Archives mensuelles : décembre 2018

Moi, Jean-Daniel

Les aventures de Jean-Daniel, semaine 84

Bien obligé de lâcher prise

Je me suis blessé au genou il y a quelques jours en faisant un mouvement un peu trop intense, le même genou avec lequel j’avais déjà eu des problèmes. Aussitôt, un mauvais feeling est monté en moi, accompagné d’une pensée qui disait « Oh, j’aurais pas dû faire ça ».

Je me suis allongé le temps de voir si c’était grave ou pas. Par bonheur, j’ai pu me lever et marcher. Mais la douleur a persisté les jours suivants sans perdre d’intensité. Pas besoin de vous dire que plus les jours passaient, plus je me sentais inconfortable. Mon inconfort était en fait proportionnel à mon sentiment de vulnérabilité et à mes doutes quant à la guérison.

J’aurais voulu extirper ce doute de mon mental, mais je sentais bien qu’il y était fermement implanté. Comment faire alors ?

Je me mis à réfléchir à la manière d’effacer cette croyance ou à la remplacer par une meilleure. Ça a tourné comme cela dans ma petite tête durant plusieurs jours, quand je me suis rappelé qu’Einstein avait dit qu’on ne pouvait pas résoudre un problème depuis le même niveau que le problème lui-même. J’ai su alors que la solution ne viendrait pas du mental, mais que le cœur, lui, pourrait me l’apporter !

Sur le moment, cela me sembla abstrait, mais je savais que je tenais une piste. Il me fallait oser, me lancer, ouvrir cette porte que j’avais si longtemps tenue fermée par peur d’être blessé. La vie m’invitait – c’était clair – à ouvrir mon coeur un peu plus grand, à faire confiance à cette Conscience Une qui pulsait en moi comme en tout être et toute chose.

J’avais entendu et lu des centaines de fois que nous sommes un avec la Source, la Vie, Dieu, appelez-le comme vous voulez, que rien ne nous sépare de cette Pure Conscience tout puissante si ce n’est nos croyances. Je me suis qu’il était temps de le réaliser, et de laisser cette énergie couler dans mon corps. De toute évidence, cette Conscience Une saurait mieux que moi comment guérir mon genou.

Nous savons cependant tous que l’amour ne se commande pas, qu’on ne peut rien forcer dans ce domaine. Cela aussi était clair. Le sixième jour après mon accident, alors que je prenais ma pause du midi, des pensées de peur se mirent à tourner dans ma tête avec une intensité jamais égalée. Je n’en pouvais plus de les ressentir. Fatigué, désireux de ressentir enfin cette paix que je recherchais désespérément, j’ai imaginé ma conscience descendre de ma tête dans l’espace de mon coeur. Et hop, sans même avoir eu le temps de le réaliser, j’y étais.

Le vacarme mental avait cessé, il n’était plus qu’un petit bruit en arrière-plan, loin de ma conscience, qui goûtait à une paix nouvelle et pourtant familière.

Namasté,

Jean-Daniel

Montée de lait

Gilets Jaunes : et si on sortait du moule ?

Quand nos présidents, premiers ministres, parlements et gouvernements pratiquent une politique qui ne profite qu’aux riches (82% des richesses produites en 2017 ont bénéficié « aux 1% les plus riches » alors que la moitié la plus pauvre de l’humanité n’en a pas vu une miette, selon Oxfam), faut-il s’étonner que les peuples se sentent délaissés ? Quand les politiques publiques sont dirigées par la finance et pratiquées quasiment sans état d’âme ni cœur, peut-on s’attendre à autre chose que de la colère ?

Derrière le mouvement des gilets jaunes, il y a un grand mal-être, individuel et collectif. Les causes de ce mal de vivre sont connues : inégalités et injustices sociales grandissantes, perte des libertés fondamentales, hypocrisie, manipulations, conditionnements et désir d’asservissement…

L’insatisfaction de nombreux peuples face à la politique de ses dirigeants est palpable, et il y a vraiment de quoi ! Et pourtant, les politiciens s’accrochent à leur pouvoir et continuent de défendre ceux qui les ont mis en place, au détriment de leur propre peuple. Malgré leurs discours, ils ne font pour l’instant rien ou presque pour changer les choses, juste de la cosmétique.

Depuis l’apparition du néo-libéralisme, l’écart entre riches et pauvres s’agrandit chaque année. Les ultra-riches ont leurs propres lois, protégés par l’État de la faillite (too big to fail), sur le dos de la population, qui paye et paye encore et encore. Faut-il se surprendre que ce système digne du Moyen Âge génère du mécontentement, de la colère et de la violence ?

Le système politico-économico-financier dans lequel nous vivons est d’une violence inouïe et génère une bonne part de la violence décriée par les politiciens. Auront-ils le courage de le reconnaître publiquement ? Il est si facile de mettre la faute sur les manifestants.

Les gens aspirent à vivre dignement, ce qui n’est plus possible aujourd’hui pour la plupart. Ils veulent sortir d’un système devenu kafkaïen, où irrespect et mépris des droits humains sont devenus monnaie courante. Derrière la révolte, il y a une aspiration à retrouver notre humanité !

Bien sûr, quand un peuple veut retrouver sa liberté et que le dictateur (et ses serviteurs) s’accroche au pouvoir, il y a forcément des heurts. Or, la violence ne conduit jamais à la solution. Nos dirigeants sont invités à reconnaître les origines des problèmes et à y remédier durablement. Ceux qui n’en auront pas le courage, devront partir.

Les prochains mois et les prochaines années nous révéleront le début du chemin que nous allons prendre pour bâtir une société respectueuse et saine, dans laquelle nous pourrons à nouveau marcher en femmes et hommes libres sur notre si jolie planète. Je formule le souhait que cette transition, inévitable, puisse se faire avec un maximum de douceur. Je crois que nous en sommes là dans l’histoire de notre humanité.

Une chose est sûre, nous pouvons vivre autrement, et cet autrement sera mieux. Nous sommes nombreux à le souhaiter, et cela va se faire.

Michel A.

Les billets de Michel A.

Une paix jusque là inconnue

J’ai grandi dans une famille modeste, dans un environnement marqué par la religion catholique et le monde ouvrier. Bien que pas toujours exprimées ni conscientisées, la peur de manquer et la culpabilité influençaient souvent les décisions et actions de mes parents. J’ai suivi ce moule sans savoir qu’il n’était qu’un moule.

Comme dans toutes les familles, il y avait de l’amour, mais celui-ci ne s’étendait pas au-delà des limites qu’on lui avait données. Le monde extérieur comportait des dangers et il fallait s’en protéger. Sans le savoir, j’ai confié à mon mental le rôle de me protéger, tandis que mon cœur, lui, vagabondait dans l’imaginaire.

Personne ne m’apprit à faire confiance à la guidance de mon cœur, même en amour. La « raison » primait et même dominait. J’ai cependant appris qu’elle aussi a des limites, par ailleurs bien étroites, les limites de la peur.

Depuis quelques années, je redécouvre peu à peu la nature et la force de mon cœur. Je dirais que je suis en apprentissage. Le centre de décision oscille encore entre la tête et le cœur, mais je vois que le cœur prend de plus en plus la place de guide, et je réalise qu’il est un bien meilleur guide que mon mental.

Comme je me libère progressivement de l’emprise d’un mental fort et ultra protecteur, mon cœur peut davantage s’exprimer. Je quitte les rives du jugement, de la peur, des attentes et de la comparaison propres au monde mental, pour entreprendre la traversée qui mène au monde du cœur, celui de l’amour, de l’unité et de la compassion.

Avec l’ouverture de cœur en cours, je me reconnecte de plus en plus à la Grande Vie. Cela me permet de goûter à une paix jusque là inconnue. Oh, cela n’est pas encore installé, pas encore définitivement ancré, mais en voie de…

Le cœur fait confiance, c’est sa nature. Le cœur œuvre dans l’unité, c’est sa nature. En me reconnectant à mon cœur, je me reconnecte à une énergie de paix et de confiance qui peut à nouveau nourrir tout mon être. Comme un plongeur en apnée, je peux vous dire que j’attendais ce moment avec impatience

Michel A.