Archives mensuelles : septembre 2018

Les billets de Michel A.

La vie, c’est maintenant

Et si aujourd’hui était votre dernière journée sur la Terre, comment la passeriez-vous ? Auriez-vous les mêmes envies, projets, intérêts ?

C’est drôle, nous les humains, on prend tous les jours pour acquis qu’il y aura un lendemain. On vit dans notre petite routine, alignant les jours, remplissant notre liste de choses à faire, faisant souvent les choses dans l’attente d’un lendemain meilleur. Mais il n’y a rien de sûr à cela.

Je ne dis pas qu’il n’est pas bon d’œuvrer pour un futur plus représentatif de nos aspirations. C’est pour moi une motivation.  Mais avez-vous songé qu’aujourd’hui est peut-être la dernière journée que vous passerez avec votre famille, vos amis ? C’est trop morbide et vous préférez ne pas y penser. Je trouve au contraire que d’être conscient de cela me permet de mieux apprécier chaque moment qu’il m’est donné de vivre.

Ça vous rend triste ? Ah, bien sûr, il y a la peur de la séparation et le réflexe de fuir cette souffrance, alors pour certains, autant ne pas y penser. Mais fuir sa souffrance ne la fait pas disparaître. Par expérience, je peux vous le dire, en la tassant dans un coin, un recoin même, je n’ai fait que reporter ce rendez-vous, inévitable.

Présentement sur Terre, la vie est mouvementée et pas toujours facile, c’est le moins qu’on puisse dire. Néanmoins, je vois ma vie comme un don, une grâce de vivre sur une si jolie planète, et je fais de mon mieux pour préserver ce don précieux, tout en ne sachant pas ce que l’avenir me réserve.

Alors, comme « maintenant » est la seule vraie réalité, j’essaie de nourrir ce « maintenant » d’ouverture, de liberté, de rires, d’unité, de toutes ces choses petites et grandes qui rendent la vie belle et épanouissante !

Michel A.

Moi, Jean-Daniel

Les aventures de Jean-Daniel, semaine 81

On a déménagé !

C’est fait, nous avons déménagé à Magog durant les vacances. Corinne a rencontré la directrice de l’école durant l’été. Elle lui a expliqué comment fonctionne l’établissement et lui a présenté le programme d’enseignement. Trop tentant pour qu’elle refuse ! Dans cette école, pas de bourrage de crânes. La philosophie de l’école pourrait être définie comme suit : aider les enfants à se connaître, à développer leurs talents et compétences, à vivre ensemble dans le respect de l’identité de chacun et de son environnement.

Quand elle m’a dit ça, je suis resté pantois. Je ne savais pas que des écoles avaient cette philosophie au Québec ! En plus, la nature et les animaux vont être très présents durant les cours, des partenaires d’apprentissage et de vie comme ils les décrivent. Pas besoin de vous dire que Corinne est très motivée. Qui plus est, elle aura une petite classe, le rêve de toute enseignante !

Ses hésitations, qui venaient de la perte des avantages sociaux de la fonction publique, ont été relativisées. Au pire, comme elle dit, si ça ne marche pas, elle pourra y retourner après cette expérience dans une école alternative. Ça l’a rassuré de savoir qu’elle ne s’engageait pas pour les trente prochaines années.

Évidemment, avec tout ce qu’elle a à mettre en place à l’école, Corinne est très occupée. J’en profite de mon côté pour mettre l’appartement à notre goût, du mieux que je peux. Je ne suis pas un champion de la décoration, mais avec ses bons conseils, je me débrouille assez bien.

Vous vous demandez peut-être ce que je vais faire. Eh bien, je vais retourner un peu sur les bancs d’école, à l’Uni de Sherbrooke plus précisément, mais pas à plein temps, non, non. J’ai déjà un petit boulot… livreur de pizzas à Sherbrooke ! C’est même pas une blague. Mais bon, on s’entend que c’est provisoire, en attendant mieux !

Namasté,

Jean-Daniel