Michel Arnaboldi

Montée de lait

L’illusion d’être seul

A votre avis, une fourmi se sent-elle seule ? Vu la cohésion de leurs sociétés, je parie que non, mais pas seulement pour cela. Je vais vous dire tout de suite le fond de mon ressenti : tout est relié, tout est UN. C’est ainsi que fonctionne le monde vivant, des plus petits écosystèmes aux systèmes solaires, aux galaxies et aux univers. C’est visible, prouvé par la science.

Alors, comment se fait-il que tant de gens à la surface de notre belle planète se sentent seuls ? Le sentiment d’isolement que nous pouvons vivre en tant qu’humain est, à mon avis, lié à l’adhésion à la croyance d’être les seuls humains dans l’univers.  Beaucoup d’humains croient que la Terre est la seule planète habitée, parmi des milliards de milliards de planètes… plus isolé que cela, impossible !

Bien que cette croyance soit une illusion, les effets sont pourtant grands, comme celui de se sentir séparés de la Source, de ne pas être soutenu et accompagné dans notre vie incarnée. En vivant avec la croyance et le sentiment d’être coupé de son origine, séparé des fraternités qui nous soutiennent, pas étonnant que la souffrance de la séparation soient si présentes.

Je suis convaincu que, contrairement aux humains, les fourmis et les autres animaux n’ont pas perdu la conscience d’être reliés à tout ce qui est. C’est une réalité qui est naturelle pour eux. On peut observer cette unité en nous également : nos corps physique, éthérique, affectif et mental sont tous reliés, différents et pourtant UN. Les multiples dimensions de la vie sont imbriquées les unes dans les autres, le subtil et le dense s’unissent.

Lorsque j’ai ressenti le lien entre cette croyance et le sentiment de solitude présent dans notre humanité, c’est devenu pour moi une évidence. Nous vivons tel un enfant se croyant abandonné et séparé de ses parents parce qu’il a fermé les yeux. Souvenez-vous quand vous étiez petits ? C’est une des sensations les plus pénibles. Alors, quand on devient grand, on fait tout pour ne pas la ressentir. Pourtant, cet isolement est une illusion, un voile posé sur notre conscience par notre adhésion à des croyances erronées. La bonne nouvelle, c’est que nous pouvons les déposer ou les changer, et retrouver la conscience de faire partie de ce grand TOUT !

Michel A.

Montée de lait

Aide-toi et le ciel t’aidera !

Nos corps d’humains ont été conçus à l’origine dans un environnement naturel et ont vécu durant des millénaires dans un environnement qui ne connaissait pas la pollution dans laquelle nous baignons aujourd’hui. Remarquez qu’il n’y a pas si longtemps, notre environnement était encore propre et sain. Cela s’est dégradé grandement depuis un à deux siècles seulement.

Nos corps ne savent pas quoi faire avec toutes les pollutions que nous leur faisons ingérer tous les jours ou auxquelles ils sont soumis bien malgré eux. Face à ces défis, auxquels ils n’ont pas été préparés, ils tournent en rond, dépensant une énergie considérable pour trouver une solution qui ne vient forcément pas. Pas étonnant que la fatigue soit si présente pour nombre d’humains.

Il y a bien sûr les polluants chimiques, assez bien connus, qui pullulent dans l’industrie, et qu’on retrouve dans toutes les maisons. Il y a aussi des pollutions plus invisibles, mais toutes aussi toxiques, comme la radioactivité (dégagée par les centrales nucléaires à dose non négligeable en temps dit normal) et les micro-ondes. Avec les réseaux 5G qui s’en viennent, nous allons vivre dans un environnement saturé d’ondes déstructurant la géométrie naturelle de nos corps. Les dégâts seront encore plus grands. Les personnes sensibles ne pourront que fuir les régions habitées.

Il y a aussi des pollutions banalisées, ce qui n’enlève rien à leurs effets négatifs : le bruit (on commence à reconnaître sa nocivité sur le système nerveux), les drogues de synthèse (dévastatrices), les micro-particules dont les effets sur les organismes sont méconnues et passées sous silence, etc. Pensez-vous que nos corps peuvent vivre longtemps en santé dans ces conditions ? Ou croyez-vous, comme certains, que la science va tout arranger ?

Aide-toi et le ciel t’aidera, vous connaissez ? Je connais cette maxime depuis longtemps, mais aujourd’hui je la comprends autrement. Je comprends que si nous souhaitons une amélioration, de notre santé par exemple, ou dans tout autre domaine, nous devons faire la part des choses.

Inutile d’appeler la guérison, ou toute autre amélioration souhaitée, si nous refusons de faire ce qu’il faut pour la recevoir.

Pour atteindre un but, il s’agit de poser les gestes nécessaires à son accomplissement. Pour améliorer la santé de nos populations par exemple, il est nécessaire d’apporter des changements dans nos modes de vie, comme nos habitudes de consommation, mais aussi de modifier notre façon d’interagir ensemble et avec notre environnement. Notre organisation économique et financière doit être complètement revue pour devenir durable, socialement et écologiquement. Si nous nous contons des histoires du genre : je vais continuer à vivre comme maintenant et tout va aller mieux, cela revient à se dire : je vais fermer les yeux et tout va s’arranger.

Lorsque nous faisons un pas dans la direction de l’harmonie, de la santé, donc de l’amour et de l’unité, l’univers en fait dix ! À nous de savoir quel avenir nous voulons bâtir !

Michel A.

Les billets de Michel A.

Croire ou ne pas croire

Une foule de pensées traversent quotidiennement ma tête. Certaines sont utiles, d’autres ne mènent à rien. Certaines sont teintées de peur, d’autres de joie. Mais peu importe leur nature, je ne suis pas obligé de les croire.

Ce n’est pas parce qu’une pensée est captée par mon mental, qui fonctionne comme un poste récepteur, que je dois la faire mienne. Non, une pensée, je la vois comme une information qui arrive à ma conscience. Avant d’y adhérer, je peux me demander si elle est utile, constructive, génératrice de paix et d’harmonie ou non.

Nos pensées ont la force que nous leur accordons. Si elles ne font pas notre affaire, pourquoi ne pas simplement les laisser aller ? Lorsqu’on s’y accroche, on leur donne notre énergie. Dans le cas contraire, elles passent et on peu ou pas d’influence. C’est ainsi que nous pouvons modifier avec le temps nos habitudes, le contenu de nos mémoires et même nos traits de caractère.

Enfant, j’ai baigné dans un environnement familial et social dont j’ai suivi les règles. Puis, je me suis posé des questions sur la pertinence de ce mode de vie. Ma conscience s’est éveillée et a mûri. C’est un processus continu, l’histoire de ma vie, la vie d’un humain qui revient à sa vraie nature. Paradoxalement, c’est en croyant que je suis un être éternel et non limité à ma forme physique que je me libère des limites de mes croyances.

C’est notre présence consciente à soi qui nous offre cette capacité de vigilance, et cette vigilance nous permet de faire des choix de plus en plus alignés avec notre nature première, avec notre essence.

Nos croyances peuvent nous enfoncer dans des limites très étroites, particulièrement quand elles deviennent rigides, dogmatiques, mais elles peuvent aussi servir de tremplin vers notre liberté retrouvée.

Michel A.

Moi, Jean-Daniel

Les aventures de Jean-Daniel, semaine 83

Il n’y a rien que je suis censé faire

Face à cette affirmation, vous me direz peut-être : « Mon ami, moi je dois m’arrêter au feu rouge, payer mes impôts et manger tous les jours, même si j’aimerais faire autrement. Je n’échappe pas à ces obligations. »

Effectivement, on peut voir ces actions comme des obligations, auxquelles on ne peut échapper. On peut cependant les voir sous un autre angle, soit comme des actions faites de bonne grâce (volontairement). L’énergie qui sous-tend l’action est radicalement différente. J’en ai fait l’expérience. Alors, ne me croyez pas, essayez et vous comprendrez mieux ce que je veux dire.

Dans mes cours à l’université, je suis toujours le plus âgé. Certains camarades d’étude me trouvent cool, et d’autres m’ont fait comprendre à mi-mots qu’ils me trouvent un peu bizarre. J’ai compris entre les lignes que, selon eux, je serais censé, à mon âge, avoir un emploi avec un bon salaire et une situation stable. Je n’entre pas dans leur vision « académique de la vie ».

Au début, ça m’a fait sourire, puis j’y ai vu une invitation à retourner voir en-dedans ce que je souhaitais vraiment. Vous savez, ce type de questionnements n’est pas nouveau pour moi, car mon père aussi m’a souvent fait ce genre de remarques : « À ton âge, tu devrais… »

Je devrais quoi ? Que suis-je censé faire ou être ? Serais-je un automate, avec un programme prédéterminé, censé répondre aux attentes de la famille et de la société, gagner de l’argent, payer une hypothèque, avoir un VUS et une piscine ?

Je ne m’y suis jamais résolu, et, voyez-vous, cela m’a bien servi. Car accepter d’être censé faire quelque chose équivaut pour moi à renoncer à ma liberté et à donner à autrui le pouvoir de décider de ma vie. Alors, commence la longue liste des obligations…

J’ai préféré m’appuyer sur la vision « Il n’y a rien que je suis censé faire ». Quand je fais quelque chose, je « choisis » de le faire. Par exemple, je m’arrête au feu rouge parce que je sais que c’est plus sécuritaire pour tous. Si je prends la voiture et que je me retrouve dans un bouchon, j’en accepte la responsabilité. Puisque c’était mon choix de partir en voiture, il ne m’est plus possible de crier au scandale ou de critiquer la mauvaise gestion du trafic. Bye bye victime, et finie la déperdition d’énergie qui vient avec !

Appliquée au quotidien, cette approche m’a rapidement sorti du monde des « ça ne devrait pas être comme ceci » et « ça devrait être comme cela », ce monde de jugements et de pseudo-obligations qui semble si lourd. Quand le sac à dos que je porte me semble trop lourd, je me rappelle que je peux le poser. Bien sûr, je le réendosse régulièrement, mais de moins en moins souvent, car il y a maintenant en moi cette petite voix familière qui me rappelle que je peux juste « être » ce que je suis, sans rien devoir ajouter.

Namasté,

Jean-Daniel

Énigme

Amusez-vous à trouver la solution à cette énigme et courez la
chance de gagner une jolie surprise.

Bien que vous nous considérez comme peu malins,
Sans nous, vous n’iriez pas bien loin.
Sachez qu’un massage comme un bon bain,
Nous fait toujours du bien.
Qui sommes-nous ? 

Pour participer, inscrivez-vous à l’Infolettre « Merci la Vie » et
faites-nous parvenir votre réponse à : enigme@merci-la-vie.com
Le tirage au sort aura lieu le 30 novembre. Bonne chance !

Bravo à Lyne Gagné, gagnant du précédent tirage.
La réponse à l’énigme était « Nez ».

Petit, gros, droit, rond ou allongé,
Je marque votre personnalité.
Difficile pour moi d’être discret,
À moins d’être tenu secret,
Car si je ne suis pas bien grand,
Je suis par nature proéminent.
Qui suis-je ?

La blague de Mamie Choupie

Le jour de la rentrée, l’institutrice interroge ses élèves sur la façon
dont ils ont passé leurs vacances. Simon, tout sourire, raconte son été :
– Avec mes parents, on est allés en Alsace rendre visite à ma grand-mère
dans un petit village qui se nomme Muntzenheim …

– C’est bien Simon, peux-tu dire à tes copains comme s’écrit le nom du village ?
– Je peux surtout leur annoncer une excellente nouvelle madame !
Ma grand-mère a déménagé : maintenant, elle habite à Paris !

mamie-2

Les billets de Michel A.

Si tu veux la paix, cultive la paix !

Tout ce à quoi nous accordons notre attention, nous le renforçons. Je me suis donc posé la question pour mieux voir à quoi je donnais mon énergie, surtout par mes pensées, parce que c’est là que ça voyage le plus vite.

J’ai premièrement constaté que mes pensées avaient tendance à revenir sur les mêmes sujets. L’écologie au sens large, par exemple, est à la racine de mes pensées. Je ne sais pas exactement pourquoi, mais je suppose que j’ai développé avec le temps un grand amour pour la nature et une grande affinité pour ce sujet.

Mon regard sur une action, une situation, un choix, est teinté par mon envie de vivre le plus en harmonie possible avec la nature, la terre, la Vie. Cette approche du quotidien me satisfait, car c’est une voie d’harmonie. Cependant, comme la plupart des gens accordent beaucoup moins d’importance que moi à l’écologie, ça peut devenir un sujet de frustration. C’est donc là qu’il est important que je sois vigilant, car je ne veux pas nourrir de frustration ni de jugement, qui iraient à l’encontre de l’harmonie recherchée.

Comment faire alors ? J’ai compris avec le temps (quelques dizaines d’années) qu’il y a différentes formes de sensibilité, des buts de vie comme des niveaux de conscience très variés, et que je ne sais pas ce qui est bon pour les autres. Alors, je me suis dit qu’il était plus sage et plus sain et vivre avec tolérance, bienveillance et compassion, cela autant que faire se peut, comme dirait Gandalf. Cette approche ne remet pas en question mes objectifs écologiques, mais je sais maintenant que je n’ai pas à les imposer à quiconque. De cela, la Grande Vie va s’en charger, c’est d’ailleurs commencé. À chacun ses expériences, ses choix et les conséquences qui en découlent.

Je sais que nous devrons rapidement changer notre relation à la nature, à la Terre-Mère et à la vie en générale. Mais plutôt que de critiquer notre comportement en matière d’écologie (en tant que collectivité ou individu), j’essaie, si je sens cela approprié, d’informer, de conscientiser et de proposer des alternatives.

Garder cette vision de l’harmonie présente dans ma conscience me permet, comme un phare dans la brume, d’éviter de dévier de cette voie et de tomber dans le jugement et la critique. C’est si facile, et cela m’arrive encore bien sûr, mais je me ramène chaque fois un peu plus vite dans la tolérance. C’est ainsi que j’essaie de cultiver, au mieux de mes possibilités, cette harmonie qui me tient tant à cœur !

Namasté,

Michel A.

Montée de lait

Aide-toi et le ciel t’aidera !

Nos corps d’humains ont été conçus à l’origine dans un environnement naturel et ont vécu durant des millénaires dans un environnement qui ne connaissait pas la pollution dans laquelle nous baignons aujourd’hui. Remarquez qu’il n’y a pas si longtemps, notre environnement était encore propre et sain. Cela s’est dégradé grandement depuis un à deux siècles seulement.

Nos corps ne savent pas quoi faire avec toutes les pollutions que nous leur faisons ingérer tous les jours ou auxquelles ils sont soumis bien malgré eux. Face à ces défis, auxquels ils n’ont pas été préparés, ils tournent en rond, dépensant une énergie considérable pour trouver une solution qui ne vient forcément pas. Pas étonnant que la fatigue soit si présente pour nombre d’humains.

Il y a bien sûr les polluants chimiques, assez bien connus, qui pullulent dans l’industrie, et qu’on retrouve dans toutes les maisons. Il y a aussi des pollutions plus invisibles, mais toutes aussi toxiques, comme la radioactivité (dégagée par les centrales nucléaires à dose non négligeable en temps dit normal) et les micro-ondes. Avec les réseaux 5G qui s’en viennent, nous allons vivre dans un environnement saturé d’ondes déstructurant la géométrie naturelle de nos corps. Les dégâts seront encore plus grands. Les personnes sensibles ne pourront que fuir les régions habitées.

Il y a aussi des pollutions banalisées, ce qui n’enlève rien à leurs effets négatifs : le bruit (on commence à reconnaître sa nocivité sur le système nerveux), les drogues de synthèse (dévastatrices), les micro-particules dont les effets sur les organismes sont méconnues et passées sous silence, etc. Pensez-vous que nos corps peuvent vivre longtemps en santé dans ces conditions ? Ou croyez-vous, comme certains, que la science va tout arranger ?

Aide-toi et le ciel t’aidera, vous connaissez ? Je connais cette maxime depuis longtemps, mais aujourd’hui je la comprends autrement. Je comprends que si nous souhaitons une amélioration, de notre santé par exemple, ou dans tout autre domaine, nous devons faire la part des choses.

Inutile d’appeler la guérison, ou toute autre amélioration souhaitée, si nous refusons de faire ce qu’il faut pour la recevoir.

Pour atteindre un but, il s’agit de poser les gestes nécessaires à son accomplissement. Pour améliorer la santé de nos populations par exemple, il est nécessaire d’apporter des changements dans nos modes de vie, comme nos habitudes de consommation, mais aussi de modifier notre façon d’interagir ensemble et avec notre environnement. Notre organisation économique et financière doit être complètement revue pour devenir durable, socialement et écologiquement. Si nous nous contons des histoires du genre : je vais continuer à vivre comme maintenant et tout va aller mieux, cela revient à se dire : je vais fermer les yeux et tout va s’arranger.

Lorsque nous faisons un pas dans la direction de l’harmonie, de la santé, donc de l’amour et de l’unité, l’univers en fait dix ! À nous de savoir quel avenir nous voulons bâtir !

Michel A.

Moi, Jean-Daniel

Les aventures de Jean-Daniel, semaine 82

Pause télé

Le déménagement nous a donné l’idée, à Corinne et moi, de ne pas reprendre de télé pour six mois. Oui, on voulait voir à quoi allait ressembler notre vie sans elle. On s’est dit que nous pourrions utiliser le temps libéré pour découvrir la belle région de l’Estrie en balades et aussi pour nous faire plaisir à travers différentes activités comme les arts. Corinne aime le dessin et la peinture, qu’elle a peu pratiqués ces derniers mois, et de mon côté j’avais envie de me remettre à la musique. C’était la bonne occasion !

Ça fait donc un mois et demi que nous vivons sans télé. Un nouveau rythme s’est installé, et j’y prends maintenant plaisir. Je dis maintenant, car ce n’était pas le cas au début. Oui, Corinne et moi sommes passés par une sorte de désintoxication, une période de sevrage.

En fin de journée par exemple, quand on se sentait fatigué, ou qu’on avait simplement envie de ne rien faire, on avait l’habitude de s’écraser sur le canapé et d’allumer la télé. Les programmes étaient peut-être sans intérêt, mais on pouvait passer la soirée entière à la regarder comme des semi-automates La facilité quoi ! Mine de rien, la télé, c’est très hypnotique.

On s’est donc retrouvé face à nous-mêmes, avec des choix à faire si on ne voulait pas tourner en rond habité par un sentiment d’ennui. Comme on se l’était dit, on s’est motivé pour aller marcher, arranger l’appartement à notre goût, rendre visite à des amis, lire un bon bouquin ou faire une activité plus artistique.

Un mois et demi plus tard, je peux vous dire que nous apprécions le défi qu’on s’est donné. La grande différence qu’on peut observer, ou plutôt vivre, c’est qu’on ne fait plus les choses aussi machinalement qu’avant. Corinne et moi, on en a parlé, et notre constat à tous les deux est que nous habitons bien davantage nos instants. On a la sensation de vivre nos moments plus intensément, d’être plus présents, si vous voyez ce que je veux dire.

C’est marrant, mais j’avais connu cette sensation agréable lors de mon séjour en Inde. À mon retour cependant, seul dans mon appartement, j’avais rapidement repris mes habitudes d’avant. Aujourd’hui je me dis que vivre le fameux moment présent dont tout le monde parle, ce n’est peut-être pas si compliqué. Et s’il suffisait simplement d’habiter ces instants que la Vie nous donne ?

Namasté,

Jean-Daniel

Les billets de Michel A.

La vie, c’est maintenant

Et si aujourd’hui était votre dernière journée sur la Terre, comment la passeriez-vous ? Auriez-vous les mêmes envies, projets, intérêts ?

C’est drôle, nous les humains, on prend tous les jours pour acquis qu’il y aura un lendemain. On vit dans notre petite routine, alignant les jours, remplissant notre liste de choses à faire, faisant souvent les choses dans l’attente d’un lendemain meilleur. Mais il n’y a rien de sûr à cela.

Je ne dis pas qu’il n’est pas bon d’œuvrer pour un futur plus représentatif de nos aspirations. C’est pour moi une motivation.  Mais avez-vous songé qu’aujourd’hui est peut-être la dernière journée que vous passerez avec votre famille, vos amis ? C’est trop morbide et vous préférez ne pas y penser. Je trouve au contraire que d’être conscient de cela me permet de mieux apprécier chaque moment qu’il m’est donné de vivre.

Ça vous rend triste ? Ah, bien sûr, il y a la peur de la séparation et le réflexe de fuir cette souffrance, alors pour certains, autant ne pas y penser. Mais fuir sa souffrance ne la fait pas disparaître. Par expérience, je peux vous le dire, en la tassant dans un coin, un recoin même, je n’ai fait que reporter ce rendez-vous, inévitable.

Présentement sur Terre, la vie est mouvementée et pas toujours facile, c’est le moins qu’on puisse dire. Néanmoins, je vois ma vie comme un don, une grâce de vivre sur une si jolie planète, et je fais de mon mieux pour préserver ce don précieux, tout en ne sachant pas ce que l’avenir me réserve.

Alors, comme « maintenant » est la seule vraie réalité, j’essaie de nourrir ce « maintenant » d’ouverture, de liberté, de rires, d’unité, de toutes ces choses petites et grandes qui rendent la vie belle et épanouissante !

Michel A.