Moi, Jean-Daniel

Les aventures de Jean-Daniel, semaine 80

Laisser mûrir

Nous sommes allés faire un tour en Estrie en fin de semaine. Corinne voulait voir l’école qui l’a contactée, et visiter Magog ainsi que les environs, pour voir comment elle s’y sentait et à quoi ressemble la région.

L’école se trouve en périphérie de la ville. Outre le bâtiment, elle comprend un bel espace de jeu et un grand terrain aménagé de végétation. Ça lui a tout de suite plu. Son école actuelle est située en ville, et à part de l’asphalte, il n’y a pas grand chose, ce qu’elle trouve triste pour les enfants.

Après avoir fait le tour de l’école, nous sommes allés nous balader dans le Marais de la Rivière aux Cerises, un magnifique espace naturel situé non loin de là. Corinne avait besoin de parler, ça l’aide à voir clair dans ses pensées. L’opportunité lui semble belle de pouvoir enseigner et évoluer dans un environnement plus en accord avec ses valeurs, mais quitter l’école gouvernementale où elle enseigne équivaut  à perdre sa sécurité d’emploi et quelques avantages sociaux. Nous en avons donc parlé, ainsi que de mes aspirations. N’étant pas encore au clair sur ce que je souhaite faire, je lui ai dit que pour moi, Québec ou Magog ne faisait pas une grande différence au niveau professionnel.

Chose certaine, la région nous plaît à tous les deux. Bien entendu, si nous déménageons, nous ne verrons plus autant notre famille ni notre cercle d’amis actuel. Une vie nouvelle serait à rebâtir. Sommes-nous prêts à cela ? Un mélange d’excitation et de doutes flottait autour de nous, ainsi que pas mal de bibittes. Heureusement, Corinne avait pensé au chasse-moustiques.

Parfois la vie nous impose une direction, sous la forme d’un licenciement ou d’une maladie, et parfois elle nous laisse le choix de lui donner nous-mêmes une nouvelle orientation. Sommes-nous parfois testés dans notre foi et la manifestation de nos valeurs ? Y aurait-il des promotions ? Peut-être. Comme Corinne va rencontrer la directrice de l’école à la fin du mois, nous avons donc encore le temps de laisser mûrir.

Je vous dirai ce qu’il en est à la rentrée. D’ici là, bon été et bonnes vacances !

Jean-Daniel