Michel Arnaboldi

Les billets de Michel A.

La vie, c’est maintenant

Et si aujourd’hui était votre dernière journée sur la Terre, comment la passeriez-vous ? Auriez-vous les mêmes envies, projets, intérêts ?

C’est drôle, nous les humains, on prend tous les jours pour acquis qu’il y aura un lendemain. On vit dans notre petite routine, alignant les jours, remplissant notre liste de choses à faire, faisant souvent les choses dans l’attente d’un lendemain meilleur. Mais il n’y a rien de sûr à cela.

Je ne dis pas qu’il n’est pas bon d’œuvrer pour un futur plus représentatif de nos aspirations. C’est pour moi une motivation.  Mais avez-vous songé qu’aujourd’hui est peut-être la dernière journée que vous passerez avec votre famille, vos amis ? C’est trop morbide et vous préférez ne pas y penser. Je trouve au contraire que d’être conscient de cela me permet de mieux apprécier chaque moment qu’il m’est donné de vivre.

Ça vous rend triste ? Ah, bien sûr, il y a la peur de la séparation et le réflexe de fuir cette souffrance, alors pour certains, autant ne pas y penser. Mais fuir sa souffrance ne la fait pas disparaître. Par expérience, je peux vous le dire, en la tassant dans un coin, un recoin même, je n’ai fait que reporter ce rendez-vous, inévitable.

Présentement sur Terre, la vie est mouvementée et pas toujours facile, c’est le moins qu’on puisse dire. Néanmoins, je vois ma vie comme un don, une grâce de vivre sur une si jolie planète, et je fais de mon mieux pour préserver ce don précieux, tout en ne sachant pas ce que l’avenir me réserve.

Alors, comme « maintenant » est la seule vraie réalité, j’essaie de nourrir ce « maintenant » d’ouverture, de liberté, de rires, d’unité, de toutes ces choses petites et grandes qui rendent la vie belle et épanouissante !

Michel A.

Moi, Jean-Daniel

Les aventures de Jean-Daniel, semaine 81

On a déménagé !

C’est fait, nous avons déménagé à Magog durant les vacances. Corinne a rencontré la directrice de l’école durant l’été. Elle lui a expliqué comment fonctionne l’établissement et lui a présenté le programme d’enseignement. Trop tentant pour qu’elle refuse ! Dans cette école, pas de bourrage de crânes. La philosophie de l’école pourrait être définie comme suit : aider les enfants à se connaître, à développer leurs talents et compétences, à vivre ensemble dans le respect de l’identité de chacun et de son environnement.

Quand elle m’a dit ça, je suis resté pantois. Je ne savais pas que des écoles avaient cette philosophie au Québec ! En plus, la nature et les animaux vont être très présents durant les cours, des partenaires d’apprentissage et de vie comme ils les décrivent. Pas besoin de vous dire que Corinne est très motivée. Qui plus est, elle aura une petite classe, le rêve de toute enseignante !

Ses hésitations, qui venaient de la perte des avantages sociaux de la fonction publique, ont été relativisées. Au pire, comme elle dit, si ça ne marche pas, elle pourra y retourner après cette expérience dans une école alternative. Ça l’a rassuré de savoir qu’elle ne s’engageait pas pour les trente prochaines années.

Évidemment, avec tout ce qu’elle a à mettre en place à l’école, Corinne est très occupée. J’en profite de mon côté pour mettre l’appartement à notre goût, du mieux que je peux. Je ne suis pas un champion de la décoration, mais avec ses bons conseils, je me débrouille assez bien.

Vous vous demandez peut-être ce que je vais faire. Eh bien, je vais retourner un peu sur les bancs d’école, à l’Uni de Sherbrooke plus précisément, mais pas à plein temps, non, non. J’ai déjà un petit boulot… livreur de pizzas à Sherbrooke ! C’est même pas une blague. Mais bon, on s’entend que c’est provisoire, en attendant mieux !

Namasté,

Jean-Daniel

Les billets de Michel A.

À l’école de l’amour

Ça ne paraît peut-être pas en voyageant dans le métro ou en regardant la télé, mais oui, nous sommes à l’école de l’amour. La Terre est, à mon humble avis, une planète-école universelle de l’Amour.

On balbutie, on tâtonne et on hésite encore beaucoup, mais on avance. La conscience de l’amour grandit. Vous en doutez ? J’ai de bons arguments qui penchent de mon côté, vous savez. Je vous en donne quelques-uns en vrac et sans ordre d’importance : l’égalité homme-femme devient une priorité grandissante à l’échelle planétaire, la protection de l’environnement s’impose comme une nécessité, les inégalités sociales et salariales sont remises en question, les gens se tournent de plus en plus vers une médecine intégrative en phase avec notre biologie, les discours politiquement corrects ne convainquent presque plus personne, le matérialisme n’arrive plus à compenser nos besoins intérieurs refoulés, les écoles alternatives se développent, de plus en plus de gens veulent une alimentation saine et de proximité.

Il n’y a pas à s’étonner que les anciennes façons de faire ne satisfassent pas les générations nouvelles, ni une partie des anciennes non plus. L’humanité cherche autre chose, elle a besoin d’autre chose !

La force active derrière ces changements de comportement est l’amour. L’amour en action, qui stimule nos consciences, modifie nos intérêts, transforme notre ADN. Oui, ça va bien sûr jusque là, puisque tout est lié, le haut et le bas, le subtil et le dense.

L’amour nous réveille à nous-mêmes, nous appelle à revenir à ce que nous sommes. L’entendez-vous ? Sentez-vous l’appel de votre cœur, de la Terre-Mère, des étoiles ? Oui, alors je sous invite à l’écouter et à suivre cet élan, car l’amour est notre meilleur guide, car l’amour est notre nature première et éternelle.

Michel A.

Moi, Jean-Daniel

Les aventures de Jean-Daniel, semaine 80

Laisser mûrir

Nous sommes allés faire un tour en Estrie en fin de semaine. Corinne voulait voir l’école qui l’a contactée, et visiter Magog ainsi que les environs, pour voir comment elle s’y sentait et à quoi ressemble la région.

L’école se trouve en périphérie de la ville. Outre le bâtiment, elle comprend un bel espace de jeu et un grand terrain aménagé de végétation. Ça lui a tout de suite plu. Son école actuelle est située en ville, et à part de l’asphalte, il n’y a pas grand chose, ce qu’elle trouve triste pour les enfants.

Après avoir fait le tour de l’école, nous sommes allés nous balader dans le Marais de la Rivière aux Cerises, un magnifique espace naturel situé non loin de là. Corinne avait besoin de parler, ça l’aide à voir clair dans ses pensées. L’opportunité lui semble belle de pouvoir enseigner et évoluer dans un environnement plus en accord avec ses valeurs, mais quitter l’école gouvernementale où elle enseigne équivaut  à perdre sa sécurité d’emploi et quelques avantages sociaux. Nous en avons donc parlé, ainsi que de mes aspirations. N’étant pas encore au clair sur ce que je souhaite faire, je lui ai dit que pour moi, Québec ou Magog ne faisait pas une grande différence au niveau professionnel.

Chose certaine, la région nous plaît à tous les deux. Bien entendu, si nous déménageons, nous ne verrons plus autant notre famille ni notre cercle d’amis actuel. Une vie nouvelle serait à rebâtir. Sommes-nous prêts à cela ? Un mélange d’excitation et de doutes flottait autour de nous, ainsi que pas mal de bibittes. Heureusement, Corinne avait pensé au chasse-moustiques.

Parfois la vie nous impose une direction, sous la forme d’un licenciement ou d’une maladie, et parfois elle nous laisse le choix de lui donner nous-mêmes une nouvelle orientation. Sommes-nous parfois testés dans notre foi et la manifestation de nos valeurs ? Y aurait-il des promotions ? Peut-être. Comme Corinne va rencontrer la directrice de l’école à la fin du mois, nous avons donc encore le temps de laisser mûrir.

Je vous dirai ce qu’il en est à la rentrée. D’ici là, bon été et bonnes vacances !

Jean-Daniel

Moi, Jean-Daniel

Les aventures de Jean-Daniel, semaine 79

Penser autrement

Mon projet de réorientation professionnelle a donné des idées à Corinne. Elle aime son emploi d’enseignante spécialisée, mais l’environnement dans lequel elle évolue lui impose beaucoup de limites. Dans le domaine de l’enseignement comme de la psychologie, les dogmes ont pris bien de la place.

Corinne aimerait pouvoir écouter davantage son intuition et sa guidance intérieure, plutôt que de suivre des programmes et protocoles tout cuits. Elle comprend leur utilité, mais observe également les limites de cette approche. Comme elle le dit, chaque enfant est différent, alors pourquoi imposer à tous les mêmes matières d’apprentissage au même rythme ?

À l’écouter, je comprends que le personnel de son école, et ce doit être semblable partout, vit insidieusement dans un climat de peur, la peur de faire une entorse au règlement et de tomber sous le coup d’une enquête. Difficile de déployer ses ailes dans ces conditions.

Suite à nos discussions et réflexions, Corinne à spontanément contacté quelques écoles alternatives, question de savoir si ses services pourraient s’insérer dans ce cadre-là. Ce qu’il y a de très marrant, c’est qu’une école est intéressée et aimerait la rencontrer pour en discuter sérieusement. Pour Corinne, c’était un projet à moyen ou long terme. La voilà donc bousculée, car l’offre lui parle beaucoup.

Trop énervée, elle n’arrivait pas à s’endormir ce jour-là. Pour moi, il était amusant et instructif de l’écouter et de l’observer. Son corps et ses paroles exprimaient tantôt les hésitations et les craintes de son mental, tantôt l’élan et l’enthousiasme de son âme et de son cœur. Comme je n’étais par trop impliqué émotionnellement, il m’était facile de faire la différence, mais pour Corinne, rien ne semblait si simple.

Comme ce nouvel emploi impliquerait un déménagement en Estrie, nous avons passé une partie de la nuit à discuter. Étonnamment, l’idée de déménager m’a plu tout de suite. Je veux dire par là que j’ai ressenti comme un « Oui » à l’intérieur de moi, de la même manière que pour mon voyage en Inde. Pour Corinne, après un premier élan très enthousiaste, les résistances dues à la peur sont apparues. C’est de cela surtout dont nous avons longuement parlé, pour savoir à quelle partie de nous nous allions confier cette importante décision.

D’un côté, il y avait notre cher ego, qui s’est donné comme mission de nous protéger. Comme on le sait, il déteste l’inconnu et se réfère toujours au passé pour prendre sa décision, même s’il ignore totalement de quoi sera fait demain. De l’autre, il y avait l’élan du cœur, une résonance intérieure non descriptible et pourtant bien vivante.

Je me suis rappelé une citation que j’avais écrite sur un papier avant mon départ en Inde et épinglée sur le mur de ma chambre : « Le courage, ce n’est pas de ne plus ressentir de peurs, mais d’oser les regarder en face. » Pour moi, il n’y avait plus d’hésitation, même si la proposition que la vie nous lançait ravivait certaines craintes. Quant à Corinne, même si elle préférait ne pas prendre de décision « irréfléchie », je n’avais aucun doute sur l’issue.

Namasté,

Jean-Daniel

Les billets de Michel A.

La fréquence du cœur

La souffrance, vous connaissez ? Qui ne la connaît pas, me direz-vous avec justesse. C’est un peu la bête noire de notre humanité, que l’on fuit comme la peste au Moyen Âge. Une petite question : fuir sa souffrance, est-ce une solution efficace ? Non ! Il en existe pourtant une.

Longtemps mon monde intérieur a ressemblé à un champ de mines. Mentalement, j’essayais de contourner mes peurs, de contrôler mes accès de colère et d’étouffer mes peines. Je vivais avec des non-dits, alourdi par la culpabilité et des croyances étouffantes. Je fuyais mon monde intérieur, car j’avais peur d’écouter et de regarder en face tout ce qui s’agitait en moi, croyant que cela allait exploser et m’anéantir.

Durant toutes ces années, j’ai essayé mentalement de contenir et réduire ce feu bouillonnant, sans y parvenir. Par expérience, je sais aujourd’hui qu’une souffrance non accueillie ne peut que perdurer. Et qu’elle perdurera tant qu’elle n’aura pas été apaisée.

La clef qui a fait la différence pour moi a été la fréquence du cœur. C’est l’énergie retrouvée de mon cœur qui m’a permis d’accueillir avec douceur et compassion mes émotions, pensées, croyances, etc., y compris les plus sombres, sans les juger. Même si dans l’absolu il n’y a rien à pardonner, j’ai regardé mes actions, pensées et sentiments avec une énergie suffisamment aimante pour qu’il n’y ait plus de place pour la critique et le jugement, pour ne plus vouloir que ma vie ait été différente et pour pouvoir me pardonner.

C’est cette énergie d’amour, de pardon et de compassion, qui m’a permis de déposer une partie de mes lourdeurs. Oh, il en reste encore, mais je goûte déjà à une plus grande légèreté, et ça fait tellement de bien.

Quand un jugement, une peur, un élan de colère ou de tristesse apparaît, plutôt que de nous contracter et de le rejeter, nous pouvons développer l’habitude de nous connecter à notre cœur et de nous ouvrir à l’amour. Voyez-vous, ce genre de miracle est à la portée de tous, de chaque cœur prêt à s’ouvrir pour permettre à l’amour infini de l’univers de le nourrir et de l’apaiser.

Namasté,

Michel A.

Énigme

Amusez-vous à trouver la solution à cette énigme et courez la
chance de gagner une jolie surprise.

Visible et pourtant insaisissable,
Toujours en mouvement et modulable,
Parfois léger et flottant,
D’autres fois noir et menaçant,
L’air et l’eau sont mes éléments,
À l’horizon comme au firmament.
Qui suis-je ?

Pour participer, inscrivez-vous à l’Infolettre « Merci la Vie » et
faites-nous parvenir votre réponse à : enigme@merci-la-vie.com
Le tirage au sort aura lieu le 1er septembre. Bonne chance !

Bravo à Aldo Wafer, gagnant du précédent tirage.
La réponse à l’énigme était « gravité ».

Sans moi tout est léger,
Et on peut m’exprimer.
Mais du centre à l’idée,
Une pomme est bien tombée.
Qui suis-je ?

La blague de Mamie Choupie

Un homme début trentaine est perplexe après avoir consulté un conseiller financier :
J’ai bien entendu ce que vous m’avez dit sur la situation internationale et sur
les chances de rebond de notre économie, mais est-ce là une incitation
à acheter, à vendre ou à sauter par la fenêtre ?

mamie-2

Les billets de Michel A.

Merci à vous Monsieur Trump !

À son âge et avec sa fortune, M. Trump pourrait se la couler douce dans une villa au bord d’une belle mer chaude aux eaux turquoises. À sa place, c’est peut-être ce que j’aurais fait. Mais non, lui, il a bataillé pour devenir président des États-Unis. Peut-être d’abord par ambition personnelle, mais quand même. Et voilà un homme des plus critiqués et haïs au monde.

L’autre jour, je ne filais pas du bon coton, alors je suis allé m’allonger et j’ai regardé au fond de moi, question de trouver une solution. Ce que j’ai vu en dedans de moi, c’est d’abord un vide. Je ne pouvais pas clairement voir si c’était vide, ou si l’espace avant été vidé. J’ai ressenti l’inconsistance de ce vide et ça m’a fait penser à la politique menée par M. Trump, cette façon de naviguer à vue comme un capitaine qui aurait perdu sa carte et sa boussole.

Ce n’était pas une critique envers M. Trump, mais une observation, la constatation qu’il est impossible de conduire sa vie extérieure avec lucidité et maîtrise, quand l’intérieur manque de consistance, de présence, de clarté. Je trouve que Donald Trump (il n’est pas le seul, mais lui, difficile de le manquer) a endossé le rôle ingrat de nous renvoyer l’image de ce qui se passe lorsque cette base intérieure n’est pas suffisamment présente ni stable.

Oh, il y a beaucoup de bonnes personnes et de merveilleux mouvements citoyens partout sur la planète. Nous assistons à un éveil des consciences, c’est certain. Cela, je le vois bien. Nous sommes très nombreux à aspirer à une société plus belle, plus solidaire, plus juste, plus vivante, et à en être les acteurs et les créateurs au quotidien. Ce mouvement est enthousiasmant, mais on dirait quand même qu’il y a un vide à l’intérieur de bien des hommes et des femmes de notre monde, un vide existentiel qu’on peut chercher à combler extérieurement de plein de façons.

Expérience faite, ni les jeux vidéo, le sport, les lectures spirituelles, la télévision… (je n’ai pas essayé la drogue, mais c’est pareil je le sais)… ne peuvent nous remplir de l’essence de Soi. Cette plénitude que nous cherchons tous, cette complétude paisible et nourricière, ne peut venir que de l’intérieur.

Michel A.

Moi, Jean-Daniel

Les aventures de Jean-Daniel, semaine 78

La vie est bien faite

Trouvez-vous que la vie est bien faite ? Après être allé chez ma sœur en fin de semaine, je réponds clairement par : OUI. Nous avons passé quelques heures ensemble, avec elle et ses deux enfants. Son plus grand, Martin, voulait faire du soccer et Alice du vélo. Alors, on s’est rendu au parc.

Les enfants s’amusaient et riaient, le ciel et la nature déployaient leur beauté, les gens étaient heureux en ce jour de printemps. Je n’ai pas de doute que la vie est bien faite, même si, lorsque je vois la misère, la maladie ou les guerres, je me dis que quelque chose ne tourne pas rond. Mais ce n’est pas la faute à la vie, c’est nous qui choisissons de goûter encore à la séparation et à la peur, à oublier l’amour et la beauté que nous sommes.

C’est sûr, si on le voulait, tous ensemble, il n’y aurait plus de guerres et de malheurs. Si on se serrait les coudes, il n’y aurait plus de peurs. On n’en est pas là, je le sais bien, il y a juste à regarder la télé pour s’en rendre compte, mais ce n’est pas grave. La vie est patiente avec nous, les humains, elle sait qu’un jour nous nous retrouverons, et ferons la paix, que nous serons la paix et rayonnerons notre amour.

J’en ai parlé avec ma sœur pendant que Martin et Alice s’amusaient avec d’autres enfants du quartier, question de voir ce qu’elle en pensait. Sa réponse a été : « oui, ça serait bien ». De toute évidence, ce sujet ne l’intéressait pas. Son cœur de mère était absorbé par ce que faisaient ses enfants, et sa tête par le souper à préparer, le linge à laver et un tas de trucs du genre.

Des réflexions de cette nature ne font pas partie de son quotidien, alors je n’ai pas insisté. Nous passions un merveilleux moment ensemble, et je l’aimais telle qu’elle était là, non pas comme j’aurais aimé qu’elle soit, mais bien telle qu’elle était, avec ses préoccupations, ses rêves et ses limitations. En fait, tout cela était passé à l’arrière plan. Au premier plan de ma conscience, il n’y avait pour une rare fois que l’amour que je ressentais pour elle.

Sur le coup, je me suis rappelé la citation de Gandhi : « Sois le changement que tu veux voir dans le monde. » Je me la rappelle quand j’ai tendance à juger ou critiquer, ça me ramène à ma place, celle d’un apprenti de la vie qui n’a pas de leçon à donner. On est tous pareils, on veut faire nos expériences, et si vous êtes comme moi, vous n’aimez pas recevoir de conseils quand vous n’avez rien demandé.

Un peu après, nous sommes rentrés chez ma sœur prendre une bonne collation. Elle nous a servi à boire, des fruits, un bon gâteau de son cru et toute une variété de noix. Je vous le dis, la vie est bien faite !

Namasté,

Jean-Daniel