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Moi, Jean-Daniel

Les aventures de Jean-Daniel, semaine 71

La liberté, ça vaut combien ?

Je me suis posé la question en voyant des itinérants. L’hiver est vraiment dur cette année, et voir des itinérants dans la rue, insuffisamment habillés et mal nourris pour certains, ça m’a choqué. Ce n’est pas la première fois que j’en vois, mais là je me suis senti interpellé. Dans quel monde vit-on pour voir des gens à la rue quand il fait moins 25˚C ? Est-on à ce point déshumanisé pour fermer les yeux sur cette réalité ?

Mon métier de livreur de pizzas, je le fais pour payer mon loyer, ma nourriture et tout le reste, et pas par plaisir. Être au chômage au Québec, c’est dur moralement, mais aussi monétairement. Pour ne pas y rester, parfois on accepte n’importe quel boulot. Il y a un mot pour cela : prostitution. Parce que vendre ses biceps, ses mollets, son cerveau ou un autre partie de son corps contre de l’argent, ça revient à peu près au même.

Alors oui, le monde du travail, à bien y regarder, c’est rendu un peu beaucoup de la prostitution et de l’esclavage. Oh, bien sûr, on ne prononce pas ces mots-là, ça choquerait trop. Mais quand les exigences de rentabilité rendent les patrons aveugles et indifférents à la souffrance et aux malheurs de leurs ouvriers, et que les ouvriers s’oublient au point de ne plus se respecter, c’est bien de cela qu’il s’agit.

Je ne veux blâmer personne. Mais en voyant ces itinérants, j’ai été interpellé jusque dans mes tripes, avec une question qui revenait sans cesse : « Et toi, te respectes-tu ? Jusqu’où es-tu prêt à aller pour gagner de l’argent ? »

Avec douceur,

Jean-Daniel

Les billets de Michel A.

Tout part de l’intérieur !

Tout part de l’intérieur de nous. Le respect ou le manque de respect, la tolérance ou l’intolérance, la violence ou la paix, la tristesse ou la joie, ça émane de notre intérieur d’abord ! À quoi disons-nous oui, à quoi ouvrons-nous nos êtres, que nourrissons-nous dans notre for intérieur ?

Parfois, les décisions de nos politiciens ou des multinationales  soulèvent en moi un élan de colère, un ras-le-bol, parce que je trouve qu’elles vont à l’encontre du bien commun, ne visent que le profit maximum sans respect pour la vie. Dans ces moments-là, je me rappelle qu’en nourrissant la colère ou le désespoir, je ne fais que renforcer ces réservoirs d’énergie. Ce n’est pourtant pas de cela dont nous avons besoin, pas plus que d’un juge qui veut imposer sa vision des choses, même subtilement.

Alors, je choisis la paix. Je dis non aux élans intérieurs de guerre, et je réaffirme mon désir de vivre dans le respect et la tolérance. Ça part de là. Le bien-être comme la paix partent de l’intérieur de nous. Il n’y a pas de petite ou de grande violence, il y a la violence. Qu’elle émane de Paris ou de Montréal, de Syrie ou du Pakistan, elle nous affecte. Que ce soit un humain ou un animal qui crie sa douleur, elle nous affecte.

La solidarité et le partage ont pour moi bien meilleur goût que le chacun-pour-soi. Même si c’est difficilement envisageable à grande échelle aujourd’hui, nous pouvons préparer la transition vers une organisation sociale et économique fraternelle, une société au service de la vie. Ça part de l’intérieur, soyons-en conscients !

Nous pouvons placer l’épanouissement de l’être au centre de nos choix, et donner de l’espace au jeu et à la créativité. Afin de retrouver un réel plaisir à vivre, nous pouvons donner à notre être intérieur la place qui lui revient. Nous en avons le pouvoir, mettons-le en action !

Namasté,

Michel A.

Moi, Jean-Daniel

Les aventures de Jean-Daniel, semaine 70

Tristesse et Joie

Depuis quelques jours, j’ai un peu le spleen. Ça contraste avec la période des Fêtes. On a eu vraiment du bon temps ensemble avec Corinne, et avec la famille et les amis aussi. Mais là, la routine du boulot, la grisaille du ciel ou je ne sais quoi encore, me sont rentrés dedans. Je partirais bien dans le sud, je suis sûr que plonger dans la mer turquoise et sentir le sable chaud sous mes pieds me ferait du bien. Mais comme ce n’est pas à l’ordre du jour, je me suis mis à chercher une autre solution.

Quand j’étais en Inde, j’ai rencontré un sage qui avait la réputation de rire tout le temps, de baigner dans la béatitude. Il côtoyait des pauvres, des malades, mais son rire ne le quittait jamais. Il disait que ça lui venait de l’intérieur, qu’il voyait la vie à travers les yeux de la Joie, peu importe sur quoi ses yeux physiques se posaient.

Avec sa sagesse, Corinne m’a invité à partir en dedans de moi à la rencontre de la Joie. Elle affirmait, avec son enthousiasme habituel, que si ce sage l’avait trouvée, il était certain que nous le pouvions aussi. Je comprenais bien le sens de cette démarche, mais je me disais aussi que ce sage avait peut-être une petite longueur d’avance sur moi. J’ai cependant suivi le conseil de ma blonde et, au lieu de m’installer devant la télé, j’ai commencé par une méditation.

Je n’ai pas rencontré la Joie, du moins telle que je me la représente, mais renouer avec la méditation, que j’avais lâchée plusieurs semaines, m’a fait du bien. Les sages disent que la Joie fait partie de notre nature véritable. Depuis ce jour-là, je médite régulièrement … à la recherche de moi-même. Si je dois me trouver quelque part, j’opte pour le cœur !

Soyez bon avec vous,

Jean-Daniel

Les billets de Michel A.

Ma crise de croissance

Depuis plusieurs mois, la Vie met en œuvre de me faire prendre conscience des points les plus handicapants de ma personnalité. Elle presse très fort là où ça fait mal, et des douleurs physiques se sont intensifiées. J’ai choisi de les écouter et de remonter le plus loin possible à leur source pour les désamorcer durablement.

Ce n’est pas agréable, car douloureux, mais je perçois la justesse de ce mouvement initié par la Vie et son utilité. Derrière ces douleurs, ces contractions, j’ai identifié des pensées qui m’ont littéralement enfermé dans une prison intérieure, devenue extérieure avec le temps.

Durant des années, j’ai nourri, en grande partie inconsciemment, un état de victime, de prisonnier de ma vie, me croyant ballotté par les circonstances et privé de la vie que mon « Je » souhaitait vivre. Cette victimite était accompagnée de frustration et d’auto-culpabilisation, un cocktail très toxique !

Je ne suis pas fier d’avoir généré de type de comportement, mais fier de l’avoir identifié. Et je le partage avec vous, car je crois que nous sommes nombreux en train de vivre une situation intérieurement semblable, avec un décor différent. La Vie en moi veut émaner davantage de légèreté et de beauté, comme pour nous tous. Pour cela, elle pousse vers la sortie les pensées, croyances et sentiments qui sont un obstacle à cette floraison.

Cette mise en lumière est vécue dans la douleur. Elle n’est cependant pas personnelle, partout dans le monde nos travers sont mis en lumière, il n’y a qu’à voir les scandales dans nos médias. Un moment pénible, certes, un réveil nécessaire pour notre humanité, qu’il est plus facile d’accueillir et d’accepter sachant qu’il participe à la croissance de notre conscience personnelle et collective.

Namasté,

Michel A.

Moi, Jean-Daniel

Les aventures de Jean-Daniel, semaine 69

Manuel et Mila

La mère de Corinne a de la parenté en Argentine. Pour les Fêtes, elle a invité un de ses cousins, un prêtre qui vit dans la région de Córdoba. Nous avons eu une discussion très intéressante ensemble. Ce qui m’a le plus frappé, c’est sa manière de voir la vie, très contrastante avec celle des gens d’ici, et la mienne aussi.

Par curiosité, je voulais savoir à quoi ressemble son quotidien, et j’ai été bien servi. Bien sûr, comme il est prêtre, sa vie est différente. Mais au-delà, ce sont ses valeurs et ses croyances qui m’ont interpellé. Manuel a le verbe facile, et je crois qu’il a pris plaisir à me parler de sa vie, de son pays et de sa culture. Il a notamment officié quelques années en France, où il a appris le français, et ses connaissances m’ont vraiment impressionné.

Derrière ses histoires agréablement narrées, je pouvais facilement imaginer l’ambiance de sa paroisse, son presbytère ou ses discussions avec ses ouailles. La religion là-bas a une emprise que nous ne connaissons plus au Québec. Ce qui m’a le plus étonné, peut-être parce que je ne suis pas très croyant, c’est la force avec laquelle cet homme, qui a tout de quelqu’un de bon et de dévoué, défendait ses dogmes et ses croyances. Il y mettait une conviction incroyable, comme si sa vie en dépendait.

Manuel affirmait notamment que Jésus avait souffert pour nous, et que la souffrance était un mal nécessaire pour se rapprocher de Dieu. Selon lui, souffrir évitait aux hommes de tomber dans le vice et la superficialité. C’était là le point principal sur lequel nous n’étions pas d’accord, mais par politesse, et intérêt aussi, je le laissais volontiers me présenter ses arguments.

Comme je l’écoutais, je fis des liens entre cette doctrine de la souffrance et nos comportements. Par exemple, pourquoi tant de gens croient qu’il faut travailler fort pour gagner sa vie, au point de se rendre malade très souvent. Comment se fait-il qu’un emploi soit source de stress et de maladie ? Quand on y pense, c’est totalement absurde, et pourtant considéré comme « normal ».

En observant le visage un peu plissé de Manuel, son collet serré de prêtre et ses petites lunettes, je me disais que cet homme, d’allure sympathique, reflétait bien sa doctrine. C’est à cet instant que Mila, la chienne Labrador des parents à Corinne, vint poser sa tête sur sa cuisse. Sans lâcher la conversation, il flatta son cou avec douceur, pour le plus grand bonheur de Mila.

La vie des chiens me parut alors tellement plus simple que la nôtre. Pas simpliste, oh non, simple, sans complication, vraie. J’enviais Mila, comme les autres animaux, qui ne nourrissent pas de croyances qui les briment et les limitent, ni de concepts ou de théories dont nous avons tant de mal à nous extirper par la suite. J’aurais aimé, ne serait-ce qu’un instant, être dans la tête et le cœur de Mila, pour mieux goûter à la douceur et à l’amabilité qu’elle incarnait de tout son être.

Chaleureusement,

Jean-Daniel

Les billets de Michel A.

Une nourriture essentielle

Il est une nourriture aussi vitale pour mon être intérieur et mon âme que l’est un bon repas pour mon corps. Les composantes de cette nourriture ont pour nom beauté, douceur, amitié, silence, amabilité, chaleur humaine …

En me coupant un peu trop longtemps de cette nourriture, je me suis placé en état de fragilité, ce qui a engendré de nombreux troubles de ma personnalité. Les divertissements, les fuites ou une technologie envahissante ne comblent pas mes manques intérieurs, je le sais. Pourtant, les « remèdes » sont simples et à ma portée : m’entourer de beauté, m’investir dans des relations agréables et respectueuses, pratiquer des activités créatives, me réserver des espaces de silence, cultiver l’amitié, dans la nature me balader …

Bien entendu, il m’appartient de fermer la porte (intérieure bien sûr) à certaines vieilles habitudes, parfois tenaces. Mais je sais aussi que tout se transforme et que tout s’apprend, comme cesser de juger, de vouloir avoir raison, ne plus m’exposer inutilement à la violence qui a envahi nos écrans, réorganiser mon emploi du temps. Je sais qu’il me faudra être patient pour installer ces changements, et que la patience aussi s’apprend.

Il ne s’agit pas d’un simple changement, mais d’une révolution, qui consiste à donner à mon être intérieur la place qui lui revient. Je vais suivre mon élan, car je sais que j’ai rendez-vous … avec moi.

Je me souviens,
D’être un être de beauté,
Qui aime s’amuser !

Oh, je n’ai plus le temps de jouer ?
Je suis bien de trop occupé ?
Ma vie est-elle si sérieuse
Qu’elle est devenue ennuyeuse ?

A cause de toutes ces obligations,
Je dois constamment faire attention,
Et courir du matin au soir,
C’est ce qu’on m’a fait croire.

Aurais-je reporté mon bonheur,
A des jours meilleurs ?
Vont-ils seulement arriver,
Ou sont-ils déjà passés ?

Et si je prenais le temps,
Pour aller voir en dedans,
Mettre mes soucis de côté,
Ne serait-ce qu’un instant,
Faire taire mes pensées,
Et simplement écouter…

Les battements de ton cœur,
Mon corps qui respire,
L’espace infini de mon cœur,
Toujours prêt à m’accueillir.

Namasté,

Michel A.

Moi, Jean-Daniel

Les aventures de Jean-Daniel, semaine 68

Mon vœu pour 2018

Noël approchant, avec Corinne, on s’est mis à parler de l’organisation pour la période des Fêtes. Comme il n’était pas facile de choisir dans quelle famille nous allions passer la soirée du 24 décembre, nous avons tiré au sort. C’est tombé sur la famille de Corinne. Ma mère a bien pris les choses, j’étais content.

La deuxième question à tirer au clair était celle des cadeaux. Je trouve que cette coutume est devenue très mercantile et vidée de son sens premier. J’ai exprimé mon opinion à Corinne, et j’étais très content de voir qu’elle aussi partageait ce point de vue. On a donc décidé de ne pas faire de cadeau, à part les cadeaux d’hôtesse, et d’expliquer notre façon de voir les choses à nos familles respectives.

Avec les adultes, ça a été assez facile, mais l’appliquer aux enfants s’avère plus délicat. Prenez ma sœur aînée par exemple, elle a du mal à me comprendre. Elle est du genre à suivre le courant, et remettre en question une tradition comme celle-là la dérange. Elle aime regarder les enfants déballer les cadeaux, tout excités et heureux. Je suis d’accord qu’il y a du beau là-dedans, mais avec Corinne, on a tenu notre bout. On va juste faire une exception pour les enfants les plus jeunes.

Avec Noël, comme d’autres fêtes, vient tout un paquet de traditions, et donc de conditionnements. Derrière cette fête, il y a une puissante machine commerciale qui cherche à embarquer tout le monde, et malheur à qui veut y échapper. Mais est-ce cela a du bon sens ? Les conditionnements, les traditions, les croyances, c’est du domaine du mental, des histoires qu’on se raconte et qu’on gobe souvent comme des automates.

La vraie vie, c’est la connexion directe avec le Vivant, c’est la fraîcheur de l’instant, une rivière qui coule, un bébé qui pleure, un oiseau qui chante ou la neige qui tombe. C’est cela que je veux, cette qualité de vie emplie de liberté, d’expansion et de joie. Et c’est aussi ce que je vous souhaite pour 2018 ! Je vous souhaite de sortir des limites du mental pour retrouver vos ailes et vivre dans l’espace de votre cœur, libre et heureux !

Jean-Daniel

Les billets de Michel A.

La sagesse du corps

Avez-vous constaté que le mental prend beaucoup de place dans notre société, que c’est même souvent lui qui mène la barque, et que sous sa gouverne, la vie menée est pleine d’automatismes, souvent compulsive, et l’écoute du corps reléguée au second rang ?

Il faut souvent que le corps cause de la douleur ou développe une maladie pour qu’on apprenne à l’écouter. Et pourtant, nous aurions tout avantage à l’écouter à chaque instant, car lui est vrai, authentique. Si je vous en parle, c’est parce que je l’ai redécouvert et mis en pratique, et que les effets sont très positifs.

Voilà presque une année et demie que je mange végétarien. Ce choix ne s’est cependant pas fait sur une base théorique, mais en réponse à une « demande » de mon corps. Si j’avais écouté ma tête, je mangerais peut-être encore de la viande, pour « ne pas manquer de protéines et tomber malade ». Vous connaissez ces discours qu’on nous répète tout le temps. Eh bien non, je me porte mieux ainsi.

Autre exemple, depuis deux semaines, je prends du jus de citron au lever et je mange principalement des « liquides », comme des smoothies, jus de légumes et soupes. Je sentais que mon corps était un peu encrassé et qu’il avait besoin de se détoxiner. J’ai adopté une alimentation plus légère et plus digeste, et je vois que cela est bon pour mon corps et mon humeur aussi !

Je sais que mon mental est rempli de fausses croyances, d’obligations et de limitations, qu’il fait souvent appel à une mémoire désuète et tourne en boucle sur lui-même. Mais attention, je ne l’accuse pas de tous mes maux. Il fait ce qu’il peut avec ses compétences à lui. Ce n’est pas de sa responsabilité si la conscience a lâché la bride et lui a permis de chevaucher de manière débridée. S’il est un mauvais maître, il est un bon serviteur !

Je sais aussi que nous, en tant que conscience, pouvons ramener notre mental dans un fonctionnement sain, et qu’en cela, l’écoute du corps peut nous être d’une grande utilité. Écouter mon corps, écouter ses messages (mon ventre), ses besoins, est un moyen simple de efficace qui m’aide grandement à retrouver un équilibre qui sait satisfaire les différentes facettes de ma personnalité.

Le corps s’exprime très bien. Pas besoin de théorie, une écoute attentive suffit afin d’entrer en communication avec son intelligence innée, et il saura vous dire ce qui est bon pour lui. 

Cordialement,

Michel A.

Moi, Jean-Daniel

Les aventures de Jean-Daniel, semaine 67

Je ne suis pas le centre du monde

Je le savais, comme vous aussi sûrement. Nous savons que nous ne sommes pas le centre du monde, et pourtant, souvent, j’agis comme si je l’étais. On a un mot pour cela : égocentrisme. Je l’ai rarement vécu dans sa forme la plus basique et mesquine, car j’ai toujours été attentif aux autres et attentionné, mais avec le recul, je vois bien que je ramenais presque toujours tout à moi. Je veux dire que pratiquement tout était uniquement perçu depuis ma propre perspective. Je ne savais tout simplement pas faire autrement, car ma conscience était repliée sur elle-même. Cependant, ça change.

Depuis quelques semaines, j’ai des « flashs ». Durant ces très courts instants, je me vois aller depuis un point de vue « extérieur » à moi, comme un observateur distant et non impliqué émotionnellement. Ça fait bizarre et surtout, ça relativise. Durant ces « flashs », j’ai une autre compréhension de ce que je vis. C’est assez difficile à décrire, mais je vais essayer.

Habituellement, c’est comme si j’étais au centre, et que les personnes et les événements apparaissent et disparaissent, et que tout est vu depuis ma perspective, mon point de vue central. Durant un flash, je suis un simple élément parmi les autres, et non plus le centre autour duquel gravitent les choses. Je suis juste un élément d’un ensemble, savamment organisé, un élément de la même valeur que les autres personnes, mais aussi de la même valeur qu’un arbre, un oiseau ou un nuage. Tout est compris comme faisant partie de la Vie, et rien n’est saucissonné.

Durant ces moments, je ressens, je vis que tout est un, relié, uni et animé par la même vie sous-jacente. Vous savez, c’est très beau et très reposant. Il n’y a plus aucun sentiment de séparation. Jean-Daniel est toujours là, vivant sa vie, mais pas comme je la vivais. Il se sent supporté par la Vie de manière indéfectible, libéré de tout besoin de lutter ou de s’imposer. Une force tranquille l’anime ainsi qu’une compréhension plus vaste de sa vie.

Après chaque flash, je reste un bon moment ému et touché, tellement c’est bon et grandiose. Je sais qu’un jour je vivrai chaque instant de ma vie dans cet état de paix et d’amour, et que cela est possible pour chacune et chacun de nous, s’il le souhaite du fond de son cœur.

Tendrement,

Jean-Daniel

Moi, Jean-Daniel

Les aventures de Jean-Daniel, semaine 66

Ah si j’étais une femme …

Certains jours, j’aimerais vraiment être une femme. Pourquoi ? Parce qu’elles ont une facilité, une aisance, à vivre qui me fait envie. Ce n’est pas pareil dans leur tête ni dans leur cœur. Je trouve que les femmes sont beaucoup moins rigides que les hommes. Je l’ai constaté chez mes parents, mes grands-parents aussi, et je le vois clairement dans ma relation avec Corinne.

En comparaison, je trouve que nous les hommes sommes plus carrés, plus enfermés dans nos façons de faire. Oui, c’est cela,  nous sommes plus rigides, alors que les femmes sont plus souples. Dans leur corps, c’est évident, je le vois bien au yoga, et dans leur tête aussi. Elles ont une capacité à s’adapter qui me fait envie.

Face à un obstacle, un gars a tendance à l’affronter. Il fonce dedans avec l’idée de résoudre le problème. Mais, ce faisant, il ne fait qu’entretenir l’idée du problème et lui donner vie. Une femme a une autre compréhension, qui fait qu’elle va plutôt contourner l’obstacle, sans chercher à l’affronter, à prouver sa force ou à vouloir  avoir raison. Bien sûr, il y a toujours des exceptions, mais en voyant Corinne, ma mère et bien d’autres femmes, je peux clairement voir la différence.

Pour vous donner une image, je dirais que l’homme a tendance à aller tout droit, style bulldozer, alors que la femme ondule et joue beaucoup plus avec la vie. Elle sait de manière innée danser avec la vie et s’adapter aux changements, sans résister. Oui, elle ondule, contourne, s’adapte, épouse les mouvements que lui offre la vie, et je trouve cela très beau !

Namasté !

Jean-Daniel