Les billets de Michel A.

Une paix jusque là inconnue

J’ai grandi dans une famille modeste, dans un environnement marqué par la religion catholique et le monde ouvrier. Bien que pas toujours exprimées ni conscientisées, la peur de manquer et la culpabilité influençaient souvent les décisions et actions de mes parents. J’ai suivi ce moule sans savoir qu’il n’était qu’un moule.

Comme dans toutes les familles, il y avait de l’amour, mais celui-ci ne s’étendait pas au-delà des limites qu’on lui avait données. Le monde extérieur comportait des dangers et il fallait s’en protéger. Sans le savoir, j’ai confié à mon mental le rôle de me protéger, tandis que mon cœur, lui, vagabondait dans l’imaginaire.

Personne ne m’apprit à faire confiance à la guidance de mon cœur, même en amour. La « raison » primait et même dominait. J’ai cependant appris qu’elle aussi a des limites, par ailleurs bien étroites, les limites de la peur.

Depuis quelques années, je redécouvre peu à peu la nature et la force de mon cœur. Je dirais que je suis en apprentissage. Le centre de décision oscille encore entre la tête et le cœur, mais je vois que le cœur prend de plus en plus la place de guide, et je réalise qu’il est un bien meilleur guide que mon mental.

Comme je me libère progressivement de l’emprise d’un mental fort et ultra protecteur, mon cœur peut davantage s’exprimer. Je quitte les rives du jugement, de la peur, des attentes et de la comparaison propres au monde mental, pour entreprendre la traversée qui mène au monde du cœur, celui de l’amour, de l’unité et de la compassion.

Avec l’ouverture de cœur en cours, je me reconnecte de plus en plus à la Grande Vie. Cela me permet de goûter à une paix jusque là inconnue. Oh, cela n’est pas encore installé, pas encore définitivement ancré, mais en voie de…

Le cœur fait confiance, c’est sa nature. Le cœur œuvre dans l’unité, c’est sa nature. En me reconnectant à mon cœur, je me reconnecte à une énergie de paix et de confiance qui peut à nouveau nourrir tout mon être. Comme un plongeur en apnée, je peux vous dire que j’attendais ce moment avec impatience

Michel A.