Les billets de Michel A

Les billets de Michel A.

Une nourriture essentielle

Il est une nourriture aussi vitale pour mon être intérieur et mon âme que l’est un bon repas pour mon corps. Les composantes de cette nourriture ont pour nom beauté, douceur, amitié, silence, amabilité, chaleur humaine …

En me coupant un peu trop longtemps de cette nourriture, je me suis placé en état de fragilité, ce qui a engendré de nombreux troubles de ma personnalité. Les divertissements, les fuites ou une technologie envahissante ne comblent pas mes manques intérieurs, je le sais. Pourtant, les « remèdes » sont simples et à ma portée : m’entourer de beauté, m’investir dans des relations agréables et respectueuses, pratiquer des activités créatives, me réserver des espaces de silence, cultiver l’amitié, dans la nature me balader …

Bien entendu, il m’appartient de fermer la porte (intérieure bien sûr) à certaines vieilles habitudes, parfois tenaces. Mais je sais aussi que tout se transforme et que tout s’apprend, comme cesser de juger, de vouloir avoir raison, ne plus m’exposer inutilement à la violence qui a envahi nos écrans, réorganiser mon emploi du temps. Je sais qu’il me faudra être patient pour installer ces changements, et que la patience aussi s’apprend.

Il ne s’agit pas d’un simple changement, mais d’une révolution, qui consiste à donner à mon être intérieur la place qui lui revient. Je vais suivre mon élan, car je sais que j’ai rendez-vous … avec moi.

Je me souviens,
D’être un être de beauté,
Qui aime s’amuser !

Oh, je n’ai plus le temps de jouer ?
Je suis bien de trop occupé ?
Ma vie est-elle si sérieuse
Qu’elle est devenue ennuyeuse ?

A cause de toutes ces obligations,
Je dois constamment faire attention,
Et courir du matin au soir,
C’est ce qu’on m’a fait croire.

Aurais-je reporté mon bonheur,
A des jours meilleurs ?
Vont-ils seulement arriver,
Ou sont-ils déjà passés ?

Et si je prenais le temps,
Pour aller voir en dedans,
Mettre mes soucis de côté,
Ne serait-ce qu’un instant,
Faire taire mes pensées,
Et simplement écouter…

Les battements de ton cœur,
Mon corps qui respire,
L’espace infini de mon cœur,
Toujours prêt à m’accueillir.

Namasté,

Michel A.

Les billets de Michel A.

La sagesse du corps

Avez-vous constaté que le mental prend beaucoup de place dans notre société, que c’est même souvent lui qui mène la barque, et que sous sa gouverne, la vie menée est pleine d’automatismes, souvent compulsive, et l’écoute du corps reléguée au second rang ?

Il faut souvent que le corps cause de la douleur ou développe une maladie pour qu’on apprenne à l’écouter. Et pourtant, nous aurions tout avantage à l’écouter à chaque instant, car lui est vrai, authentique. Si je vous en parle, c’est parce que je l’ai redécouvert et mis en pratique, et que les effets sont très positifs.

Voilà presque une année et demie que je mange végétarien. Ce choix ne s’est cependant pas fait sur une base théorique, mais en réponse à une « demande » de mon corps. Si j’avais écouté ma tête, je mangerais peut-être encore de la viande, pour « ne pas manquer de protéines et tomber malade ». Vous connaissez ces discours qu’on nous répète tout le temps. Eh bien non, je me porte mieux ainsi.

Autre exemple, depuis deux semaines, je prends du jus de citron au lever et je mange principalement des « liquides », comme des smoothies, jus de légumes et soupes. Je sentais que mon corps était un peu encrassé et qu’il avait besoin de se détoxiner. J’ai adopté une alimentation plus légère et plus digeste, et je vois que cela est bon pour mon corps et mon humeur aussi !

Je sais que mon mental est rempli de fausses croyances, d’obligations et de limitations, qu’il fait souvent appel à une mémoire désuète et tourne en boucle sur lui-même. Mais attention, je ne l’accuse pas de tous mes maux. Il fait ce qu’il peut avec ses compétences à lui. Ce n’est pas de sa responsabilité si la conscience a lâché la bride et lui a permis de chevaucher de manière débridée. S’il est un mauvais maître, il est un bon serviteur !

Je sais aussi que nous, en tant que conscience, pouvons ramener notre mental dans un fonctionnement sain, et qu’en cela, l’écoute du corps peut nous être d’une grande utilité. Écouter mon corps, écouter ses messages (mon ventre), ses besoins, est un moyen simple de efficace qui m’aide grandement à retrouver un équilibre qui sait satisfaire les différentes facettes de ma personnalité.

Le corps s’exprime très bien. Pas besoin de théorie, une écoute attentive suffit afin d’entrer en communication avec son intelligence innée, et il saura vous dire ce qui est bon pour lui. 

Cordialement,

Michel A.

Les billets de Michel A.

Trouver sa source intérieure

Pratiquement tous les humains de notre planète sont à la recherche du bonheur, de l’épanouissement, d’un état de bien-être durable. Beaucoup croient que ce bonheur va être trouvé dans la satisfaction de leurs désirs. Quant j’aurai… je serai heureux, quand tel problème sera réglé, tout ira bien. Mais, malheureusement, l’insatisfaction perdure.

L’habitude est bien ancrée de chercher les solutions à l’extérieur. Une douleur arrive, on prend une pilule, une contrariété se fait sentir, on allume la télé. Mais si on regarde honnêtement les choses, cette façon de faire ne résout pas nos problèmes, en tous cas pas durablement.

La plupart du temps, notre attention est portée sur les événements et les objets extérieurs. Pourtant, tout ce que nous trouvons dans les objets ou les expériences n’arrive pas à nous combler. Pourquoi ? Parce que la paix, le bonheur ou la joie que nous recherchons sont à l’intérieur de nous. Il n’y a que là que nous pouvons les rencontrer, et nous y installer.

Cela ne veut pas dire que nous ne ressentirons plus de plaisir dans les activités et choses extérieures, comme manger un bon repas, avoir une belle discussion ou écouter de la musique. Non, cela signifie que notre bien-être et notre paix ne dépendront plus de ces facteurs extérieurs. Nous pourrons les savourer abondamment  sans en dépendre ni les rechercher boulimiquement, car cette paix et cette joie seront constamment présentes, peu importe les circonstances extérieures.

Cela peut vous sembler utopique, ou réservé à quelques sages perchés dans les Himalayas. Pourtant, c’est ce que disent les sages et les maîtres de toutes les traditions. Quand on a tout essayé pour satisfaire ses désirs ou calmer ses angoisses, parcouru la planète entière à la recherche de la paix et du bonheur sans les trouver, on finit par lâcher prise et se tourner vers l’intérieur de soi. Alors, la boucle est bouclée, on est de retour à la maison !

Michel A.

Les billets de Michel A.

Du dogme au discernement

Avez-vous envisagé que toutes nos expériences sont une occasion de vérifier, par la pratique (notre vie), la teneur de nos pensées ? Notre vie n’est-elle pas le terrain de jeu dans lequel nous faisons l’expérience de ce que nous avons eu envie, dans un lointain passé peut-être, de ressentir, toucher, goûter, etc.

En comparaison avec le monde de la matière dense, le monde des pensées est très léger, mobile et malléable. Pour reconnaître sans ambiguïté où nous mène une pensée, rien de mieux que de voir ses effets dans notre vie. Ainsi, à la longue, nos expériences nous permettent de reconnaître ce qui est bon pour nous de ce qui ne l’est pas, ce que nous souhaitons et ne souhaitons pas, et finalement ce que nous sommes de ce que nous ne sommes pas. Mieux que toute autre chose, elles affûtent notre capacité de discernement.

Le développement de notre discernement nous permet de faire des choix et un tri dans nos actions, mais surtout dans nos pensées et nos croyances. Nous avons le pouvoir et le droit de laisser aller celles qui donnent des fruits amers ou insipides, et de conserver celles qui donnent des fruits savoureux.

Je crois pouvoir dire que nous avons tous fait des expériences heureuses et d’autres malheureuses, mais qu’indépendamment de cela, toutes nous ont aidé à construire une personnalité plus solide, plus lucide, plus consciente de ce qu’elle est et de ce qu’elle veut vraiment.

Cette indispensable maturation de notre conscience nous amène un jour à quitter l’enfance et à devenir adulte. C’est un phénomène à la fois individuel et collectif. Nous vivons un tel moment cosmique, où nous pouvons mieux discerner les conséquences de nos choix, à tous les niveaux, celui de notre personne, comme de notre pays et même planétairement.

Passer de l’enfant à l’adulte, c’est aussi devenir plus responsable. Le « tout est permis » doit laisser sa place à une attitude plus posée et plus mature. Nous sommes appelés à passer d’une vision de la vie lovée sur elle-même à une intégration au sein du collectif. Le « je » est remplacé par le « nous », un nous intégratif, où chaque « je » a sa place.

Malgré tous les débordements auxquels nous assistons actuellement, débordements dus au refus de certains « je » de migrer vers la conscience du « nous », sentez-vous que nous sommes dans ce passage ? Que les choses ne peuvent pas continuer ainsi et ne vont pas continuer ainsi ?

Michel A.

Les billets de Michel A.

La force du créateur en moi

Et si je créais ma vie ? Et si j’étais à l’origine de tout ce que je vis ? Le meilleur comme le pire, le mal de tête comme mon bon lit douillet. Ça voudrait dire que je suis bien plus puissant que je ne le crois. Et ça voudrait aussi dire que ce qui me limite seraient mes propres croyances.

Croyez-vous que vous disposez d’un puissant potentiel créateur ? Ah, on vous a dit le contraire. Je pense que ça arrange ceux qui vous l’ont dit, et ceux qui le répètent encore et encore.

On peut créer sa vie inconsciemment, comme nous le faisons souvent, en répétant ce qu’on nous a appris, en suivant l’exemple des autres, en restant dans le moule bien contrôlé de la société. Si on nous a appris à ne pas faire de vagues, à obéir, etc., notre vie sera à cette image, limitée et répétitive.

Mais tôt ou tard, la conscience s’éveille à elle-même, et réalise que ces limites sont étrangères à sa nature. Elle perçoit sa grandeur, sa beauté, sa puissance créatrice, son éternité et décide de sortir des limites dans lesquelles elle évoluait.

Pour parvenir à reconnaître notre propre grandeur, il nous faut changer nos croyances, déposer ces croyances qui nous alourdissent et nous limitent, nous tiennent éloignés de ce que nous sommes déjà. C’est la Grande Vie qui est en action en nous, qui agit à travers nous et par nous dans ce monde.

Nous pouvons décider d’accueillir cette grande Lumière que nous sommes, prendre la décision de nous aimer inconditionnellement et d’apprivoiser cette Divinité en incarnation, qui a expérimenté pour un temps les fréquences de la séparation, de la division, du doute et de la peur. À chaque instant, nous pouvons décider de passer à autre chose, décider avec fermeté de reconnecter avec la Vie Une, avec notre Puissance, notre Amour Infini.

Comment un alpiniste aurait-il pu se rendre au sommet de l’Everest s’il ne s’en était pas cru capable auparavant ? Croire en nos propres capacités nous aide à les mettre en action. Croire que je possède un pouvoir créateur me connecte ou reconnecte à ce pouvoir. C’est une sorte de levier pour sa mise en action.

Après, une fois le pouvoir reconnu et activé, il devient une évidence, une réalité. La réalité, notre Lumière, est au-delà de la croyance, mais la croyance nous aura aidés à la manifester.

Michel A.

Les billets de Michel A.

La terre de ma conscience

Je me suis réveillé avec la sensation très nette que ma conscience est semblable à une terre, un terreau, fertile. Dans ma conscience germent des idées, des croyances, des concepts. Je suis le jardinier de cette terre intérieure.

Les années passant, les graines de ma terre intérieure sont devenues plantes. Les idées, les croyances, les sentiments et les pensées que j’ai nourris durant toutes ces années sont arrivés à maturité, révélant la qualité des semences.

Dans mon jardin intérieur, il y a des fruits que j’apprécie, comme la douceur, la tolérance, la paix, la compassion, et d’autres que je ne souhaite plus cultiver, comme la culpabilité, la séparation, l’orgueil, la compétition. L’heure de la récolte est le moment idéal pour faire un tri et choisir les semences de la saison à venir.

La question « Quel futur ai-je envie de vivre ? » peut donc être remplacée par « Quelles pensées et quels sentiments vais-je dorénavant cultiver ? » Car c’est bien là où tout commence.

Michel A.

Les billets de Michel A.

Le temps : de contrainte à ami

Rares sont les personnes qui n’ont pas une liste de choses à faire dans notre société productiviste. Dans ce contexte actuel, le temps est souvent vu comme une source de contrainte, de limitations. On court après le temps, même durant les loisirs, comme le sport où le plus rapide gagne, et les vacances, où il faut en profiter au max.

À première vue, le temps semble immuable. Mais en y regardant de plus près, on se rend compte qu’il existe au moins deux types de temps : le temps chronologique, celui de l’horloge, et le temps psychologique, celui qui tourne dans notre mental. Et les deux ne vont pas forcément à la même vitesse.

Le temps

Le premier est inhérent à la mécanique céleste, aux lois de l’espace-temps qui régissent notre système solaire notamment. Le second est très personnel ; il est influencé par notre perception et interprétation du monde, notre relation à la vie.

Assez rares sont également les personnes qui voient le temps comme un ami. Dans notre société où vieillir est devenu un drame, le temps est vu comme celui qui conduit à la mort du corps physique. Mais le temps, c’est aussi celui qui permet à la fleur et au légume de pousser, à l’enfant de grandir et à un projet de se développer. Lorsqu’on laisse le temps au temps, il est gage de maturation, d’épanouissement.

Et si le problème n’était pas le temps, mais notre rapport au temps, et en extrapolant, à la vie ? Car la mort n’est pas à l’opposé de la vie, elle est ce qui conduit à une nouvelle naissance. Cependant, comme nos systèmes de croyances nous disent le contraire, et que notre système économique est basé sur la compétition, le temps est devenu un problème. Il ne l’est pas en vérité, c’est nous qui l’avons modelé ainsi.

Alors, comment s’en sortir, comment arrêter de courir ? Nous avons, c’est certain, des choix à faire, afin de diminuer les contraintes de temps. Pour ceux qui frisent le burn-out, c’est-à-dire l’épuisement des ressources du corps, une pause est indispensable, ainsi qu’une réflexion sur son mode de vie. Il s’agit à chacune et chacun de trouver sa voie (il serait illusoire de croire que la société va vous l’offrir toute cuite). Une piste cependant : habiter son instant présent et se projeter un minimum dans le futur. Vous le savez déjà, mais j’aimerais ajouter : aimer sa vie et s’aimer, ça aide à faire de bons choix. Tout un programme, je sais !

Michel A.

Les billets de Michel A.

Suivre le mouvement

Presque tout le monde recherche la sécurité, ce qui est tout-à-fait légitime et sain à mes yeux. Cependant, cette recherche peut conduire à privilégier la stabilité au détriment du mouvement. Il est bien connu que les humains que nous sommes sont attachés à leurs habitudes et que face au changement, le premier réflexe est souvent d’y résister.

Malheureusement pour nous, cette habitude nous dessert et nous cause bien des problèmes, car la vie est mouvement, et ne tolère pas longtemps la stagnation. L’absence de mouvement conduit à ce que nous appelons la mort. L’eau qui ne coule plus devient putride, un corps qui ne bouge plus s’ankylose, bref, le mouvement est essentiel pour maintenir la santé. Être bien relève du mouvement harmonieux, c’est donc dans et à travers le mouvement que nous devrions chercher la sécurité et le bien-être.

La stabilité, au sens où nous la comprenons, ressemble trop à la rigidité ; on pose des limites, on détermine un cadre et on s’efforce de les respecter scrupuleusement. Je pense par exemple au système de santé, à l’enseignement et aux administrations publiques. Tous ces domaines sont régis par de très nombreuses règles et contraintes. Il en faut, bien entendu, mais lorsqu’un système devient rigide, son fonctionnement perd en qualité. Observez-les, et vous verrez que ces systèmes peinent à s’adapter aux besoins changeants de notre société. Nous aurions tout avantage à concevoir des systèmes dynamiques, conçus pour évoluer.

Cela vaut bien sûr aussi au niveau personnel. Prenons les relations, de couple, de famille ou amicales. Nos personnalités changent, évoluent au cours du temps, autant non seulement l’accepter, mais aussi l’intégrer, c’est-à-dire faire du mouvement un atout. Ah, bien sûr, cela n’est pas toujours facile, la peur du changement est très présente. Mais justement, c’est la peur qui freine ou cloue le mouvement, et donc conduit à la stagnation, à la maladie. La chose dont nous devrions avoir peur est la peur elle-même, qui est un rejet du mouvement, de l’évolution inévitable.

Le changement n’est pas une menace, mais un mouvement naturel. Il y a peut-être quelques croyances à transformer à ce sujet pour gagner en sérénité… et en confort.

Michel A.

Les billets de Michel A.

L’écologie, c’est la conscience en action

Gandhi disait qu’on peut mesurer le niveau de conscience d’un peuple à la façon dont il traite ses animaux. Je dirais que c’est valable pour l’ensemble de la nature, et je crois que Gandhi serait d’accord avec moi.

Un être dont la conscience est endormie, souffrante ou enfermée sur elle-même, prête peu d’attention à son environnement ; il l’utilise, l’exploite, voire en abuse. La nature et les animaux sont pour lui des objets, qu’il perçoit comme étant extérieur à lui. La plupart du temps, il ne voit pas en eux le vivant, mais une marchandise ou un bien de consommation.

Un être éveillé voit la VIE dans la nature, dans le monde animal comme le monde végétal. Il voit des êtres vivants, différents certes, mais vivants au même titre que les humains, et tout naturellement, il les respecte.

Depuis peu, le monde scientifique reconnaît que les animaux aussi sont conscients. Même les législateurs commencent à revoir leurs copies. Alors que les animaux étaient traités par la loi comme des objets, l’Assemblée nationale française a accordé en 2015 le statut « d’êtres vivants doués de sensibilité » aux animaux domestiques. En 2014, un tribunal argentin a qualifié Sandra, un orang-outan de 29 ans, de « personne non humaine ». S’il s’agit de changements encore très modestes dans nos rapports aux animaux, ils démontrent que la conscience humaine s’affine.

Pour moi, la crise humanitaire et écologique actuelle est d’abord une amnésie de la conscience. Elle va cesser automatiquement dès que le niveau de conscience de notre humanité va s’élever, ce qui est d’ailleurs en cours. Les élans pleins de promesses de belles réalisations sont lancés, et nous aurons le plaisir de les voir fleurir dans les années et les décennies à venir.

Prendre soi de soi, de la nature, traiter les animaux avec respect, utiliser avec ménagement et mesure les ressources que la Terre nous procure, tout cela revient à honorer la VIE. Et comme nous sommes tous inter-reliés et UN, honorer « l’autre », c’est bien sûr s’honorer soi-même.

Michel A.

Les billets de Michel A.

Guérir, oui mais …

Quand on demande aux gens de quoi ils ont le plus peur, beaucoup répondent de la maladie et de la souffrance. Bien sûr, quand on est malade ou souffrant, on veut guérir. Mais derrière ce désir et cette volonté, il y a très souvent la peur. On le sait, plus on a peur, plus on veut guérir vite. Or, parmi les émotions/sentiments les plus problématiques se trouve la peur. La peur fige, bloque, paralyse. Si elle est très forte, elle agit comme un mur face au flux de vie. La peur est un obstacle à la guérison.

De mon point de vue, la maladie est une messagère. Elle signale un déséquilibre, une harmonie rompue, une discordance, à un niveau ou à un autre de notre être. Mon expérience m‘a permis d’observer qu’un problème physique est habituellement en lien avec une émotion/sentiment et une croyance/forme-pensée. Dans ces cas-là, la zone corporelle touchée est le point d’ancrage de ces énergies au niveau physique.

Si vous-même êtes souffrant ou malade, je vous invite à observer avec honnêteté et sans jugement vos motivations à guérir. C’est ce que j’ai fait, et j’ai pu observer la peur derrière cette envie. Elle était même plus forte que l’envie de me sentir bien, de jouir de la vie, de savourer la grâce de mon existence.

J’ai distingué que je voulais fuir la maladie car je ne voulais pas reconnaître qu’un jour ou l’autre arrivera le moment pour ma conscience de déposer mon corps et de partir. Cette perspective était angoissante et je la repoussais.

Bien qu’une partie de moi sait très clairement que mon corps n’est pas éternel, je ne voulais pas être confronté à cette réalité. En fait, l’angoisse liée à ce « grand départ » était trop grande pour que je puisse l’envisager. Mais la vie est bien faite, et les années passant, ponctuées par le départ de quelques êtres chers et quelques bobos, je commence à me faire à l’idée. Ou peut-être est-ce cette « vérité » qui commence à s’installer dans ma conscience.

Ce qu’il y a de beau là-dedans, c’est que l’acceptation de l’idée de devoir déposer mon corps un jour m’amène de la détente. Je n’avais par réalisé à quel point le rejet de cette « réalité » avait généré de la tension en moi. Je m’étais braqué contre cet événement pourtant inéluctable, je l’avais combattu, j’ai avais fait un drame, la fin de mon histoire.

Mais si mon histoire ne s’arrêtait pas là ? Si elle se poursuivait ailleurs ? C’est ce que je ressens aujourd’hui, et je remercie la vie d’avoir la grâce de le ressentir.

Michel A.