Michel Arnaboldi

Moi, Jean-Daniel

Les aventures de Jean-Daniel, semaine 86

Gardiennage

Ma sœur cadette et son chum sont partis en vacances dans le sud fin janvier, question de couper un peu l’hiver. Ils nous ont demandé, à Corinne et moi, si on pouvait garder leur chienne et leur chat pendant leurs vacances. Comme on aime les animaux, et qu’on savait qu’ils étaient sympas, on a dit oui tout de suite.

On pensait rendre service à Séphira et Pompon, la chienne et le chat, mais en fin de compte, les chanceux dans l’histoire, ça a été nous. Oui, car c’est deux boules d’amour que nous avons hébergées durant ces deux semaines.

Ça m’a rappelé quand j’étais enfant. Nous avions deux chats à la maison, deux chats adorables qui passaient autant de temps que possible sur nos genoux ou notre ventre à se faire câliner. Même mon père qui n’aimait pas trop montrer ses sentiments redoublait d’amour envers nos amis à quatre pattes.

Chaque fois que Corinne ou moi on rentrait à la maison, Séphira venait nous voir, toujours heureuse de nous retrouver. Cette chaleur, cette simplicité, cette joie naturelle nous remplissait à chaque fois d’un sentiment de bien-être. Bien que moins démonstratif, Pompon n’était jamais bien loin. Il attendait que nous soyons assis ou allongés pour apparaître et s’installer sur nous. Quelques câlins, et les ronrons démarraient.

La présence de Pompon et Séphira nous a fait un bien énorme. Ça fait dix jours qu’ils sont partis, et on se remet à peine du vide créé. Je vais me répéter, mais leur amour et leur chaleur nous ont bercés durant ces deux semaines. Sûr que si nous étions plus sédentaires, nous prendrions un ou deux compagnons à quatre pattes chez nous. À moins que ce soit eux qui nous prennent pour compagnons !

Namasté,

Jean-Daniel

Les billets de Michel A.

Prendre le temps de recevoir

Lorsque je souhaite quelque chose et que je ne sais pas comment l’obtenir, j’adresse ma demande à l’univers. C’est ma façon de faire. En parallèle, je fais bien sûr ce qui me semble le mieux pour obtenir la concrétisation de mon désir. Le hic, c’est que je crois que j’en fais trop.

Il est certain que dans ce domaine, je ne suis pas une exception. Nous sommes une civilisation hyperactive, maladivement active. Tout le monde, et dès un jeune âge, est comme pris dans le tourbillon : bouger, créer, traiter des informations, demander, passer à l’action… tout ce faire remplit nos journées.

On ne s’en rend plus compte, mais tous ces mouvements créent une tension intérieure. Si on ne prend pas le temps de relâcher la pression, celle-ci augmente, s’accumule et engendre des désordres. Le stress s’installe parfois sans même qu’on s’en aperçoive. On vit avec, on arrive même à trouver le stress « normal ». Non, mais quelle aberration !

Le deuxième hic, c’est qu’on ne peut pas recevoir lorsqu’on est tendu. Hé oui, ça bouche le canal, ça bloque la réception. J’ai bien observé le phénomène dans mon quotidien. Par exemple, la peur de manquer d’une chose crée instantanément une crispation en moi, et cet état de crispation forme un barrage vibratoire qui m’empêche de recevoir. C’est un cercle vicieux.

Pour prendre une image, la peur rend le téléchargement impossible. Mais il n’y a pas que la peur qui « empêche » l’univers de nous remplir de son abondance. Un état dépressif, de colère, nos résistances, toutes nos tensions limitent ou nous empêchent carrément de recevoir.

Alors, que faire ? Se détendre et se mettre en mode « réception consciente » ! C’est ce que j’ai trouvé de mieux… Concrètement, je prends un moment pour relaxer, lâcher les activités, les préoccupations, me déposer dans le moment avec confiance et accueillir… sans rien faire. Parfois, mes émotions sont trop agitées ou ça tourne un peu trop dans ma tête pour y arriver. Alors, pour m’aider, je fais quelque chose qui me met en joie et m’ancre dans le présent ou me détend profondément, comme écouter de la musique. À chacun son truc. Le vôtre, c’est quoi ?

Michel A.

Moi, Jean-Daniel

Les aventures de Jean-Daniel, semaine 85

Un petit moment d’éternité

En temps terrestre, mon expérience n’a duré que quelques minutes, mais quelles minutes ! Des minutes d’éternité, dans l’espace infini de mon cœur. Je dirais que je baignais dans un état de grâce, tant je me sentais bien. Je percevais littéralement la vie à travers l’espace de mon cœur.

Tout ce que je voyais était animé d’une vie nouvelle. L’arbre de la cour n’était plus un tronc de bois avec des branches, mais un être vibrant, rayonnant de vie. L’écureuil qui passa sur le balcon était mon frère, tout comme l’oiseau qui vint se percher juste en face de moi pour me regarder, comme s’il avait perçu que j’avais changé.

Il n’y avait plus d’objets, plus de choses inanimées. Il y avait la vie en mouvements, vibrante de lumière derrière toutes ses formes, dans tous ses corps. J’étais émerveillé et excité, tout en goûtant à une paix ineffable. Mon regard était libéré de ses réductions habituelles, mes sentiments étaient animés d’un amour inconditionnel pour tout ce que je percevais et, chose géniale, les limites de mes croyances avaient sauté.

Je jouissais d’un quasi-silence mental qui me conférait une lucidité paisible et bienveillante. Comme j’en prenais conscience, je pensai à Corinne. Il me sembla que nous nous connaissions depuis longtemps, et que notre vie actuelle était la suite logique de ce que nous avions vécu en d’autres temps. Nous nous étions donné rendez-vous, c’était clair ! Comment pourrait-il y avoir du hasard dans un monde si parfaitement orchestré ?

Un immense élan d’amour monta en moi, me submergea, un élan d’amour pour Corinne, mes sœurs, mes parents, mes amis et pour toute la vie, un élan si puissant que je partis en larmes d’émerveillement et de gratitude.

Cette expérience n’a duré que quelques minutes en temps terrestre, mais assez longtemps pour graver une empreinte durable dans ma conscience.

Namasté,

Jean-Daniel

Moi, Jean-Daniel

Les aventures de Jean-Daniel, semaine 84

Bien obligé de lâcher prise

Je me suis blessé au genou il y a quelques jours en faisant un mouvement un peu trop intense, le même genou avec lequel j’avais déjà eu des problèmes. Aussitôt, un mauvais feeling est monté en moi, accompagné d’une pensée qui disait « Oh, j’aurais pas dû faire ça ».

Je me suis allongé le temps de voir si c’était grave ou pas. Par bonheur, j’ai pu me lever et marcher. Mais la douleur a persisté les jours suivants sans perdre d’intensité. Pas besoin de vous dire que plus les jours passaient, plus je me sentais inconfortable. Mon inconfort était en fait proportionnel à mon sentiment de vulnérabilité et à mes doutes quant à la guérison.

J’aurais voulu extirper ce doute de mon mental, mais je sentais bien qu’il y était fermement implanté. Comment faire alors ?

Je me mis à réfléchir à la manière d’effacer cette croyance ou à la remplacer par une meilleure. Ça a tourné comme cela dans ma petite tête durant plusieurs jours, quand je me suis rappelé qu’Einstein avait dit qu’on ne pouvait pas résoudre un problème depuis le même niveau que le problème lui-même. J’ai su alors que la solution ne viendrait pas du mental, mais que le cœur, lui, pourrait me l’apporter !

Sur le moment, cela me sembla abstrait, mais je savais que je tenais une piste. Il me fallait oser, me lancer, ouvrir cette porte que j’avais si longtemps tenue fermée par peur d’être blessé. La vie m’invitait – c’était clair – à ouvrir mon coeur un peu plus grand, à faire confiance à cette Conscience Une qui pulsait en moi comme en tout être et toute chose.

J’avais entendu et lu des centaines de fois que nous sommes un avec la Source, la Vie, Dieu, appelez-le comme vous voulez, que rien ne nous sépare de cette Pure Conscience tout puissante si ce n’est nos croyances. Je me suis qu’il était temps de le réaliser, et de laisser cette énergie couler dans mon corps. De toute évidence, cette Conscience Une saurait mieux que moi comment guérir mon genou.

Nous savons cependant tous que l’amour ne se commande pas, qu’on ne peut rien forcer dans ce domaine. Cela aussi était clair. Le sixième jour après mon accident, alors que je prenais ma pause du midi, des pensées de peur se mirent à tourner dans ma tête avec une intensité jamais égalée. Je n’en pouvais plus de les ressentir. Fatigué, désireux de ressentir enfin cette paix que je recherchais désespérément, j’ai imaginé ma conscience descendre de ma tête dans l’espace de mon coeur. Et hop, sans même avoir eu le temps de le réaliser, j’y étais.

Le vacarme mental avait cessé, il n’était plus qu’un petit bruit en arrière-plan, loin de ma conscience, qui goûtait à une paix nouvelle et pourtant familière.

Namasté,

Jean-Daniel

Montée de lait

Gilets Jaunes : et si on sortait du moule ?

Quand nos présidents, premiers ministres, parlements et gouvernements pratiquent une politique qui ne profite qu’aux riches (82% des richesses produites en 2017 ont bénéficié « aux 1% les plus riches » alors que la moitié la plus pauvre de l’humanité n’en a pas vu une miette, selon Oxfam), faut-il s’étonner que les peuples se sentent délaissés ? Quand les politiques publiques sont dirigées par la finance et pratiquées quasiment sans état d’âme ni cœur, peut-on s’attendre à autre chose que de la colère ?

Derrière le mouvement des gilets jaunes, il y a un grand mal-être, individuel et collectif. Les causes de ce mal de vivre sont connues : inégalités et injustices sociales grandissantes, perte des libertés fondamentales, hypocrisie, manipulations, conditionnements et désir d’asservissement…

L’insatisfaction de nombreux peuples face à la politique de ses dirigeants est palpable, et il y a vraiment de quoi ! Et pourtant, les politiciens s’accrochent à leur pouvoir et continuent de défendre ceux qui les ont mis en place, au détriment de leur propre peuple. Malgré leurs discours, ils ne font pour l’instant rien ou presque pour changer les choses, juste de la cosmétique.

Depuis l’apparition du néo-libéralisme, l’écart entre riches et pauvres s’agrandit chaque année. Les ultra-riches ont leurs propres lois, protégés par l’État de la faillite (too big to fail), sur le dos de la population, qui paye et paye encore et encore. Faut-il se surprendre que ce système digne du Moyen Âge génère du mécontentement, de la colère et de la violence ?

Le système politico-économico-financier dans lequel nous vivons est d’une violence inouïe et génère une bonne part de la violence décriée par les politiciens. Auront-ils le courage de le reconnaître publiquement ? Il est si facile de mettre la faute sur les manifestants.

Les gens aspirent à vivre dignement, ce qui n’est plus possible aujourd’hui pour la plupart. Ils veulent sortir d’un système devenu kafkaïen, où irrespect et mépris des droits humains sont devenus monnaie courante. Derrière la révolte, il y a une aspiration à retrouver notre humanité !

Bien sûr, quand un peuple veut retrouver sa liberté et que le dictateur (et ses serviteurs) s’accroche au pouvoir, il y a forcément des heurts. Or, la violence ne conduit jamais à la solution. Nos dirigeants sont invités à reconnaître les origines des problèmes et à y remédier durablement. Ceux qui n’en auront pas le courage, devront partir.

Les prochains mois et les prochaines années nous révéleront le début du chemin que nous allons prendre pour bâtir une société respectueuse et saine, dans laquelle nous pourrons à nouveau marcher en femmes et hommes libres sur notre si jolie planète. Je formule le souhait que cette transition, inévitable, puisse se faire avec un maximum de douceur. Je crois que nous en sommes là dans l’histoire de notre humanité.

Une chose est sûre, nous pouvons vivre autrement, et cet autrement sera mieux. Nous sommes nombreux à le souhaiter, et cela va se faire.

Michel A.

Les billets de Michel A.

Une paix jusque là inconnue

J’ai grandi dans une famille modeste, dans un environnement marqué par la religion catholique et le monde ouvrier. Bien que pas toujours exprimées ni conscientisées, la peur de manquer et la culpabilité influençaient souvent les décisions et actions de mes parents. J’ai suivi ce moule sans savoir qu’il n’était qu’un moule.

Comme dans toutes les familles, il y avait de l’amour, mais celui-ci ne s’étendait pas au-delà des limites qu’on lui avait données. Le monde extérieur comportait des dangers et il fallait s’en protéger. Sans le savoir, j’ai confié à mon mental le rôle de me protéger, tandis que mon cœur, lui, vagabondait dans l’imaginaire.

Personne ne m’apprit à faire confiance à la guidance de mon cœur, même en amour. La « raison » primait et même dominait. J’ai cependant appris qu’elle aussi a des limites, par ailleurs bien étroites, les limites de la peur.

Depuis quelques années, je redécouvre peu à peu la nature et la force de mon cœur. Je dirais que je suis en apprentissage. Le centre de décision oscille encore entre la tête et le cœur, mais je vois que le cœur prend de plus en plus la place de guide, et je réalise qu’il est un bien meilleur guide que mon mental.

Comme je me libère progressivement de l’emprise d’un mental fort et ultra protecteur, mon cœur peut davantage s’exprimer. Je quitte les rives du jugement, de la peur, des attentes et de la comparaison propres au monde mental, pour entreprendre la traversée qui mène au monde du cœur, celui de l’amour, de l’unité et de la compassion.

Avec l’ouverture de cœur en cours, je me reconnecte de plus en plus à la Grande Vie. Cela me permet de goûter à une paix jusque là inconnue. Oh, cela n’est pas encore installé, pas encore définitivement ancré, mais en voie de…

Le cœur fait confiance, c’est sa nature. Le cœur œuvre dans l’unité, c’est sa nature. En me reconnectant à mon cœur, je me reconnecte à une énergie de paix et de confiance qui peut à nouveau nourrir tout mon être. Comme un plongeur en apnée, je peux vous dire que j’attendais ce moment avec impatience

Michel A.

Montée de lait

L’illusion d’être seul

A votre avis, une fourmi se sent-elle seule ? Vu la cohésion de leurs sociétés, je parie que non, mais pas seulement pour cela. Je vais vous dire tout de suite le fond de mon ressenti : tout est relié, tout est UN. C’est ainsi que fonctionne le monde vivant, des plus petits écosystèmes aux systèmes solaires, aux galaxies et aux univers. C’est visible, prouvé par la science.

Alors, comment se fait-il que tant de gens à la surface de notre belle planète se sentent seuls ? Le sentiment d’isolement que nous pouvons vivre en tant qu’humain est, à mon avis, lié à l’adhésion à la croyance d’être les seuls humains dans l’univers.  Beaucoup d’humains croient que la Terre est la seule planète habitée, parmi des milliards de milliards de planètes… plus isolé que cela, impossible !

Bien que cette croyance soit une illusion, les effets sont pourtant grands, comme celui de se sentir séparés de la Source, de ne pas être soutenu et accompagné dans notre vie incarnée. En vivant avec la croyance et le sentiment d’être coupé de son origine, séparé des fraternités qui nous soutiennent, pas étonnant que la souffrance de la séparation soient si présentes.

Je suis convaincu que, contrairement aux humains, les fourmis et les autres animaux n’ont pas perdu la conscience d’être reliés à tout ce qui est. C’est une réalité qui est naturelle pour eux. On peut observer cette unité en nous également : nos corps physique, éthérique, affectif et mental sont tous reliés, différents et pourtant UN. Les multiples dimensions de la vie sont imbriquées les unes dans les autres, le subtil et le dense s’unissent.

Lorsque j’ai ressenti le lien entre cette croyance et le sentiment de solitude présent dans notre humanité, c’est devenu pour moi une évidence. Nous vivons tel un enfant se croyant abandonné et séparé de ses parents parce qu’il a fermé les yeux. Souvenez-vous quand vous étiez petits ? C’est une des sensations les plus pénibles. Alors, quand on devient grand, on fait tout pour ne pas la ressentir. Pourtant, cet isolement est une illusion, un voile posé sur notre conscience par notre adhésion à des croyances erronées. La bonne nouvelle, c’est que nous pouvons les déposer ou les changer, et retrouver la conscience de faire partie de ce grand TOUT !

Michel A.

Montée de lait

Aide-toi et le ciel t’aidera !

Nos corps d’humains ont été conçus à l’origine dans un environnement naturel et ont vécu durant des millénaires dans un environnement qui ne connaissait pas la pollution dans laquelle nous baignons aujourd’hui. Remarquez qu’il n’y a pas si longtemps, notre environnement était encore propre et sain. Cela s’est dégradé grandement depuis un à deux siècles seulement.

Nos corps ne savent pas quoi faire avec toutes les pollutions que nous leur faisons ingérer tous les jours ou auxquelles ils sont soumis bien malgré eux. Face à ces défis, auxquels ils n’ont pas été préparés, ils tournent en rond, dépensant une énergie considérable pour trouver une solution qui ne vient forcément pas. Pas étonnant que la fatigue soit si présente pour nombre d’humains.

Il y a bien sûr les polluants chimiques, assez bien connus, qui pullulent dans l’industrie, et qu’on retrouve dans toutes les maisons. Il y a aussi des pollutions plus invisibles, mais toutes aussi toxiques, comme la radioactivité (dégagée par les centrales nucléaires à dose non négligeable en temps dit normal) et les micro-ondes. Avec les réseaux 5G qui s’en viennent, nous allons vivre dans un environnement saturé d’ondes déstructurant la géométrie naturelle de nos corps. Les dégâts seront encore plus grands. Les personnes sensibles ne pourront que fuir les régions habitées.

Il y a aussi des pollutions banalisées, ce qui n’enlève rien à leurs effets négatifs : le bruit (on commence à reconnaître sa nocivité sur le système nerveux), les drogues de synthèse (dévastatrices), les micro-particules dont les effets sur les organismes sont méconnues et passées sous silence, etc. Pensez-vous que nos corps peuvent vivre longtemps en santé dans ces conditions ? Ou croyez-vous, comme certains, que la science va tout arranger ?

Aide-toi et le ciel t’aidera, vous connaissez ? Je connais cette maxime depuis longtemps, mais aujourd’hui je la comprends autrement. Je comprends que si nous souhaitons une amélioration, de notre santé par exemple, ou dans tout autre domaine, nous devons faire la part des choses.

Inutile d’appeler la guérison, ou toute autre amélioration souhaitée, si nous refusons de faire ce qu’il faut pour la recevoir.

Pour atteindre un but, il s’agit de poser les gestes nécessaires à son accomplissement. Pour améliorer la santé de nos populations par exemple, il est nécessaire d’apporter des changements dans nos modes de vie, comme nos habitudes de consommation, mais aussi de modifier notre façon d’interagir ensemble et avec notre environnement. Notre organisation économique et financière doit être complètement revue pour devenir durable, socialement et écologiquement. Si nous nous contons des histoires du genre : je vais continuer à vivre comme maintenant et tout va aller mieux, cela revient à se dire : je vais fermer les yeux et tout va s’arranger.

Lorsque nous faisons un pas dans la direction de l’harmonie, de la santé, donc de l’amour et de l’unité, l’univers en fait dix ! À nous de savoir quel avenir nous voulons bâtir !

Michel A.

Les billets de Michel A.

Croire ou ne pas croire

Une foule de pensées traversent quotidiennement ma tête. Certaines sont utiles, d’autres ne mènent à rien. Certaines sont teintées de peur, d’autres de joie. Mais peu importe leur nature, je ne suis pas obligé de les croire.

Ce n’est pas parce qu’une pensée est captée par mon mental, qui fonctionne comme un poste récepteur, que je dois la faire mienne. Non, une pensée, je la vois comme une information qui arrive à ma conscience. Avant d’y adhérer, je peux me demander si elle est utile, constructive, génératrice de paix et d’harmonie ou non.

Nos pensées ont la force que nous leur accordons. Si elles ne font pas notre affaire, pourquoi ne pas simplement les laisser aller ? Lorsqu’on s’y accroche, on leur donne notre énergie. Dans le cas contraire, elles passent et on peu ou pas d’influence. C’est ainsi que nous pouvons modifier avec le temps nos habitudes, le contenu de nos mémoires et même nos traits de caractère.

Enfant, j’ai baigné dans un environnement familial et social dont j’ai suivi les règles. Puis, je me suis posé des questions sur la pertinence de ce mode de vie. Ma conscience s’est éveillée et a mûri. C’est un processus continu, l’histoire de ma vie, la vie d’un humain qui revient à sa vraie nature. Paradoxalement, c’est en croyant que je suis un être éternel et non limité à ma forme physique que je me libère des limites de mes croyances.

C’est notre présence consciente à soi qui nous offre cette capacité de vigilance, et cette vigilance nous permet de faire des choix de plus en plus alignés avec notre nature première, avec notre essence.

Nos croyances peuvent nous enfoncer dans des limites très étroites, particulièrement quand elles deviennent rigides, dogmatiques, mais elles peuvent aussi servir de tremplin vers notre liberté retrouvée.

Michel A.

Moi, Jean-Daniel

Les aventures de Jean-Daniel, semaine 83

Il n’y a rien que je suis censé faire

Face à cette affirmation, vous me direz peut-être : « Mon ami, moi je dois m’arrêter au feu rouge, payer mes impôts et manger tous les jours, même si j’aimerais faire autrement. Je n’échappe pas à ces obligations. »

Effectivement, on peut voir ces actions comme des obligations, auxquelles on ne peut échapper. On peut cependant les voir sous un autre angle, soit comme des actions faites de bonne grâce (volontairement). L’énergie qui sous-tend l’action est radicalement différente. J’en ai fait l’expérience. Alors, ne me croyez pas, essayez et vous comprendrez mieux ce que je veux dire.

Dans mes cours à l’université, je suis toujours le plus âgé. Certains camarades d’étude me trouvent cool, et d’autres m’ont fait comprendre à mi-mots qu’ils me trouvent un peu bizarre. J’ai compris entre les lignes que, selon eux, je serais censé, à mon âge, avoir un emploi avec un bon salaire et une situation stable. Je n’entre pas dans leur vision « académique de la vie ».

Au début, ça m’a fait sourire, puis j’y ai vu une invitation à retourner voir en-dedans ce que je souhaitais vraiment. Vous savez, ce type de questionnements n’est pas nouveau pour moi, car mon père aussi m’a souvent fait ce genre de remarques : « À ton âge, tu devrais… »

Je devrais quoi ? Que suis-je censé faire ou être ? Serais-je un automate, avec un programme prédéterminé, censé répondre aux attentes de la famille et de la société, gagner de l’argent, payer une hypothèque, avoir un VUS et une piscine ?

Je ne m’y suis jamais résolu, et, voyez-vous, cela m’a bien servi. Car accepter d’être censé faire quelque chose équivaut pour moi à renoncer à ma liberté et à donner à autrui le pouvoir de décider de ma vie. Alors, commence la longue liste des obligations…

J’ai préféré m’appuyer sur la vision « Il n’y a rien que je suis censé faire ». Quand je fais quelque chose, je « choisis » de le faire. Par exemple, je m’arrête au feu rouge parce que je sais que c’est plus sécuritaire pour tous. Si je prends la voiture et que je me retrouve dans un bouchon, j’en accepte la responsabilité. Puisque c’était mon choix de partir en voiture, il ne m’est plus possible de crier au scandale ou de critiquer la mauvaise gestion du trafic. Bye bye victime, et finie la déperdition d’énergie qui vient avec !

Appliquée au quotidien, cette approche m’a rapidement sorti du monde des « ça ne devrait pas être comme ceci » et « ça devrait être comme cela », ce monde de jugements et de pseudo-obligations qui semble si lourd. Quand le sac à dos que je porte me semble trop lourd, je me rappelle que je peux le poser. Bien sûr, je le réendosse régulièrement, mais de moins en moins souvent, car il y a maintenant en moi cette petite voix familière qui me rappelle que je peux juste « être » ce que je suis, sans rien devoir ajouter.

Namasté,

Jean-Daniel