes des plus importantes ressources alimentaires mondiales, telles que le maïs, pour les rendre résistant à leur poison. Et ensuite elles déposent des brevets sur le vivant, qui devient ainsi un objet mercantile. Cette façon d’instrumentaliser le vivant à leur seul profit est une aberration en soi et témoigne de leur vision dictatoriale des choses. 

Heureusement, la majorité des pays européens ne veulent pas d’OGM sur leur territoire. Voilà qui est encourageant quand on sait combien les lobbyistes des multinationales de l’agrochimie sont actifs et de quels moyens financiers ils disposent. Bravo à tous ces pays !

Après des années de blocage et de manœuvres en coulisses, les pays anti et pro-OGM dévoilent leur jeu en Europe. Seize Etats membres de l’Union ont demandé l’interdiction de cultiver des organismes génétiquement modifiés (OGM) sur leur territoire. La France, l’Allemagne, la Bulgarie, Chypre, la Lettonie, la Grèce, la Croatie, l’Autriche, la Hongrie, la Pologne, les Pays-Bas, la Lituanie, l’Italie et le Danemark ont déjà formulé cette demande auprès de la Commission européenne, ainsi que le Royaume-Uni au nom de l’Écosse, le pays de Galles et l’Irlande du Nord, et la Belgique pour la Wallonie.

Neuf dossiers de maïs OGM en attente d’une autorisation

Jusqu’à présent, les Etats « anti-OGM » ne pouvaient interdire les cultures transgéniques sur leur territoire qu’après leur autorisation à l’échelle européenne, en prenant des clauses de sauvegarde ou des mesures d’urgence pour des motifs environnementaux et sanitaires. Une procédure très fragile juridiquement : la France a, par exemple, été attaquée à trois reprises sur ses moratoires – le dernier pourvoi introduit par les industriels étant toujours examiné par le Conseil d’Etat.


photo : AFP/Rémy Gabalda

Pour en savoir plus, lire l’article de Audrey Garric et Pierre Le Hir paru sur www.lemonde.fr, en cliquant ici

Michel A. pour Merci la Vie !