Archives mensuelles : décembre 2017

Les billets de Michel A.

Une nourriture essentielle

Il est une nourriture aussi vitale pour mon être intérieur et mon âme que l’est un bon repas pour mon corps. Les composantes de cette nourriture ont pour nom beauté, douceur, amitié, silence, amabilité, chaleur humaine …

En me coupant un peu trop longtemps de cette nourriture, je me suis placé en état de fragilité, ce qui a engendré de nombreux troubles de ma personnalité. Les divertissements, les fuites ou une technologie envahissante ne comblent pas mes manques intérieurs, je le sais. Pourtant, les « remèdes » sont simples et à ma portée : m’entourer de beauté, m’investir dans des relations agréables et respectueuses, pratiquer des activités créatives, me réserver des espaces de silence, cultiver l’amitié, dans la nature me balader …

Bien entendu, il m’appartient de fermer la porte (intérieure bien sûr) à certaines vieilles habitudes, parfois tenaces. Mais je sais aussi que tout se transforme et que tout s’apprend, comme cesser de juger, de vouloir avoir raison, ne plus m’exposer inutilement à la violence qui a envahi nos écrans, réorganiser mon emploi du temps. Je sais qu’il me faudra être patient pour installer ces changements, et que la patience aussi s’apprend.

Il ne s’agit pas d’un simple changement, mais d’une révolution, qui consiste à donner à mon être intérieur la place qui lui revient. Je vais suivre mon élan, car je sais que j’ai rendez-vous … avec moi.

Je me souviens,
D’être un être de beauté,
Qui aime s’amuser !

Oh, je n’ai plus le temps de jouer ?
Je suis bien de trop occupé ?
Ma vie est-elle si sérieuse
Qu’elle est devenue ennuyeuse ?

A cause de toutes ces obligations,
Je dois constamment faire attention,
Et courir du matin au soir,
C’est ce qu’on m’a fait croire.

Aurais-je reporté mon bonheur,
A des jours meilleurs ?
Vont-ils seulement arriver,
Ou sont-ils déjà passés ?

Et si je prenais le temps,
Pour aller voir en dedans,
Mettre mes soucis de côté,
Ne serait-ce qu’un instant,
Faire taire mes pensées,
Et simplement écouter…

Les battements de ton cœur,
Mon corps qui respire,
L’espace infini de mon cœur,
Toujours prêt à m’accueillir.

Namasté,

Michel A.

Moi, Jean-Daniel

Les aventures de Jean-Daniel, semaine 68

Mon vœu pour 2018

Noël approchant, avec Corinne, on s’est mis à parler de l’organisation pour la période des Fêtes. Comme il n’était pas facile de choisir dans quelle famille nous allions passer la soirée du 24 décembre, nous avons tiré au sort. C’est tombé sur la famille de Corinne. Ma mère a bien pris les choses, j’étais content.

La deuxième question à tirer au clair était celle des cadeaux. Je trouve que cette coutume est devenue très mercantile et vidée de son sens premier. J’ai exprimé mon opinion à Corinne, et j’étais très content de voir qu’elle aussi partageait ce point de vue. On a donc décidé de ne pas faire de cadeau, à part les cadeaux d’hôtesse, et d’expliquer notre façon de voir les choses à nos familles respectives.

Avec les adultes, ça a été assez facile, mais l’appliquer aux enfants s’avère plus délicat. Prenez ma sœur aînée par exemple, elle a du mal à me comprendre. Elle est du genre à suivre le courant, et remettre en question une tradition comme celle-là la dérange. Elle aime regarder les enfants déballer les cadeaux, tout excités et heureux. Je suis d’accord qu’il y a du beau là-dedans, mais avec Corinne, on a tenu notre bout. On va juste faire une exception pour les enfants les plus jeunes.

Avec Noël, comme d’autres fêtes, vient tout un paquet de traditions, et donc de conditionnements. Derrière cette fête, il y a une puissante machine commerciale qui cherche à embarquer tout le monde, et malheur à qui veut y échapper. Mais est-ce cela a du bon sens ? Les conditionnements, les traditions, les croyances, c’est du domaine du mental, des histoires qu’on se raconte et qu’on gobe souvent comme des automates.

La vraie vie, c’est la connexion directe avec le Vivant, c’est la fraîcheur de l’instant, une rivière qui coule, un bébé qui pleure, un oiseau qui chante ou la neige qui tombe. C’est cela que je veux, cette qualité de vie emplie de liberté, d’expansion et de joie. Et c’est aussi ce que je vous souhaite pour 2018 ! Je vous souhaite de sortir des limites du mental pour retrouver vos ailes et vivre dans l’espace de votre cœur, libre et heureux !

Jean-Daniel