Archives mensuelles : juin 2018

Les billets de Michel A.

À l’école de l’amour

Ça ne paraît peut-être pas en voyageant dans le métro ou en regardant la télé, mais oui, nous sommes à l’école de l’amour. La Terre est, à mon humble avis, une planète-école universelle de l’Amour.

On balbutie, on tâtonne et on hésite encore beaucoup, mais on avance. La conscience de l’amour grandit. Vous en doutez ? J’ai de bons arguments qui penchent de mon côté, vous savez. Je vous en donne quelques-uns en vrac et sans ordre d’importance : l’égalité homme-femme devient une priorité grandissante à l’échelle planétaire, la protection de l’environnement s’impose comme une nécessité, les inégalités sociales et salariales sont remises en question, les gens se tournent de plus en plus vers une médecine intégrative en phase avec notre biologie, les discours politiquement corrects ne convainquent presque plus personne, le matérialisme n’arrive plus à compenser nos besoins intérieurs refoulés, les écoles alternatives se développent, de plus en plus de gens veulent une alimentation saine et de proximité.

Il n’y a pas à s’étonner que les anciennes façons de faire ne satisfassent pas les générations nouvelles, ni une partie des anciennes non plus. L’humanité cherche autre chose, elle a besoin d’autre chose !

La force active derrière ces changements de comportement est l’amour. L’amour en action, qui stimule nos consciences, modifie nos intérêts, transforme notre ADN. Oui, ça va bien sûr jusque là, puisque tout est lié, le haut et le bas, le subtil et le dense.

L’amour nous réveille à nous-mêmes, nous appelle à revenir à ce que nous sommes. L’entendez-vous ? Sentez-vous l’appel de votre cœur, de la Terre-Mère, des étoiles ? Oui, alors je sous invite à l’écouter et à suivre cet élan, car l’amour est notre meilleur guide, car l’amour est notre nature première et éternelle.

Michel A.

Moi, Jean-Daniel

Les aventures de Jean-Daniel, semaine 80

Laisser mûrir

Nous sommes allés faire un tour en Estrie en fin de semaine. Corinne voulait voir l’école qui l’a contactée, et visiter Magog ainsi que les environs, pour voir comment elle s’y sentait et à quoi ressemble la région.

L’école se trouve en périphérie de la ville. Outre le bâtiment, elle comprend un bel espace de jeu et un grand terrain aménagé de végétation. Ça lui a tout de suite plu. Son école actuelle est située en ville, et à part de l’asphalte, il n’y a pas grand chose, ce qu’elle trouve triste pour les enfants.

Après avoir fait le tour de l’école, nous sommes allés nous balader dans le Marais de la Rivière aux Cerises, un magnifique espace naturel situé non loin de là. Corinne avait besoin de parler, ça l’aide à voir clair dans ses pensées. L’opportunité lui semble belle de pouvoir enseigner et évoluer dans un environnement plus en accord avec ses valeurs, mais quitter l’école gouvernementale où elle enseigne équivaut  à perdre sa sécurité d’emploi et quelques avantages sociaux. Nous en avons donc parlé, ainsi que de mes aspirations. N’étant pas encore au clair sur ce que je souhaite faire, je lui ai dit que pour moi, Québec ou Magog ne faisait pas une grande différence au niveau professionnel.

Chose certaine, la région nous plaît à tous les deux. Bien entendu, si nous déménageons, nous ne verrons plus autant notre famille ni notre cercle d’amis actuel. Une vie nouvelle serait à rebâtir. Sommes-nous prêts à cela ? Un mélange d’excitation et de doutes flottait autour de nous, ainsi que pas mal de bibittes. Heureusement, Corinne avait pensé au chasse-moustiques.

Parfois la vie nous impose une direction, sous la forme d’un licenciement ou d’une maladie, et parfois elle nous laisse le choix de lui donner nous-mêmes une nouvelle orientation. Sommes-nous parfois testés dans notre foi et la manifestation de nos valeurs ? Y aurait-il des promotions ? Peut-être. Comme Corinne va rencontrer la directrice de l’école à la fin du mois, nous avons donc encore le temps de laisser mûrir.

Je vous dirai ce qu’il en est à la rentrée. D’ici là, bon été et bonnes vacances !

Jean-Daniel

Moi, Jean-Daniel

Les aventures de Jean-Daniel, semaine 79

Penser autrement

Mon projet de réorientation professionnelle a donné des idées à Corinne. Elle aime son emploi d’enseignante spécialisée, mais l’environnement dans lequel elle évolue lui impose beaucoup de limites. Dans le domaine de l’enseignement comme de la psychologie, les dogmes ont pris bien de la place.

Corinne aimerait pouvoir écouter davantage son intuition et sa guidance intérieure, plutôt que de suivre des programmes et protocoles tout cuits. Elle comprend leur utilité, mais observe également les limites de cette approche. Comme elle le dit, chaque enfant est différent, alors pourquoi imposer à tous les mêmes matières d’apprentissage au même rythme ?

À l’écouter, je comprends que le personnel de son école, et ce doit être semblable partout, vit insidieusement dans un climat de peur, la peur de faire une entorse au règlement et de tomber sous le coup d’une enquête. Difficile de déployer ses ailes dans ces conditions.

Suite à nos discussions et réflexions, Corinne à spontanément contacté quelques écoles alternatives, question de savoir si ses services pourraient s’insérer dans ce cadre-là. Ce qu’il y a de très marrant, c’est qu’une école est intéressée et aimerait la rencontrer pour en discuter sérieusement. Pour Corinne, c’était un projet à moyen ou long terme. La voilà donc bousculée, car l’offre lui parle beaucoup.

Trop énervée, elle n’arrivait pas à s’endormir ce jour-là. Pour moi, il était amusant et instructif de l’écouter et de l’observer. Son corps et ses paroles exprimaient tantôt les hésitations et les craintes de son mental, tantôt l’élan et l’enthousiasme de son âme et de son cœur. Comme je n’étais par trop impliqué émotionnellement, il m’était facile de faire la différence, mais pour Corinne, rien ne semblait si simple.

Comme ce nouvel emploi impliquerait un déménagement en Estrie, nous avons passé une partie de la nuit à discuter. Étonnamment, l’idée de déménager m’a plu tout de suite. Je veux dire par là que j’ai ressenti comme un « Oui » à l’intérieur de moi, de la même manière que pour mon voyage en Inde. Pour Corinne, après un premier élan très enthousiaste, les résistances dues à la peur sont apparues. C’est de cela surtout dont nous avons longuement parlé, pour savoir à quelle partie de nous nous allions confier cette importante décision.

D’un côté, il y avait notre cher ego, qui s’est donné comme mission de nous protéger. Comme on le sait, il déteste l’inconnu et se réfère toujours au passé pour prendre sa décision, même s’il ignore totalement de quoi sera fait demain. De l’autre, il y avait l’élan du cœur, une résonance intérieure non descriptible et pourtant bien vivante.

Je me suis rappelé une citation que j’avais écrite sur un papier avant mon départ en Inde et épinglée sur le mur de ma chambre : « Le courage, ce n’est pas de ne plus ressentir de peurs, mais d’oser les regarder en face. » Pour moi, il n’y avait plus d’hésitation, même si la proposition que la vie nous lançait ravivait certaines craintes. Quant à Corinne, même si elle préférait ne pas prendre de décision « irréfléchie », je n’avais aucun doute sur l’issue.

Namasté,

Jean-Daniel

Les billets de Michel A.

La fréquence du cœur

La souffrance, vous connaissez ? Qui ne la connaît pas, me direz-vous avec justesse. C’est un peu la bête noire de notre humanité, que l’on fuit comme la peste au Moyen Âge. Une petite question : fuir sa souffrance, est-ce une solution efficace ? Non ! Il en existe pourtant une.

Longtemps mon monde intérieur a ressemblé à un champ de mines. Mentalement, j’essayais de contourner mes peurs, de contrôler mes accès de colère et d’étouffer mes peines. Je vivais avec des non-dits, alourdi par la culpabilité et des croyances étouffantes. Je fuyais mon monde intérieur, car j’avais peur d’écouter et de regarder en face tout ce qui s’agitait en moi, croyant que cela allait exploser et m’anéantir.

Durant toutes ces années, j’ai essayé mentalement de contenir et réduire ce feu bouillonnant, sans y parvenir. Par expérience, je sais aujourd’hui qu’une souffrance non accueillie ne peut que perdurer. Et qu’elle perdurera tant qu’elle n’aura pas été apaisée.

La clef qui a fait la différence pour moi a été la fréquence du cœur. C’est l’énergie retrouvée de mon cœur qui m’a permis d’accueillir avec douceur et compassion mes émotions, pensées, croyances, etc., y compris les plus sombres, sans les juger. Même si dans l’absolu il n’y a rien à pardonner, j’ai regardé mes actions, pensées et sentiments avec une énergie suffisamment aimante pour qu’il n’y ait plus de place pour la critique et le jugement, pour ne plus vouloir que ma vie ait été différente et pour pouvoir me pardonner.

C’est cette énergie d’amour, de pardon et de compassion, qui m’a permis de déposer une partie de mes lourdeurs. Oh, il en reste encore, mais je goûte déjà à une plus grande légèreté, et ça fait tellement de bien.

Quand un jugement, une peur, un élan de colère ou de tristesse apparaît, plutôt que de nous contracter et de le rejeter, nous pouvons développer l’habitude de nous connecter à notre cœur et de nous ouvrir à l’amour. Voyez-vous, ce genre de miracle est à la portée de tous, de chaque cœur prêt à s’ouvrir pour permettre à l’amour infini de l’univers de le nourrir et de l’apaiser.

Namasté,

Michel A.

Énigme

Amusez-vous à trouver la solution à cette énigme et courez la
chance de gagner une jolie surprise.

Visible et pourtant insaisissable,
Toujours en mouvement et modulable,
Parfois léger et flottant,
D’autres fois noir et menaçant,
L’air et l’eau sont mes éléments,
À l’horizon comme au firmament.
Qui suis-je ?

Pour participer, inscrivez-vous à l’Infolettre « Merci la Vie » et
faites-nous parvenir votre réponse à : enigme@merci-la-vie.com
Le tirage au sort aura lieu le 1er septembre. Bonne chance !

Bravo à Aldo Wafer, gagnant du précédent tirage.
La réponse à l’énigme était « gravité ».

Sans moi tout est léger,
Et on peut m’exprimer.
Mais du centre à l’idée,
Une pomme est bien tombée.
Qui suis-je ?