Moi, Jean-Daniel

Les aventures de Jean-Daniel, semaine 84

Bien obligé de lâcher prise

Je me suis blessé au genou il y a quelques jours en faisant un mouvement un peu trop intense, le même genou avec lequel j’avais déjà eu des problèmes. Aussitôt, un mauvais feeling est monté en moi, accompagné d’une pensée qui disait « Oh, j’aurais pas dû faire ça ».

Je me suis allongé le temps de voir si c’était grave ou pas. Par bonheur, j’ai pu me lever et marcher. Mais la douleur a persisté les jours suivants sans perdre d’intensité. Pas besoin de vous dire que plus les jours passaient, plus je me sentais inconfortable. Mon inconfort était en fait proportionnel à mon sentiment de vulnérabilité et à mes doutes quant à la guérison.

J’aurais voulu extirper ce doute de mon mental, mais je sentais bien qu’il y était fermement implanté. Comment faire alors ?

Je me mis à réfléchir à la manière d’effacer cette croyance ou à la remplacer par une meilleure. Ça a tourné comme cela dans ma petite tête durant plusieurs jours, quand je me suis rappelé qu’Einstein avait dit qu’on ne pouvait pas résoudre un problème depuis le même niveau que le problème lui-même. J’ai su alors que la solution ne viendrait pas du mental, mais que le cœur, lui, pourrait me l’apporter !

Sur le moment, cela me sembla abstrait, mais je savais que je tenais une piste. Il me fallait oser, me lancer, ouvrir cette porte que j’avais si longtemps tenue fermée par peur d’être blessé. La vie m’invitait – c’était clair – à ouvrir mon coeur un peu plus grand, à faire confiance à cette Conscience Une qui pulsait en moi comme en tout être et toute chose.

J’avais entendu et lu des centaines de fois que nous sommes un avec la Source, la Vie, Dieu, appelez-le comme vous voulez, que rien ne nous sépare de cette Pure Conscience tout puissante si ce n’est nos croyances. Je me suis qu’il était temps de le réaliser, et de laisser cette énergie couler dans mon corps. De toute évidence, cette Conscience Une saurait mieux que moi comment guérir mon genou.

Nous savons cependant tous que l’amour ne se commande pas, qu’on ne peut rien forcer dans ce domaine. Cela aussi était clair. Le sixième jour après mon accident, alors que je prenais ma pause du midi, des pensées de peur se mirent à tourner dans ma tête avec une intensité jamais égalée. Je n’en pouvais plus de les ressentir. Fatigué, désireux de ressentir enfin cette paix que je recherchais désespérément, j’ai imaginé ma conscience descendre de ma tête dans l’espace de mon coeur. Et hop, sans même avoir eu le temps de le réaliser, j’y étais.

Le vacarme mental avait cessé, il n’était plus qu’un petit bruit en arrière-plan, loin de ma conscience, qui goûtait à une paix nouvelle et pourtant familière.

Namasté,

Jean-Daniel