Archives mensuelles : janvier 2019

Les billets de Michel A.

Prendre le temps de recevoir

Lorsque je souhaite quelque chose et que je ne sais pas comment l’obtenir, j’adresse ma demande à l’univers. C’est ma façon de faire. En parallèle, je fais bien sûr ce qui me semble le mieux pour obtenir la concrétisation de mon désir. Le hic, c’est que je crois que j’en fais trop.

Il est certain que dans ce domaine, je ne suis pas une exception. Nous sommes une civilisation hyperactive, maladivement active. Tout le monde, et dès un jeune âge, est comme pris dans le tourbillon : bouger, créer, traiter des informations, demander, passer à l’action… tout ce faire remplit nos journées.

On ne s’en rend plus compte, mais tous ces mouvements créent une tension intérieure. Si on ne prend pas le temps de relâcher la pression, celle-ci augmente, s’accumule et engendre des désordres. Le stress s’installe parfois sans même qu’on s’en aperçoive. On vit avec, on arrive même à trouver le stress « normal ». Non, mais quelle aberration !

Le deuxième hic, c’est qu’on ne peut pas recevoir lorsqu’on est tendu. Hé oui, ça bouche le canal, ça bloque la réception. J’ai bien observé le phénomène dans mon quotidien. Par exemple, la peur de manquer d’une chose crée instantanément une crispation en moi, et cet état de crispation forme un barrage vibratoire qui m’empêche de recevoir. C’est un cercle vicieux.

Pour prendre une image, la peur rend le téléchargement impossible. Mais il n’y a pas que la peur qui « empêche » l’univers de nous remplir de son abondance. Un état dépressif, de colère, nos résistances, toutes nos tensions limitent ou nous empêchent carrément de recevoir.

Alors, que faire ? Se détendre et se mettre en mode « réception consciente » ! C’est ce que j’ai trouvé de mieux… Concrètement, je prends un moment pour relaxer, lâcher les activités, les préoccupations, me déposer dans le moment avec confiance et accueillir… sans rien faire. Parfois, mes émotions sont trop agitées ou ça tourne un peu trop dans ma tête pour y arriver. Alors, pour m’aider, je fais quelque chose qui me met en joie et m’ancre dans le présent ou me détend profondément, comme écouter de la musique. À chacun son truc. Le vôtre, c’est quoi ?

Michel A.

Moi, Jean-Daniel

Les aventures de Jean-Daniel, semaine 85

Un petit moment d’éternité

En temps terrestre, mon expérience n’a duré que quelques minutes, mais quelles minutes ! Des minutes d’éternité, dans l’espace infini de mon cœur. Je dirais que je baignais dans un état de grâce, tant je me sentais bien. Je percevais littéralement la vie à travers l’espace de mon cœur.

Tout ce que je voyais était animé d’une vie nouvelle. L’arbre de la cour n’était plus un tronc de bois avec des branches, mais un être vibrant, rayonnant de vie. L’écureuil qui passa sur le balcon était mon frère, tout comme l’oiseau qui vint se percher juste en face de moi pour me regarder, comme s’il avait perçu que j’avais changé.

Il n’y avait plus d’objets, plus de choses inanimées. Il y avait la vie en mouvements, vibrante de lumière derrière toutes ses formes, dans tous ses corps. J’étais émerveillé et excité, tout en goûtant à une paix ineffable. Mon regard était libéré de ses réductions habituelles, mes sentiments étaient animés d’un amour inconditionnel pour tout ce que je percevais et, chose géniale, les limites de mes croyances avaient sauté.

Je jouissais d’un quasi-silence mental qui me conférait une lucidité paisible et bienveillante. Comme j’en prenais conscience, je pensai à Corinne. Il me sembla que nous nous connaissions depuis longtemps, et que notre vie actuelle était la suite logique de ce que nous avions vécu en d’autres temps. Nous nous étions donné rendez-vous, c’était clair ! Comment pourrait-il y avoir du hasard dans un monde si parfaitement orchestré ?

Un immense élan d’amour monta en moi, me submergea, un élan d’amour pour Corinne, mes sœurs, mes parents, mes amis et pour toute la vie, un élan si puissant que je partis en larmes d’émerveillement et de gratitude.

Cette expérience n’a duré que quelques minutes en temps terrestre, mais assez longtemps pour graver une empreinte durable dans ma conscience.

Namasté,

Jean-Daniel