Les billets de Michel A

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Le bonheur d’être soi

Nous sommes tous uniques. Des milliards d’êtres humains, et chacune et chacun d’entre nous est unique. C’est prodigieux, n’est-ce pas ? Nous avons tous un corps unique, une personnalité unique, une voix unique, un rythme biologique unique. Pourtant, il est souvent difficile d’exprimer cette unicité.

Si un matin ça ne me tente pas de me lever à l’heure programmée (par qui, le patron ?), est-ce que je me dis : bon, comme je suis unique et que mon corps est unique, je vais lui donner le repos qu’il demande aujourd’hui. Non, je me lève et j’obéis. Mais à qui ? Au patron ? Non. Ce n’est pas lui qui est venu me réveiller en me menaçant de perdre mon emploi si je n’étais pas à l’heure au travail (je n’aime pas ce mot, trop chargé de lourdeur, d’obligations et de frustrations).

Si, ce fameux matin que je rêvais de rester au lit, je me suis levé, c’est parce que j’avais peur ! J’ai obéi à la peur, une peur à laquelle je crois, donne de mon énergie et que j’accepte comme une vérité. Cette peur qui n’est pas la mienne propre, mais avant tout le résultat d’expériences passées et de conditionnements.

La peur de manquer est transmise de génération en génération depuis si longtemps qu’elle est de nos jours quasiment inscrite dans nos gènes. Avez-vous observé comment, depuis l’enfance, on nous inculque l’obéissance et la peur ? Et comment les enfants qui sont jugés trop indépendants sont remis à l’ordre : « Ce n’est pas bien ce que tu fais » « Sois gentil et tiens-toi bien » etc.

Plus tard, on nous bourre le crâne de croyances comme « Il faut travailler dur pour gagner sa vie » « Vas-y t’es capable (sous entendu, surtout ne t’écoute pas) » ou « Bats-toi et tu vas vaincre la maladie » et beaucoup d’autres sornettes de cet acabit. Ce qui fait que rendus à l’âge adulte, la plupart des êtres humains adoptent les convenances et usages de la société, même si elles ne nous conviennent pas, par habitude, par peur.

Mais pourquoi se lever tous les jours à la même heure si chaque jour est différent ? Pourquoi manger des baies de Goji si on n’aime pas les baies de Goji ? Parce que tel docteur a dit que c’était bon pour la santé. Mais la santé de qui ? De la statistique ?

On n’oublie que l’on est unique, et on suit les conseils des médecins, chercheurs, philosophes, diététiciens, économistes qui ne savent rien de nous. On écoute tellement les autres qu’on oublie de s’écouter soi-même, qu’on n’écoute plus notre corps sauf quand il est malade et qu’on ne sait plus comment faire appel à notre sagesse intérieure. Pourtant, ce n’est pas sorcier. Il s’agit de tourner son attention à l’intérieur de soi, de se mettre à l’écoute du corps, de prendre conscience des pensées qui nous habitent, de se donner le droit de ressentir les émotions qui nous traversent sans les réprimer et d’écouter les messages de la vie.

Michel A.

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La force de l’amour

L’amour est le liant universel, la colle qui maintient les atomes entre eux, la force qui donne vie et mouvements aux plantes, aux animaux, aux hommes, aux planètes, aux galaxies et à l’univers. Sans un minimum d’amour, une famille ne peut pas vivre, un peuple ne peut pas demeurer uni et une humanité ne peut pas poursuivre son chemin.

Il est aisé de voir que les forteresses intérieures de l’ego vacillent de plus en plus et que les fausses croyances ne nourrissent plus les consciences incarnées, qui ont soif de vraie vie. Ce qui n’est pas nourri d’amour n’est qu’éphémère. C’est une simple vérité, une équation mathématique de base, qui se rappelle à nous avec une insistance de plus en plus grande.

Dans le monde extérieur, les lobbys de la guerre et les gouvernements commencent à manquer d’arguments pour vendre leurs conflits, les pharmaceutiques, les pétrolières et la finance mondiale doivent montrer leur vrai visage, celui de la manipulation et du mépris de la vie, et les politiciens qui ne font que défendre des intérêts partisans et des appétits égotiques démesurés ne trompent plus qu’eux-mêmes avec leurs discours creux.

Oui, une vague de changement est perceptible, une lame de fond qui s’apprête à renverser ce qui est fragile, c’est-à-dire tout ce qui n’est pas nourri d’amour. Car il en faut un minimum, faute de quoi la forme s’effondre, que ce soit notre corps, notre famille, notre économie ou notre tissu social.

La très bonne nouvelle, c’est que l’amour est gratuit, toujours accessible et inépuisable. Il est l’antidote parfait au désespoir, à la désillusion et au cynisme. Qui plus est, ce pouvoir magique est à portée de tous, puisque présent dans tous les cœurs. Nous pouvons, en toute simplicité, le glisser dans nos pensées, l’inviter à habiter nos émotions et lui demande de guider nos actions… et laisser opérer la magie.

Avec amour,

Michel A.

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Le cul-de-sac de l’adaptation

La tête du cul-de-sac s’est présentée à moi lorsque j’étais adolescent. Je ne me reconnaissais pas dans la société traditionnelle dans laquelle je vivais. Mes aspirations ne concordaient pas avec le moule social et comportemental qui se présentait à moi. Je rêvais de vivre une vie en totale harmonie avec la Terre, les animaux et la nature.

Cependant, c’était les années soixante-dix, et j’étais jeune, naïf et peu sûr de moi. Alors, j’ai cru que pour avoir une place dans cette famille et cette société, il me faillait épouser ses règles… et mettre de côté mes aspirations profondes.

L’important n’est pas mon histoire personnelle. Je veux en venir au fait qu’à trop vouloir s’adapter, on passe à côté de soi. Nous sommes tous uniques, et c’est en exprimant cette unicité que nous pouvons notre note dans l’harmonie universelle.

Il m’a fallu quarante années pour comprendre toute la portée de ce choix de m’adapter aux demandes et exigences extérieures (en partie tacites et inconsciemment formulées). Un long chemin dans un cul-de-sac, sur une voie insatisfaisante et très éloignée de l’épanouissement, qu’il me faut maintenant remonter.

Si je rencontrais un adolescent en mal de vivre, et il y en a beaucoup, je lui dirais de mettre son énergie et ses efforts dans son épanouissement, et non dans l’adaptation à un groupe ou une société qui n’offre presque rien d’épanouissant à notre être profond. Heureusement, de plus en plus de gens comprennent le bon sens de cette approche.

Nous sommes ici pour développer nos talents, polir notre diamant intérieur, et c’est uniquement en étant à l’écoute de ce que nous sommes que nous pouvons le faire.

Namasté,

Michel A.

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Tout part de l’intérieur !

Tout part de l’intérieur de nous. Le respect ou le manque de respect, la tolérance ou l’intolérance, la violence ou la paix, la tristesse ou la joie, ça émane de notre intérieur d’abord ! À quoi disons-nous oui, à quoi ouvrons-nous nos êtres, que nourrissons-nous dans notre for intérieur ?

Parfois, les décisions de nos politiciens ou des multinationales  soulèvent en moi un élan de colère, un ras-le-bol, parce que je trouve qu’elles vont à l’encontre du bien commun, ne visent que le profit maximum sans respect pour la vie. Dans ces moments-là, je me rappelle qu’en nourrissant la colère ou le désespoir, je ne fais que renforcer ces réservoirs d’énergie. Ce n’est pourtant pas de cela dont nous avons besoin, pas plus que d’un juge qui veut imposer sa vision des choses, même subtilement.

Alors, je choisis la paix. Je dis non aux élans intérieurs de guerre, et je réaffirme mon désir de vivre dans le respect et la tolérance. Ça part de là. Le bien-être comme la paix partent de l’intérieur de nous. Il n’y a pas de petite ou de grande violence, il y a la violence. Qu’elle émane de Paris ou de Montréal, de Syrie ou du Pakistan, elle nous affecte. Que ce soit un humain ou un animal qui crie sa douleur, elle nous affecte.

La solidarité et le partage ont pour moi bien meilleur goût que le chacun-pour-soi. Même si c’est difficilement envisageable à grande échelle aujourd’hui, nous pouvons préparer la transition vers une organisation sociale et économique fraternelle, une société au service de la vie. Ça part de l’intérieur, soyons-en conscients !

Nous pouvons placer l’épanouissement de l’être au centre de nos choix, et donner de l’espace au jeu et à la créativité. Afin de retrouver un réel plaisir à vivre, nous pouvons donner à notre être intérieur la place qui lui revient. Nous en avons le pouvoir, mettons-le en action !

Namasté,

Michel A.

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Ma crise de croissance

Depuis plusieurs mois, la Vie met en œuvre de me faire prendre conscience des points les plus handicapants de ma personnalité. Elle presse très fort là où ça fait mal, et des douleurs physiques se sont intensifiées. J’ai choisi de les écouter et de remonter le plus loin possible à leur source pour les désamorcer durablement.

Ce n’est pas agréable, car douloureux, mais je perçois la justesse de ce mouvement initié par la Vie et son utilité. Derrière ces douleurs, ces contractions, j’ai identifié des pensées qui m’ont littéralement enfermé dans une prison intérieure, devenue extérieure avec le temps.

Durant des années, j’ai nourri, en grande partie inconsciemment, un état de victime, de prisonnier de ma vie, me croyant ballotté par les circonstances et privé de la vie que mon « Je » souhaitait vivre. Cette victimite était accompagnée de frustration et d’auto-culpabilisation, un cocktail très toxique !

Je ne suis pas fier d’avoir généré de type de comportement, mais fier de l’avoir identifié. Et je le partage avec vous, car je crois que nous sommes nombreux en train de vivre une situation intérieurement semblable, avec un décor différent. La Vie en moi veut émaner davantage de légèreté et de beauté, comme pour nous tous. Pour cela, elle pousse vers la sortie les pensées, croyances et sentiments qui sont un obstacle à cette floraison.

Cette mise en lumière est vécue dans la douleur. Elle n’est cependant pas personnelle, partout dans le monde nos travers sont mis en lumière, il n’y a qu’à voir les scandales dans nos médias. Un moment pénible, certes, un réveil nécessaire pour notre humanité, qu’il est plus facile d’accueillir et d’accepter sachant qu’il participe à la croissance de notre conscience personnelle et collective.

Namasté,

Michel A.

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Une nourriture essentielle

Il est une nourriture aussi vitale pour mon être intérieur et mon âme que l’est un bon repas pour mon corps. Les composantes de cette nourriture ont pour nom beauté, douceur, amitié, silence, amabilité, chaleur humaine …

En me coupant un peu trop longtemps de cette nourriture, je me suis placé en état de fragilité, ce qui a engendré de nombreux troubles de ma personnalité. Les divertissements, les fuites ou une technologie envahissante ne comblent pas mes manques intérieurs, je le sais. Pourtant, les « remèdes » sont simples et à ma portée : m’entourer de beauté, m’investir dans des relations agréables et respectueuses, pratiquer des activités créatives, me réserver des espaces de silence, cultiver l’amitié, dans la nature me balader …

Bien entendu, il m’appartient de fermer la porte (intérieure bien sûr) à certaines vieilles habitudes, parfois tenaces. Mais je sais aussi que tout se transforme et que tout s’apprend, comme cesser de juger, de vouloir avoir raison, ne plus m’exposer inutilement à la violence qui a envahi nos écrans, réorganiser mon emploi du temps. Je sais qu’il me faudra être patient pour installer ces changements, et que la patience aussi s’apprend.

Il ne s’agit pas d’un simple changement, mais d’une révolution, qui consiste à donner à mon être intérieur la place qui lui revient. Je vais suivre mon élan, car je sais que j’ai rendez-vous … avec moi.

Je me souviens,
D’être un être de beauté,
Qui aime s’amuser !

Oh, je n’ai plus le temps de jouer ?
Je suis bien de trop occupé ?
Ma vie est-elle si sérieuse
Qu’elle est devenue ennuyeuse ?

A cause de toutes ces obligations,
Je dois constamment faire attention,
Et courir du matin au soir,
C’est ce qu’on m’a fait croire.

Aurais-je reporté mon bonheur,
A des jours meilleurs ?
Vont-ils seulement arriver,
Ou sont-ils déjà passés ?

Et si je prenais le temps,
Pour aller voir en dedans,
Mettre mes soucis de côté,
Ne serait-ce qu’un instant,
Faire taire mes pensées,
Et simplement écouter…

Les battements de ton cœur,
Mon corps qui respire,
L’espace infini de mon cœur,
Toujours prêt à m’accueillir.

Namasté,

Michel A.

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La sagesse du corps

Avez-vous constaté que le mental prend beaucoup de place dans notre société, que c’est même souvent lui qui mène la barque, et que sous sa gouverne, la vie menée est pleine d’automatismes, souvent compulsive, et l’écoute du corps reléguée au second rang ?

Il faut souvent que le corps cause de la douleur ou développe une maladie pour qu’on apprenne à l’écouter. Et pourtant, nous aurions tout avantage à l’écouter à chaque instant, car lui est vrai, authentique. Si je vous en parle, c’est parce que je l’ai redécouvert et mis en pratique, et que les effets sont très positifs.

Voilà presque une année et demie que je mange végétarien. Ce choix ne s’est cependant pas fait sur une base théorique, mais en réponse à une « demande » de mon corps. Si j’avais écouté ma tête, je mangerais peut-être encore de la viande, pour « ne pas manquer de protéines et tomber malade ». Vous connaissez ces discours qu’on nous répète tout le temps. Eh bien non, je me porte mieux ainsi.

Autre exemple, depuis deux semaines, je prends du jus de citron au lever et je mange principalement des « liquides », comme des smoothies, jus de légumes et soupes. Je sentais que mon corps était un peu encrassé et qu’il avait besoin de se détoxiner. J’ai adopté une alimentation plus légère et plus digeste, et je vois que cela est bon pour mon corps et mon humeur aussi !

Je sais que mon mental est rempli de fausses croyances, d’obligations et de limitations, qu’il fait souvent appel à une mémoire désuète et tourne en boucle sur lui-même. Mais attention, je ne l’accuse pas de tous mes maux. Il fait ce qu’il peut avec ses compétences à lui. Ce n’est pas de sa responsabilité si la conscience a lâché la bride et lui a permis de chevaucher de manière débridée. S’il est un mauvais maître, il est un bon serviteur !

Je sais aussi que nous, en tant que conscience, pouvons ramener notre mental dans un fonctionnement sain, et qu’en cela, l’écoute du corps peut nous être d’une grande utilité. Écouter mon corps, écouter ses messages (mon ventre), ses besoins, est un moyen simple de efficace qui m’aide grandement à retrouver un équilibre qui sait satisfaire les différentes facettes de ma personnalité.

Le corps s’exprime très bien. Pas besoin de théorie, une écoute attentive suffit afin d’entrer en communication avec son intelligence innée, et il saura vous dire ce qui est bon pour lui. 

Cordialement,

Michel A.

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Trouver sa source intérieure

Pratiquement tous les humains de notre planète sont à la recherche du bonheur, de l’épanouissement, d’un état de bien-être durable. Beaucoup croient que ce bonheur va être trouvé dans la satisfaction de leurs désirs. Quant j’aurai… je serai heureux, quand tel problème sera réglé, tout ira bien. Mais, malheureusement, l’insatisfaction perdure.

L’habitude est bien ancrée de chercher les solutions à l’extérieur. Une douleur arrive, on prend une pilule, une contrariété se fait sentir, on allume la télé. Mais si on regarde honnêtement les choses, cette façon de faire ne résout pas nos problèmes, en tous cas pas durablement.

La plupart du temps, notre attention est portée sur les événements et les objets extérieurs. Pourtant, tout ce que nous trouvons dans les objets ou les expériences n’arrive pas à nous combler. Pourquoi ? Parce que la paix, le bonheur ou la joie que nous recherchons sont à l’intérieur de nous. Il n’y a que là que nous pouvons les rencontrer, et nous y installer.

Cela ne veut pas dire que nous ne ressentirons plus de plaisir dans les activités et choses extérieures, comme manger un bon repas, avoir une belle discussion ou écouter de la musique. Non, cela signifie que notre bien-être et notre paix ne dépendront plus de ces facteurs extérieurs. Nous pourrons les savourer abondamment  sans en dépendre ni les rechercher boulimiquement, car cette paix et cette joie seront constamment présentes, peu importe les circonstances extérieures.

Cela peut vous sembler utopique, ou réservé à quelques sages perchés dans les Himalayas. Pourtant, c’est ce que disent les sages et les maîtres de toutes les traditions. Quand on a tout essayé pour satisfaire ses désirs ou calmer ses angoisses, parcouru la planète entière à la recherche de la paix et du bonheur sans les trouver, on finit par lâcher prise et se tourner vers l’intérieur de soi. Alors, la boucle est bouclée, on est de retour à la maison !

Michel A.

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Du dogme au discernement

Avez-vous envisagé que toutes nos expériences sont une occasion de vérifier, par la pratique (notre vie), la teneur de nos pensées ? Notre vie n’est-elle pas le terrain de jeu dans lequel nous faisons l’expérience de ce que nous avons eu envie, dans un lointain passé peut-être, de ressentir, toucher, goûter, etc.

En comparaison avec le monde de la matière dense, le monde des pensées est très léger, mobile et malléable. Pour reconnaître sans ambiguïté où nous mène une pensée, rien de mieux que de voir ses effets dans notre vie. Ainsi, à la longue, nos expériences nous permettent de reconnaître ce qui est bon pour nous de ce qui ne l’est pas, ce que nous souhaitons et ne souhaitons pas, et finalement ce que nous sommes de ce que nous ne sommes pas. Mieux que toute autre chose, elles affûtent notre capacité de discernement.

Le développement de notre discernement nous permet de faire des choix et un tri dans nos actions, mais surtout dans nos pensées et nos croyances. Nous avons le pouvoir et le droit de laisser aller celles qui donnent des fruits amers ou insipides, et de conserver celles qui donnent des fruits savoureux.

Je crois pouvoir dire que nous avons tous fait des expériences heureuses et d’autres malheureuses, mais qu’indépendamment de cela, toutes nous ont aidé à construire une personnalité plus solide, plus lucide, plus consciente de ce qu’elle est et de ce qu’elle veut vraiment.

Cette indispensable maturation de notre conscience nous amène un jour à quitter l’enfance et à devenir adulte. C’est un phénomène à la fois individuel et collectif. Nous vivons un tel moment cosmique, où nous pouvons mieux discerner les conséquences de nos choix, à tous les niveaux, celui de notre personne, comme de notre pays et même planétairement.

Passer de l’enfant à l’adulte, c’est aussi devenir plus responsable. Le « tout est permis » doit laisser sa place à une attitude plus posée et plus mature. Nous sommes appelés à passer d’une vision de la vie lovée sur elle-même à une intégration au sein du collectif. Le « je » est remplacé par le « nous », un nous intégratif, où chaque « je » a sa place.

Malgré tous les débordements auxquels nous assistons actuellement, débordements dus au refus de certains « je » de migrer vers la conscience du « nous », sentez-vous que nous sommes dans ce passage ? Que les choses ne peuvent pas continuer ainsi et ne vont pas continuer ainsi ?

Michel A.

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La force du créateur en moi

Et si je créais ma vie ? Et si j’étais à l’origine de tout ce que je vis ? Le meilleur comme le pire, le mal de tête comme mon bon lit douillet. Ça voudrait dire que je suis bien plus puissant que je ne le crois. Et ça voudrait aussi dire que ce qui me limite seraient mes propres croyances.

Croyez-vous que vous disposez d’un puissant potentiel créateur ? Ah, on vous a dit le contraire. Je pense que ça arrange ceux qui vous l’ont dit, et ceux qui le répètent encore et encore.

On peut créer sa vie inconsciemment, comme nous le faisons souvent, en répétant ce qu’on nous a appris, en suivant l’exemple des autres, en restant dans le moule bien contrôlé de la société. Si on nous a appris à ne pas faire de vagues, à obéir, etc., notre vie sera à cette image, limitée et répétitive.

Mais tôt ou tard, la conscience s’éveille à elle-même, et réalise que ces limites sont étrangères à sa nature. Elle perçoit sa grandeur, sa beauté, sa puissance créatrice, son éternité et décide de sortir des limites dans lesquelles elle évoluait.

Pour parvenir à reconnaître notre propre grandeur, il nous faut changer nos croyances, déposer ces croyances qui nous alourdissent et nous limitent, nous tiennent éloignés de ce que nous sommes déjà. C’est la Grande Vie qui est en action en nous, qui agit à travers nous et par nous dans ce monde.

Nous pouvons décider d’accueillir cette grande Lumière que nous sommes, prendre la décision de nous aimer inconditionnellement et d’apprivoiser cette Divinité en incarnation, qui a expérimenté pour un temps les fréquences de la séparation, de la division, du doute et de la peur. À chaque instant, nous pouvons décider de passer à autre chose, décider avec fermeté de reconnecter avec la Vie Une, avec notre Puissance, notre Amour Infini.

Comment un alpiniste aurait-il pu se rendre au sommet de l’Everest s’il ne s’en était pas cru capable auparavant ? Croire en nos propres capacités nous aide à les mettre en action. Croire que je possède un pouvoir créateur me connecte ou reconnecte à ce pouvoir. C’est une sorte de levier pour sa mise en action.

Après, une fois le pouvoir reconnu et activé, il devient une évidence, une réalité. La réalité, notre Lumière, est au-delà de la croyance, mais la croyance nous aura aidés à la manifester.

Michel A.