Archives mensuelles : février 2018

Montée de lait

Le capitalisme, bof, c’est complètement dépassé !

Vous ne trouvez pas ? Pour moi, c’est une évidence qui saute aux yeux ! Nos défis actuels, sociétaux, personnels, écologiques, relationnels, appellent la mise en place d’une organisation plus évoluée ! Un système qui permette l’émancipation de la race humaine et l’installation sur la Terre de relations respectueuses et paisibles, non seulement entre hommes et femmes, mais aussi avec les animaux et la nature.

Ce n’est plus à démontrer, la guerre économique imposée par le capitalisme fait des ravages à tous les niveaux : ravages psychologiques (stress, burn-out, peur de manquer, dépression… ), ravages sociaux (renforcement des comportements égocentriques, de l’isolement, de la précarité, étouffement des élans de solidarité, de fraternité, de partage…), ravages environnementaux (pillage des ressources naturelles, pollution des eaux, des terres…).

La nécessité de passer à un système d’échanges adapté à nos besoins et à nos défis se révèle très clairement. Malgré les résistances, les dirigeants de notre monde devront, tôt ou tard, admettre cette nécessité et planifier une transition. Au point où nous en sommes, ce n’est plus une option, mais une nécessité vitale pour retrouver un équilibre de vie sur la planète.

Si vous aviez besoin d’arguments supplémentaires, sachez que l’esclavage n’a jamais été aussi lucratif qu’aujourd’hui, selon une étude de Siddartha Kara, économiste à la Harvard Kennedy School. Il a changé de forme, pour devenir un marché bien plus rentable qu’il y a deux siècles. Derrière ces actes et traitements inhumains, nous retrouvons la logique de production capitaliste, qui génère et perpétue les systèmes esclavagistes, et qui de nos jours s’appuie sur le fascisme pour perdurer.

Le nouveau modèle économique à mettre en place sera basé sur les valeurs du cœur, le respect de la vie et la communauté. Cela mettra un terme à la vision mercantile et compétitive qui a dominé jusqu’à présent. Dans ce futur, l’argent va servir le bien de la collectivité et devenir un outil de partage. Si, si, c’est possible.

Nous pouvons faciliter cette mutation, comme le levain dans la pâte, en incarnant au mieux de nos possibilités du moment, les valeurs de notre cœur, en nous laissant guider par notre cœur. À force de courir, on l’a un peu oublié, mais comme nous le rappellent les vacances chaque année, vivre dans le cœur, c’est bon !

Michel A.

Moi, Jean-Daniel

Les aventures de Jean-Daniel, semaine 72

Prendre position, sans juger

Hier, après l’entraînement de hockey, on est allé boire un verre avec mes chums. Ça n’arrive pas souvent, mais on a parlé de politique. Sujet sensible, qu’on préfère éviter, parce que nous ne sommes pas toujours du même avis. Et comme presque chaque fois qu’on parle de politique, il y a  des différents et des tensions qui se créent entre nous.

Il n’est pas facile de prendre position sans entrer dans le jugement et la comparaison quand on aborde des sujets sensibles comme l’argent, les inégalités sociales, ou ce qui remet en question notre confort, nos habitudes. J’ai bien compris qu’en adhérant à un système de croyances, il est très facile de tomber dans l’exclusion, voire l’intolérance. Ce glissement est souvent très subtil au départ, à peine perceptible, mais plus on adhère à des croyances, plus on s’y colle, moins on se rend compte qu’elles déforment notre perception, et nous aveuglent.

Bon, rassurez-vous, la soirée avec mes chums s’est bien finie. On est revenu au hockey, et là, tout le monde était à peu près d’accord. N’empêche que sur le chemin du retour, je me disais qu’un avis en vaut souvent un autre, selon le point de vue d’où on voit les choses. Alors, j’ai cherché sur quoi m’appuyer pour prendre une décision, sans être trop influencé par mes croyances, mes conditionnements, et j’ai trouvé : anticiper les résultats !

Bon, ce n’est pas le genre de truc que je vais appliquer pour décider ce que je vais souper demain, mais pour les décisions importantes, je vais l’essayer. Vous connaissez le proverbe « Mieux vaut prévenir que guérir ». Eh bien, ce principe de base de la médecine traditionnelle chinoise a beaucoup de bon sens, et si on l’appliquait plus largement, on éviterait bien des problèmes. Je pense par exemple à tous ces produits chimiques qu’on a mis dans notre nourriture et notre environnement sans anticiper leurs effets désastreux, ou pire encore, le nucléaire. On se retrouve avec des milliers de tonnes de déchets radioactifs pour cent mille ans, et personne ne sait comment les traiter.

Bref, à jouer aux apprentis sorciers, j’ai compris qu’on fini toujours par se brûler les ailes. Et dans mon cas, peut-être parce que je me suis assez cassé la figure, je préfère maintenant choisir la prudence. Les aventures, c’est le fun, mais quand elles finissent bien. Vous voyez, je deviens sage, enfin un peu seulement, comme dit Corinne.

Namasté,

Jean-Daniel

Moi, Jean-Daniel

Les aventures de Jean-Daniel, semaine 71

La liberté, ça vaut combien ?

Je me suis posé la question en voyant des itinérants. L’hiver est vraiment dur cette année, et voir des itinérants dans la rue, insuffisamment habillés et mal nourris pour certains, ça m’a choqué. Ce n’est pas la première fois que j’en vois, mais là je me suis senti interpellé. Dans quel monde vit-on pour voir des gens à la rue quand il fait moins 25˚C ? Est-on à ce point déshumanisé pour fermer les yeux sur cette réalité ?

Mon métier de livreur de pizzas, je le fais pour payer mon loyer, ma nourriture et tout le reste, et pas par plaisir. Être au chômage au Québec, c’est dur moralement, mais aussi monétairement. Pour ne pas y rester, parfois on accepte n’importe quel boulot. Il y a un mot pour cela : prostitution. Parce que vendre ses biceps, ses mollets, son cerveau ou un autre partie de son corps contre de l’argent, ça revient à peu près au même.

Alors oui, le monde du travail, à bien y regarder, c’est rendu un peu beaucoup de la prostitution et de l’esclavage. Oh, bien sûr, on ne prononce pas ces mots-là, ça choquerait trop. Mais quand les exigences de rentabilité rendent les patrons aveugles et indifférents à la souffrance et aux malheurs de leurs ouvriers, et que les ouvriers s’oublient au point de ne plus se respecter, c’est bien de cela qu’il s’agit.

Je ne veux blâmer personne. Mais en voyant ces itinérants, j’ai été interpellé jusque dans mes tripes, avec une question qui revenait sans cesse : « Et toi, te respectes-tu ? Jusqu’où es-tu prêt à aller pour gagner de l’argent ? »

Avec douceur,

Jean-Daniel

Les billets de Michel A.

Tout part de l’intérieur !

Tout part de l’intérieur de nous. Le respect ou le manque de respect, la tolérance ou l’intolérance, la violence ou la paix, la tristesse ou la joie, ça émane de notre intérieur d’abord ! À quoi disons-nous oui, à quoi ouvrons-nous nos êtres, que nourrissons-nous dans notre for intérieur ?

Parfois, les décisions de nos politiciens ou des multinationales  soulèvent en moi un élan de colère, un ras-le-bol, parce que je trouve qu’elles vont à l’encontre du bien commun, ne visent que le profit maximum sans respect pour la vie. Dans ces moments-là, je me rappelle qu’en nourrissant la colère ou le désespoir, je ne fais que renforcer ces réservoirs d’énergie. Ce n’est pourtant pas de cela dont nous avons besoin, pas plus que d’un juge qui veut imposer sa vision des choses, même subtilement.

Alors, je choisis la paix. Je dis non aux élans intérieurs de guerre, et je réaffirme mon désir de vivre dans le respect et la tolérance. Ça part de là. Le bien-être comme la paix partent de l’intérieur de nous. Il n’y a pas de petite ou de grande violence, il y a la violence. Qu’elle émane de Paris ou de Montréal, de Syrie ou du Pakistan, elle nous affecte. Que ce soit un humain ou un animal qui crie sa douleur, elle nous affecte.

La solidarité et le partage ont pour moi bien meilleur goût que le chacun-pour-soi. Même si c’est difficilement envisageable à grande échelle aujourd’hui, nous pouvons préparer la transition vers une organisation sociale et économique fraternelle, une société au service de la vie. Ça part de l’intérieur, soyons-en conscients !

Nous pouvons placer l’épanouissement de l’être au centre de nos choix, et donner de l’espace au jeu et à la créativité. Afin de retrouver un réel plaisir à vivre, nous pouvons donner à notre être intérieur la place qui lui revient. Nous en avons le pouvoir, mettons-le en action !

Namasté,

Michel A.