Montée de lait

Je ne cherche plus à comprendre

J’ai observé que de nombreuses personnes se sont guéries d’une maladie, en particulier d’un cancer, grâce à l’art. Une fois à l’assurance maladie, elles se sont mises à chanter, peindre, danser, créer de la manière qui les appelait. En renouant avec leur créativité, elles ont recontacté une force de vie, dont elles avaient été coupées, et leur corps, leur être, a retrouvé son harmonie.

Mais, si c’est si bon, pourquoi attendre d’être en incapacité de travailler pour exprimer sa créativité, ou pour la développer ? La réponse la plus courante est : par manque de temps. Alors, on court, on court (je veux dire on produit, on gagne, on dépense…) et on s’oublie… jusqu’à ce que le corps dise « STOP ». Par exemple avec une jambe cassée ou un accident de voiture pas grave. Si on est moins chanceux, ça peut être un cancer.

Je trouve que notre société, et en particulier notre système économique, est une usine à cancers. Il n’y a pas à chercher plus loin, pas besoin de faire encore 36 études durant 10 ans pour trouver une piste d’explication sur la multiplication des maladies. Comment un être humain peut-il vivre sainement dans une société où le rythme de vie est trop rapide, où la technologie est devenue un poison, où il est coupé de la nature et où il mange des produits industriels dévitalisés ? C’est tout bonnement impossible.

Notre système de surconsommation nous gave de produits futiles, mais ne répond pas à nos véritables besoins : la beauté, l’écoute, la paix, la joie de vivre, le contact avec la nature, le silence, la fraternité, la douceur. Ce que je ne comprends pas, et je ne cherche plus à comprendre, c’est pourquoi beaucoup de gens continuent à vivre de cette manière.

Oh, peut-être en avez-vous assez, peut-être  souhaitez-vous vivement vivre autrement. Mais vous vous sentez pris au piège, coincé dans un fonctionnement où il faut gagner de quoi vivre. Eh oui, l’argent, le veau d’or, la prison ! Heureusement, une transition est en cours, et une économie dite sociale se développe. Car il faudra bien le reconnaître publiquement un jour, que j’espère bientôt, notre système économique est franchement asocial, pire, il est ravageur, mortifère. Ce système a conduit à la destruction d’une partie de la nature, a massacré un partie du peuple animal, et maintenant ce sont nous, les humains, qui en subissons les effets désastreux.

Par bonheur, ça commence à changer. Partout on assiste à une reprise en mains des peuples et communautés locales. Oui, on peut être chacun, là où on est, les artisans de ce changement !

Michel A. pour Merci la Vie.