Archives mensuelles : novembre 2017

Les billets de Michel A.

La sagesse du corps

Avez-vous constaté que le mental prend beaucoup de place dans notre société, que c’est même souvent lui qui mène la barque, et que sous sa gouverne, la vie menée est pleine d’automatismes, souvent compulsive, et l’écoute du corps reléguée au second rang ?

Il faut souvent que le corps cause de la douleur ou développe une maladie pour qu’on apprenne à l’écouter. Et pourtant, nous aurions tout avantage à l’écouter à chaque instant, car lui est vrai, authentique. Si je vous en parle, c’est parce que je l’ai redécouvert et mis en pratique, et que les effets sont très positifs.

Voilà presque une année et demie que je mange végétarien. Ce choix ne s’est cependant pas fait sur une base théorique, mais en réponse à une « demande » de mon corps. Si j’avais écouté ma tête, je mangerais peut-être encore de la viande, pour « ne pas manquer de protéines et tomber malade ». Vous connaissez ces discours qu’on nous répète tout le temps. Eh bien non, je me porte mieux ainsi.

Autre exemple, depuis deux semaines, je prends du jus de citron au lever et je mange principalement des « liquides », comme des smoothies, jus de légumes et soupes. Je sentais que mon corps était un peu encrassé et qu’il avait besoin de se détoxiner. J’ai adopté une alimentation plus légère et plus digeste, et je vois que cela est bon pour mon corps et mon humeur aussi !

Je sais que mon mental est rempli de fausses croyances, d’obligations et de limitations, qu’il fait souvent appel à une mémoire désuète et tourne en boucle sur lui-même. Mais attention, je ne l’accuse pas de tous mes maux. Il fait ce qu’il peut avec ses compétences à lui. Ce n’est pas de sa responsabilité si la conscience a lâché la bride et lui a permis de chevaucher de manière débridée. S’il est un mauvais maître, il est un bon serviteur !

Je sais aussi que nous, en tant que conscience, pouvons ramener notre mental dans un fonctionnement sain, et qu’en cela, l’écoute du corps peut nous être d’une grande utilité. Écouter mon corps, écouter ses messages (mon ventre), ses besoins, est un moyen simple de efficace qui m’aide grandement à retrouver un équilibre qui sait satisfaire les différentes facettes de ma personnalité.

Le corps s’exprime très bien. Pas besoin de théorie, une écoute attentive suffit afin d’entrer en communication avec son intelligence innée, et il saura vous dire ce qui est bon pour lui. 

Cordialement,

Michel A.

Moi, Jean-Daniel

Les aventures de Jean-Daniel, semaine 67

Je ne suis pas le centre du monde

Je le savais, comme vous aussi sûrement. Nous savons que nous ne sommes pas le centre du monde, et pourtant, souvent, j’agis comme si je l’étais. On a un mot pour cela : égocentrisme. Je l’ai rarement vécu dans sa forme la plus basique et mesquine, car j’ai toujours été attentif aux autres et attentionné, mais avec le recul, je vois bien que je ramenais presque toujours tout à moi. Je veux dire que pratiquement tout était uniquement perçu depuis ma propre perspective. Je ne savais tout simplement pas faire autrement, car ma conscience était repliée sur elle-même. Cependant, ça change.

Depuis quelques semaines, j’ai des « flashs ». Durant ces très courts instants, je me vois aller depuis un point de vue « extérieur » à moi, comme un observateur distant et non impliqué émotionnellement. Ça fait bizarre et surtout, ça relativise. Durant ces « flashs », j’ai une autre compréhension de ce que je vis. C’est assez difficile à décrire, mais je vais essayer.

Habituellement, c’est comme si j’étais au centre, et que les personnes et les événements apparaissent et disparaissent, et que tout est vu depuis ma perspective, mon point de vue central. Durant un flash, je suis un simple élément parmi les autres, et non plus le centre autour duquel gravitent les choses. Je suis juste un élément d’un ensemble, savamment organisé, un élément de la même valeur que les autres personnes, mais aussi de la même valeur qu’un arbre, un oiseau ou un nuage. Tout est compris comme faisant partie de la Vie, et rien n’est saucissonné.

Durant ces moments, je ressens, je vis que tout est un, relié, uni et animé par la même vie sous-jacente. Vous savez, c’est très beau et très reposant. Il n’y a plus aucun sentiment de séparation. Jean-Daniel est toujours là, vivant sa vie, mais pas comme je la vivais. Il se sent supporté par la Vie de manière indéfectible, libéré de tout besoin de lutter ou de s’imposer. Une force tranquille l’anime ainsi qu’une compréhension plus vaste de sa vie.

Après chaque flash, je reste un bon moment ému et touché, tellement c’est bon et grandiose. Je sais qu’un jour je vivrai chaque instant de ma vie dans cet état de paix et d’amour, et que cela est possible pour chacune et chacun de nous, s’il le souhaite du fond de son cœur.

Tendrement,

Jean-Daniel

Moi, Jean-Daniel

Les aventures de Jean-Daniel, semaine 66

Ah si j’étais une femme …

Certains jours, j’aimerais vraiment être une femme. Pourquoi ? Parce qu’elles ont une facilité, une aisance, à vivre qui me fait envie. Ce n’est pas pareil dans leur tête ni dans leur cœur. Je trouve que les femmes sont beaucoup moins rigides que les hommes. Je l’ai constaté chez mes parents, mes grands-parents aussi, et je le vois clairement dans ma relation avec Corinne.

En comparaison, je trouve que nous les hommes sommes plus carrés, plus enfermés dans nos façons de faire. Oui, c’est cela,  nous sommes plus rigides, alors que les femmes sont plus souples. Dans leur corps, c’est évident, je le vois bien au yoga, et dans leur tête aussi. Elles ont une capacité à s’adapter qui me fait envie.

Face à un obstacle, un gars a tendance à l’affronter. Il fonce dedans avec l’idée de résoudre le problème. Mais, ce faisant, il ne fait qu’entretenir l’idée du problème et lui donner vie. Une femme a une autre compréhension, qui fait qu’elle va plutôt contourner l’obstacle, sans chercher à l’affronter, à prouver sa force ou à vouloir  avoir raison. Bien sûr, il y a toujours des exceptions, mais en voyant Corinne, ma mère et bien d’autres femmes, je peux clairement voir la différence.

Pour vous donner une image, je dirais que l’homme a tendance à aller tout droit, style bulldozer, alors que la femme ondule et joue beaucoup plus avec la vie. Elle sait de manière innée danser avec la vie et s’adapter aux changements, sans résister. Oui, elle ondule, contourne, s’adapte, épouse les mouvements que lui offre la vie, et je trouve cela très beau !

Namasté !

Jean-Daniel

Les billets de Michel A.

Trouver sa source intérieure

Pratiquement tous les humains de notre planète sont à la recherche du bonheur, de l’épanouissement, d’un état de bien-être durable. Beaucoup croient que ce bonheur va être trouvé dans la satisfaction de leurs désirs. Quant j’aurai… je serai heureux, quand tel problème sera réglé, tout ira bien. Mais, malheureusement, l’insatisfaction perdure.

L’habitude est bien ancrée de chercher les solutions à l’extérieur. Une douleur arrive, on prend une pilule, une contrariété se fait sentir, on allume la télé. Mais si on regarde honnêtement les choses, cette façon de faire ne résout pas nos problèmes, en tous cas pas durablement.

La plupart du temps, notre attention est portée sur les événements et les objets extérieurs. Pourtant, tout ce que nous trouvons dans les objets ou les expériences n’arrive pas à nous combler. Pourquoi ? Parce que la paix, le bonheur ou la joie que nous recherchons sont à l’intérieur de nous. Il n’y a que là que nous pouvons les rencontrer, et nous y installer.

Cela ne veut pas dire que nous ne ressentirons plus de plaisir dans les activités et choses extérieures, comme manger un bon repas, avoir une belle discussion ou écouter de la musique. Non, cela signifie que notre bien-être et notre paix ne dépendront plus de ces facteurs extérieurs. Nous pourrons les savourer abondamment  sans en dépendre ni les rechercher boulimiquement, car cette paix et cette joie seront constamment présentes, peu importe les circonstances extérieures.

Cela peut vous sembler utopique, ou réservé à quelques sages perchés dans les Himalayas. Pourtant, c’est ce que disent les sages et les maîtres de toutes les traditions. Quand on a tout essayé pour satisfaire ses désirs ou calmer ses angoisses, parcouru la planète entière à la recherche de la paix et du bonheur sans les trouver, on finit par lâcher prise et se tourner vers l’intérieur de soi. Alors, la boucle est bouclée, on est de retour à la maison !

Michel A.