Moi, Jean-Daniel

Les aventures de Jean-Daniel, semaine 75

Boucler la boucle

Il n’y a pas de hasard. La rencontre de Paul, l’oncle à Corinne, il y a un mois, a fait bouger bien des choses en moi, en rapport avec mes choix, mon estime de moi, ce que je souhaite faire, etc. Tout cela a débouché sur une grosse décision, celle de changer de job.

Corinne et moi en avons parlé à plusieurs reprises, et elle est d’accord. Mais avant de quitter mon emploi de livreur de pizzas, je sens que j’ai à faire la paix avec. Oui, c’était un job alimentaire que je n’appréciais pas vraiment, même s’il y avait des aspects sympathiques, mais je ne veux pas partir en emmenant avec moi de la frustration ou des regrets.

Je sens que c’est un chapitre important de ma vie qui se termine, une époque où je ne savais pas trop qui j’étais, ce que je voulais, ni ce que je valais. J’aspire à un emploi en accord avec mes valeurs et mes idéaux, dans lequel je me sens bien, et j’ai enfin le courage de faire ce pas.

J’ai fait beaucoup de compromis avec moi-même durant toutes ces années, une sorte de compromission pour dire vrai. Je veux fermer la porte de cette époque et passer à autre chose. Comme tout un chacun, j’ai des rêves, et il est temps que je me mette à les construire !

Parler avec Corinne de mes aspirations, de mes hésitations, de mes doutes aussi, me fait beaucoup de bien. Je suis chanceux d’être tombé sur une fille comme elle. Ça me permet notamment de mieux connaître mes affinités, ainsi que les conditionnements qui me maintiennent dans des choix pas toujours bons pour moi. A ce propos, j’ai tout un héritage, paternel surtout.

Nos discussions, franches et ouvertes, m’aident aussi à reconnaître ce que j’ai retiré de bon de mes expériences passées. J’avais tendance à rejeter tout ce que je trouvais un peu moche ou blessant. Corinne m’apprend à nuancer et à mettre de la douceur dans mon regard. Elle m’aide aussi à mettre en lumière les croyances comme les sentiments qui ne font plus mon affaire. Par exemple, mon rapport à l’autorité. Mais ça, c’est une longue tartine, dont je vous parlerai une autre fois.

Namasté,

Jean-Daniel