Les billets de Michel A.

Croire ou ne pas croire

Une foule de pensées traversent quotidiennement ma tête. Certaines sont utiles, d’autres ne mènent à rien. Certaines sont teintées de peur, d’autres de joie. Mais peu importe leur nature, je ne suis pas obligé de les croire.

Ce n’est pas parce qu’une pensée est captée par mon mental, qui fonctionne comme un poste récepteur, que je dois la faire mienne. Non, une pensée, je la vois comme une information qui arrive à ma conscience. Avant d’y adhérer, je peux me demander si elle est utile, constructive, génératrice de paix et d’harmonie ou non.

Nos pensées ont la force que nous leur accordons. Si elles ne font pas notre affaire, pourquoi ne pas simplement les laisser aller ? Lorsqu’on s’y accroche, on leur donne notre énergie. Dans le cas contraire, elles passent et on peu ou pas d’influence. C’est ainsi que nous pouvons modifier avec le temps nos habitudes, le contenu de nos mémoires et même nos traits de caractère.

Enfant, j’ai baigné dans un environnement familial et social dont j’ai suivi les règles. Puis, je me suis posé des questions sur la pertinence de ce mode de vie. Ma conscience s’est éveillée et a mûri. C’est un processus continu, l’histoire de ma vie, la vie d’un humain qui revient à sa vraie nature. Paradoxalement, c’est en croyant que je suis un être éternel et non limité à ma forme physique que je me libère des limites de mes croyances.

C’est notre présence consciente à soi qui nous offre cette capacité de vigilance, et cette vigilance nous permet de faire des choix de plus en plus alignés avec notre nature première, avec notre essence.

Nos croyances peuvent nous enfoncer dans des limites très étroites, particulièrement quand elles deviennent rigides, dogmatiques, mais elles peuvent aussi servir de tremplin vers notre liberté retrouvée.

Michel A.