Archives mensuelles : octobre 2018

La blague de Mamie Choupie

Le jour de la rentrée, l’institutrice interroge ses élèves sur la façon
dont ils ont passé leurs vacances. Simon, tout sourire, raconte son été :
– Avec mes parents, on est allés en Alsace rendre visite à ma grand-mère
dans un petit village qui se nomme Muntzenheim …

– C’est bien Simon, peux-tu dire à tes copains comme s’écrit le nom du village ?
– Je peux surtout leur annoncer une excellente nouvelle madame !
Ma grand-mère a déménagé : maintenant, elle habite à Paris !

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Les billets de Michel A.

Si tu veux la paix, cultive la paix !

Tout ce à quoi nous accordons notre attention, nous le renforçons. Je me suis donc posé la question pour mieux voir à quoi je donnais mon énergie, surtout par mes pensées, parce que c’est là que ça voyage le plus vite.

J’ai premièrement constaté que mes pensées avaient tendance à revenir sur les mêmes sujets. L’écologie au sens large, par exemple, est à la racine de mes pensées. Je ne sais pas exactement pourquoi, mais je suppose que j’ai développé avec le temps un grand amour pour la nature et une grande affinité pour ce sujet.

Mon regard sur une action, une situation, un choix, est teinté par mon envie de vivre le plus en harmonie possible avec la nature, la terre, la Vie. Cette approche du quotidien me satisfait, car c’est une voie d’harmonie. Cependant, comme la plupart des gens accordent beaucoup moins d’importance que moi à l’écologie, ça peut devenir un sujet de frustration. C’est donc là qu’il est important que je sois vigilant, car je ne veux pas nourrir de frustration ni de jugement, qui iraient à l’encontre de l’harmonie recherchée.

Comment faire alors ? J’ai compris avec le temps (quelques dizaines d’années) qu’il y a différentes formes de sensibilité, des buts de vie comme des niveaux de conscience très variés, et que je ne sais pas ce qui est bon pour les autres. Alors, je me suis dit qu’il était plus sage et plus sain et vivre avec tolérance, bienveillance et compassion, cela autant que faire se peut, comme dirait Gandalf. Cette approche ne remet pas en question mes objectifs écologiques, mais je sais maintenant que je n’ai pas à les imposer à quiconque. De cela, la Grande Vie va s’en charger, c’est d’ailleurs commencé. À chacun ses expériences, ses choix et les conséquences qui en découlent.

Je sais que nous devrons rapidement changer notre relation à la nature, à la Terre-Mère et à la vie en générale. Mais plutôt que de critiquer notre comportement en matière d’écologie (en tant que collectivité ou individu), j’essaie, si je sens cela approprié, d’informer, de conscientiser et de proposer des alternatives.

Garder cette vision de l’harmonie présente dans ma conscience me permet, comme un phare dans la brume, d’éviter de dévier de cette voie et de tomber dans le jugement et la critique. C’est si facile, et cela m’arrive encore bien sûr, mais je me ramène chaque fois un peu plus vite dans la tolérance. C’est ainsi que j’essaie de cultiver, au mieux de mes possibilités, cette harmonie qui me tient tant à cœur !

Namasté,

Michel A.

Montée de lait

Aide-toi et le ciel t’aidera !

Nos corps d’humains ont été conçus à l’origine dans un environnement naturel et ont vécu durant des millénaires dans un environnement qui ne connaissait pas la pollution dans laquelle nous baignons aujourd’hui. Remarquez qu’il n’y a pas si longtemps, notre environnement était encore propre et sain. Cela s’est dégradé grandement depuis un à deux siècles seulement.

Nos corps ne savent pas quoi faire avec toutes les pollutions que nous leur faisons ingérer tous les jours ou auxquelles ils sont soumis bien malgré eux. Face à ces défis, auxquels ils n’ont pas été préparés, ils tournent en rond, dépensant une énergie considérable pour trouver une solution qui ne vient forcément pas. Pas étonnant que la fatigue soit si présente pour nombre d’humains.

Il y a bien sûr les polluants chimiques, assez bien connus, qui pullulent dans l’industrie, et qu’on retrouve dans toutes les maisons. Il y a aussi des pollutions plus invisibles, mais toutes aussi toxiques, comme la radioactivité (dégagée par les centrales nucléaires à dose non négligeable en temps dit normal) et les micro-ondes. Avec les réseaux 5G qui s’en viennent, nous allons vivre dans un environnement saturé d’ondes déstructurant la géométrie naturelle de nos corps. Les dégâts seront encore plus grands. Les personnes sensibles ne pourront que fuir les régions habitées.

Il y a aussi des pollutions banalisées, ce qui n’enlève rien à leurs effets négatifs : le bruit (on commence à reconnaître sa nocivité sur le système nerveux), les drogues de synthèse (dévastatrices), les micro-particules dont les effets sur les organismes sont méconnues et passées sous silence, etc. Pensez-vous que nos corps peuvent vivre longtemps en santé dans ces conditions ? Ou croyez-vous, comme certains, que la science va tout arranger ?

Aide-toi et le ciel t’aidera, vous connaissez ? Je connais cette maxime depuis longtemps, mais aujourd’hui je la comprends autrement. Je comprends que si nous souhaitons une amélioration, de notre santé par exemple, ou dans tout autre domaine, nous devons faire la part des choses.

Inutile d’appeler la guérison, ou toute autre amélioration souhaitée, si nous refusons de faire ce qu’il faut pour la recevoir.

Pour atteindre un but, il s’agit de poser les gestes nécessaires à son accomplissement. Pour améliorer la santé de nos populations par exemple, il est nécessaire d’apporter des changements dans nos modes de vie, comme nos habitudes de consommation, mais aussi de modifier notre façon d’interagir ensemble et avec notre environnement. Notre organisation économique et financière doit être complètement revue pour devenir durable, socialement et écologiquement. Si nous nous contons des histoires du genre : je vais continuer à vivre comme maintenant et tout va aller mieux, cela revient à se dire : je vais fermer les yeux et tout va s’arranger.

Lorsque nous faisons un pas dans la direction de l’harmonie, de la santé, donc de l’amour et de l’unité, l’univers en fait dix ! À nous de savoir quel avenir nous voulons bâtir !

Michel A.

Moi, Jean-Daniel

Les aventures de Jean-Daniel, semaine 82

Pause télé

Le déménagement nous a donné l’idée, à Corinne et moi, de ne pas reprendre de télé pour six mois. Oui, on voulait voir à quoi allait ressembler notre vie sans elle. On s’est dit que nous pourrions utiliser le temps libéré pour découvrir la belle région de l’Estrie en balades et aussi pour nous faire plaisir à travers différentes activités comme les arts. Corinne aime le dessin et la peinture, qu’elle a peu pratiqués ces derniers mois, et de mon côté j’avais envie de me remettre à la musique. C’était la bonne occasion !

Ça fait donc un mois et demi que nous vivons sans télé. Un nouveau rythme s’est installé, et j’y prends maintenant plaisir. Je dis maintenant, car ce n’était pas le cas au début. Oui, Corinne et moi sommes passés par une sorte de désintoxication, une période de sevrage.

En fin de journée par exemple, quand on se sentait fatigué, ou qu’on avait simplement envie de ne rien faire, on avait l’habitude de s’écraser sur le canapé et d’allumer la télé. Les programmes étaient peut-être sans intérêt, mais on pouvait passer la soirée entière à la regarder comme des semi-automates La facilité quoi ! Mine de rien, la télé, c’est très hypnotique.

On s’est donc retrouvé face à nous-mêmes, avec des choix à faire si on ne voulait pas tourner en rond habité par un sentiment d’ennui. Comme on se l’était dit, on s’est motivé pour aller marcher, arranger l’appartement à notre goût, rendre visite à des amis, lire un bon bouquin ou faire une activité plus artistique.

Un mois et demi plus tard, je peux vous dire que nous apprécions le défi qu’on s’est donné. La grande différence qu’on peut observer, ou plutôt vivre, c’est qu’on ne fait plus les choses aussi machinalement qu’avant. Corinne et moi, on en a parlé, et notre constat à tous les deux est que nous habitons bien davantage nos instants. On a la sensation de vivre nos moments plus intensément, d’être plus présents, si vous voyez ce que je veux dire.

C’est marrant, mais j’avais connu cette sensation agréable lors de mon séjour en Inde. À mon retour cependant, seul dans mon appartement, j’avais rapidement repris mes habitudes d’avant. Aujourd’hui je me dis que vivre le fameux moment présent dont tout le monde parle, ce n’est peut-être pas si compliqué. Et s’il suffisait simplement d’habiter ces instants que la Vie nous donne ?

Namasté,

Jean-Daniel