Les billets de Michel A.

Si tu veux la paix, cultive la paix !

Tout ce à quoi nous accordons notre attention, nous le renforçons. Je me suis donc posé la question pour mieux voir à quoi je donnais mon énergie, surtout par mes pensées, parce que c’est là que ça voyage le plus vite.

J’ai premièrement constaté que mes pensées avaient tendance à revenir sur les mêmes sujets. L’écologie au sens large, par exemple, est à la racine de mes pensées. Je ne sais pas exactement pourquoi, mais je suppose que j’ai développé avec le temps un grand amour pour la nature et une grande affinité pour ce sujet.

Mon regard sur une action, une situation, un choix, est teinté par mon envie de vivre le plus en harmonie possible avec la nature, la terre, la Vie. Cette approche du quotidien me satisfait, car c’est une voie d’harmonie. Cependant, comme la plupart des gens accordent beaucoup moins d’importance que moi à l’écologie, ça peut devenir un sujet de frustration. C’est donc là qu’il est important que je sois vigilant, car je ne veux pas nourrir de frustration ni de jugement, qui iraient à l’encontre de l’harmonie recherchée.

Comment faire alors ? J’ai compris avec le temps (quelques dizaines d’années) qu’il y a différentes formes de sensibilité, des buts de vie comme des niveaux de conscience très variés, et que je ne sais pas ce qui est bon pour les autres. Alors, je me suis dit qu’il était plus sage et plus sain et vivre avec tolérance, bienveillance et compassion, cela autant que faire se peut, comme dirait Gandalf. Cette approche ne remet pas en question mes objectifs écologiques, mais je sais maintenant que je n’ai pas à les imposer à quiconque. De cela, la Grande Vie va s’en charger, c’est d’ailleurs commencé. À chacun ses expériences, ses choix et les conséquences qui en découlent.

Je sais que nous devrons rapidement changer notre relation à la nature, à la Terre-Mère et à la vie en générale. Mais plutôt que de critiquer notre comportement en matière d’écologie (en tant que collectivité ou individu), j’essaie, si je sens cela approprié, d’informer, de conscientiser et de proposer des alternatives.

Garder cette vision de l’harmonie présente dans ma conscience me permet, comme un phare dans la brume, d’éviter de dévier de cette voie et de tomber dans le jugement et la critique. C’est si facile, et cela m’arrive encore bien sûr, mais je me ramène chaque fois un peu plus vite dans la tolérance. C’est ainsi que j’essaie de cultiver, au mieux de mes possibilités, cette harmonie qui me tient tant à cœur !

Namasté,

Michel A.