Archives mensuelles : avril 2018

Moi, Jean-Daniel

Les aventures de Jean-Daniel, semaine 76

Double jugement

J’ai reçu un mauvais coup au hockey en début de semaine, un coup de bâton sur la hanche droite. Dans le feu de l’action, je n’y ai pas prêté trop attention, mais comme ma hanche me faisait encore mal le lendemain matin, j’ai pris des antidouleurs. Au bout de deux jours, j’avais encore mal, assez que ça m’énervait un peu. En fait, ça m’insécurisait, je me sentais tout à coup vulnérable, et je n’aimais pas cette sensation, mais pas du tout.

C’est lorsque Corinne m’a fait remarquer que j’étais un peu bougon que j’ai fait le lien entre mes craintes et mon humeur maussade. Je ne voulais pas que ce soit ainsi ! Sans même l’avoir vu venir, j’avais rejeté d’un bloc l’incident, la douleur et mes peurs. Moi, Jean-Daniel le tout-puissant, j’avais jugé que la vie avait fait une erreur !

Comme Corinne me le fit « subtilement » remarquer, ce n’était peut-être pas une erreur. Il me fallut quelques heures pour m’ouvrir à cette possibilité et admettre que le hasard avait bon dos. Mais alors, à quoi bon rimait toute cette histoire ? J’ai retourné cette question toute la journée dans tous les sens jusqu’au retour de Corinne, et c’est elle, une fois de plus, qui m’a mis la puce à l’oreille en me rappelant cette célèbre phrase du Petit Prince : « On ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux. »

Dès qu’elle l’a prononcée, j’ai un un déclic. J’ai compris que l’expérience de la douleur avait été instantanément classée dans la catégorie « mauvais » et son auteur, moi, désigné comme le coupable de cette erreur. Oups ! Mais par qui ?

A la base de ce jugement, la PEUR ! Peur de la maladie et de tout ce qui peut en découler. En remontant le fil d’Ariane de mes peurs, j’ai reconnu une « énergie », une « volonté » de me protéger, l’action d’un mécanisme de protection, de survie. C’était donc ce mécanisme de protection qui m’avait fait rejeter la douleur, perçue comme une menace !

Si je suis honnête avec moi, je dois pourtant reconnaître que chacune de mes expériences, celles que j’ai jugées bonnes comme celles que j’ai jugées mauvaises, m’ont offert l’occasion de me découvrir, de faire des prises de conscience, et dans le fond de devenir un créateur plus maître de sa vie. Si la vie ne m’avait offert que des douceurs et des bonbons, je crois que je n’en serais pas là !

J’ai partagé ce constat avec Corinne, qui a aussitôt répliqué : « Tu vois, c’est bien plus simple d’accueillir ce que la vie nous offre sans juger que de se battre avec ».  Je dois dire qu’elle a souvent raison, mais de la théorie à la pratique, il y a souvent un grand pas que je n’arrive pas à franchir. Patience, patience… et surtout pas de jugement !

Namasté,

Jean-Daniel

Les billets de Michel A.

Le bonheur d’être soi

Nous sommes tous uniques. Des milliards d’êtres humains, et chacune et chacun d’entre nous est unique. C’est prodigieux, n’est-ce pas ? Nous avons tous un corps unique, une personnalité unique, une voix unique, un rythme biologique unique. Pourtant, il est souvent difficile d’exprimer cette unicité.

Si un matin ça ne me tente pas de me lever à l’heure programmée (par qui, le patron ?), est-ce que je me dis : bon, comme je suis unique et que mon corps est unique, je vais lui donner le repos qu’il demande aujourd’hui. Non, je me lève et j’obéis. Mais à qui ? Au patron ? Non. Ce n’est pas lui qui est venu me réveiller en me menaçant de perdre mon emploi si je n’étais pas à l’heure au travail (je n’aime pas ce mot, trop chargé de lourdeur, d’obligations et de frustrations).

Si, ce fameux matin que je rêvais de rester au lit, je me suis levé, c’est parce que j’avais peur ! J’ai obéi à la peur, une peur à laquelle je crois, donne de mon énergie et que j’accepte comme une vérité. Cette peur qui n’est pas la mienne propre, mais avant tout le résultat d’expériences passées et de conditionnements.

La peur de manquer est transmise de génération en génération depuis si longtemps qu’elle est de nos jours quasiment inscrite dans nos gènes. Avez-vous observé comment, depuis l’enfance, on nous inculque l’obéissance et la peur ? Et comment les enfants qui sont jugés trop indépendants sont remis à l’ordre : « Ce n’est pas bien ce que tu fais » « Sois gentil et tiens-toi bien » etc.

Plus tard, on nous bourre le crâne de croyances comme « Il faut travailler dur pour gagner sa vie » « Vas-y t’es capable (sous entendu, surtout ne t’écoute pas) » ou « Bats-toi et tu vas vaincre la maladie » et beaucoup d’autres sornettes de cet acabit. Ce qui fait que rendus à l’âge adulte, la plupart des êtres humains adoptent les convenances et usages de la société, même si elles ne nous conviennent pas, par habitude, par peur.

Mais pourquoi se lever tous les jours à la même heure si chaque jour est différent ? Pourquoi manger des baies de Goji si on n’aime pas les baies de Goji ? Parce que tel docteur a dit que c’était bon pour la santé. Mais la santé de qui ? De la statistique ?

On n’oublie que l’on est unique, et on suit les conseils des médecins, chercheurs, philosophes, diététiciens, économistes qui ne savent rien de nous. On écoute tellement les autres qu’on oublie de s’écouter soi-même, qu’on n’écoute plus notre corps sauf quand il est malade et qu’on ne sait plus comment faire appel à notre sagesse intérieure. Pourtant, ce n’est pas sorcier. Il s’agit de tourner son attention à l’intérieur de soi, de se mettre à l’écoute du corps, de prendre conscience des pensées qui nous habitent, de se donner le droit de ressentir les émotions qui nous traversent sans les réprimer et d’écouter les messages de la vie.

Michel A.

Énigme

Amusez-vous à trouver la solution à cette énigme et courez la
chance de gagner une jolie surprise.

Passereau assez grand de très nombreux pays,
D’insectes, limaces et vers surtout je me nourris.
Si mon vol n’est pas des plus graciles,
Dans les haies facilement je me faufile.
Encore un indice, braves gens :
Mes cris sont rauques et bruyants.
Voilà, je crois en avoir assez dit,
Si vous ne m’avez pas reconnue, tant pis !
Qui suis-je ?

Pour participer, inscrivez-vous à l’Infolettre « Merci la Vie » et
faites-nous parvenir votre réponse à : enigme@merci-la-vie.com
Le tirage au sort aura lieu le 28 mai. Bonne chance !

Bravo à Johanne Payette, gagnante du précédent tirage.
La réponse à l’énigme était « rose ».

Je suis une fleur,
Délicate et parfumée,
Mon nom est aussi une couleur,
À l’amour associé.
Qui suis-je ?