Archives mensuelles : octobre 2017

Les billets de Michel A.

Du dogme au discernement

Avez-vous envisagé que toutes nos expériences sont une occasion de vérifier, par la pratique (notre vie), la teneur de nos pensées ? Notre vie n’est-elle pas le terrain de jeu dans lequel nous faisons l’expérience de ce que nous avons eu envie, dans un lointain passé peut-être, de ressentir, toucher, goûter, etc.

En comparaison avec le monde de la matière dense, le monde des pensées est très léger, mobile et malléable. Pour reconnaître sans ambiguïté où nous mène une pensée, rien de mieux que de voir ses effets dans notre vie. Ainsi, à la longue, nos expériences nous permettent de reconnaître ce qui est bon pour nous de ce qui ne l’est pas, ce que nous souhaitons et ne souhaitons pas, et finalement ce que nous sommes de ce que nous ne sommes pas. Mieux que toute autre chose, elles affûtent notre capacité de discernement.

Le développement de notre discernement nous permet de faire des choix et un tri dans nos actions, mais surtout dans nos pensées et nos croyances. Nous avons le pouvoir et le droit de laisser aller celles qui donnent des fruits amers ou insipides, et de conserver celles qui donnent des fruits savoureux.

Je crois pouvoir dire que nous avons tous fait des expériences heureuses et d’autres malheureuses, mais qu’indépendamment de cela, toutes nous ont aidé à construire une personnalité plus solide, plus lucide, plus consciente de ce qu’elle est et de ce qu’elle veut vraiment.

Cette indispensable maturation de notre conscience nous amène un jour à quitter l’enfance et à devenir adulte. C’est un phénomène à la fois individuel et collectif. Nous vivons un tel moment cosmique, où nous pouvons mieux discerner les conséquences de nos choix, à tous les niveaux, celui de notre personne, comme de notre pays et même planétairement.

Passer de l’enfant à l’adulte, c’est aussi devenir plus responsable. Le « tout est permis » doit laisser sa place à une attitude plus posée et plus mature. Nous sommes appelés à passer d’une vision de la vie lovée sur elle-même à une intégration au sein du collectif. Le « je » est remplacé par le « nous », un nous intégratif, où chaque « je » a sa place.

Malgré tous les débordements auxquels nous assistons actuellement, débordements dus au refus de certains « je » de migrer vers la conscience du « nous », sentez-vous que nous sommes dans ce passage ? Que les choses ne peuvent pas continuer ainsi et ne vont pas continuer ainsi ?

Michel A.

Moi, Jean-Daniel

Les aventures de Jean-Daniel, semaine 65

Décrocher

Ma cheville va beaucoup mieux. Je peux à nouveau poser le pied. Marcher, ça paraît si banal, mais là, je savoure ma mobilité et ma liberté revenues.

Mon repos forcé m’a permis de replonger dans mes lectures et de découvrir la poésie. Je prends plaisir à laisser ma plume se promener sur le papier selon l’inspiration du moment. C’est surprenant ce qui peut en sortir. Je ne sais pas si vous avez essayé, mais avec des mots simples, des choses profondes peuvent être exprimées.

Corinne m’a fait remarquer que j’étais plus calme et plus serein. Le plus dur, c’est de prendre le temps de le faire. Il y a tellement de distractions que souvent je me perds à faire des choses qui en fait de compte ne m’apporte rien d’intéressant.

Lorsque j’écris, il est fréquent que des souvenirs d’enfance remontent, en lien avec un moment particulier qui est resté marqué dans ma mémoire. C’est incroyable le nombre de souvenirs qu’on porte. Quand on est petit, on est fragile et dépendant, alors on fait ce qu’on nous dit de faire. Ce n’est peut-être pas bon pour nous, mais comme on n’a pas la compréhension pour le savoir ni la force pour le dire, alors on obéit. Et parfois, on prend de mauvais plis, parce qu’on a ressenti de la peur ou de la honte, parce qu’on s’est senti vulnérable et pas accueilli.

Ce que je veux essayer dorénavant, c’est de vivre les moments et les expériences que la vie me présente tels qu’ils sont et sans y rester accroché. C’est plus facile aujourd’hui, car je sais que je ne suis pas Jean-Daniel, la personne, parce que je sais qu’il y a en moi quelque chose qui je ressens éternel, en tout cas qui n’est pas affecté par le temps qui passe et ce que je vis. Ce quelque chose en moi me semble demeurer identique, quoi qu’il m’arrive.

Le truc qui fait la différence pour moi, c’est réellement de me positionner à l’intérieur dans cet espace qui ne change pas, et d’observer les choses, les situations, ce qui bouge en moi comme une émotion ou une pensée, enfin tout, de tout observer depuis cet espace. Ce qui doublement le fun, c’est que dans cet espace, tout est paisible. Il n’y a ni jugement, ni critique, ni aucune chose de ce genre. J’avais déjà pratiqué cette approche lors de mon séjour en Inde. Comme ces dernières semaines j’avais plus de temps, j’ai pratiqué plus intensivement.

J’espère que vous ne me prenez pas pour un fou, parce que franchement, ça fait du bien. Oui, ça allège, ça me permet de déposer des émotions, des croyances, des blocages qui faisaient autour de moi comme une carapace. Quand on les porte depuis longtemps, on ne s’en rend plus compte. C’est pareil avec un sac à dos. Au bout de quelques heures qu’on le porte, on ne fait plus attention. Mais lorsqu’on le dépose, alors là, on sent la différence, la légèreté que ça procure.

Bonne semaine !

Jean-Daniel

Comment allez-vous ?

Extrait du séminaire « Vous êtes votre propre guide »


La voix de votre intuition

Participant 1 : Tout ce que vous dites au sujet de l’intuition va à l’encontre de ce qu’on m’a dit jusqu’à maintenant !

Nassrine : Je ne sais pas pourquoi vous croyez tout ce qu’on vous dit. Si vous cherchiez votre vérité en vous, vous connaîtriez parfaitement le fonctionnement de votre intuition. Vous avez passé plusieurs années à suivre diverses approches. Mais combien d’années avez-vous passé à explorer votre vaste univers intérieur ? Portez votre attention sur lui et vous aurez toutes vos réponses, sans même devoir les chercher. Elles vous apparaîtront spontanément, sans effort, ni volonté.

Participant 1 : Comment peut-on vivre sans volonté, sans faire d’efforts ?

N : Faites-vous un quelconque effort le matin pour ouvrir les yeux sur ce monde ou est-ce que cela se produit spontanément ?

Participant 2 : Le dicton « suis ton cœur » est une aberration, selon vous ?

N : À l’instant, où une intuition vous apparaît, êtes-vous dans un état émotionnel quelconque ? Non. S’il y a une émotion, alors elle surgit toujours après l’intuition. Et qu’est-ce qu’une émotion ? C’est une énergie qui transporte de la mémoire. Si vous écoutez vos émotions, qui sont le reflet de votre passé, vous allez sans cesse répéter les mêmes schémas.

Participant 3 : On m’a dit qu’il fallait se poser les bonnes questions pour accéder à l’intuition.

N : Mangez-vous de la soupe avec une fourchette ?

Participant 3 : Pardon ?

N : Vous utilisez le mauvais outil pour aborder votre intuition. L’intuition n’a aucun lien avec l’intellect ! L’intuition est une voie directe et elle ne découle jamais d’une question ou d’une quelconque analyse. Elle ne fait aucun détour pour parvenir à votre conscience. Or, quand vous vous posez une question, qui répond à votre avis ? Votre fidèle serviteur, l’intellect, qui est saturé de croyances et de conditionnements. L’intuition n’a pas besoin d’être anticipée et elle ne peut jamais être comprise intellectuellement. C’est une simple évidence !

Participant 4 : Quand vous dites « cherchez votre vérité en vous », où dois-je la chercher ?

N : Ni dans le corps, ni dans le mental et encore moins dans les émotions. L’intuition est tellement proche de vous, que vous ne la percevez même plus. Il n’est pas question de chercher. Cessez de chercher et observez tranquillement tout ce qui se manifeste à vous, mais ne vous y identifiez plus. Dans cet état de témoin, l’intuition vous apparaîtra clairement…

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Nassrine pour Merci la Vie !

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Les billets de Michel A.

La force du créateur en moi

Et si je créais ma vie ? Et si j’étais à l’origine de tout ce que je vis ? Le meilleur comme le pire, le mal de tête comme mon bon lit douillet. Ça voudrait dire que je suis bien plus puissant que je ne le crois. Et ça voudrait aussi dire que ce qui me limite seraient mes propres croyances.

Croyez-vous que vous disposez d’un puissant potentiel créateur ? Ah, on vous a dit le contraire. Je pense que ça arrange ceux qui vous l’ont dit, et ceux qui le répètent encore et encore.

On peut créer sa vie inconsciemment, comme nous le faisons souvent, en répétant ce qu’on nous a appris, en suivant l’exemple des autres, en restant dans le moule bien contrôlé de la société. Si on nous a appris à ne pas faire de vagues, à obéir, etc., notre vie sera à cette image, limitée et répétitive.

Mais tôt ou tard, la conscience s’éveille à elle-même, et réalise que ces limites sont étrangères à sa nature. Elle perçoit sa grandeur, sa beauté, sa puissance créatrice, son éternité et décide de sortir des limites dans lesquelles elle évoluait.

Pour parvenir à reconnaître notre propre grandeur, il nous faut changer nos croyances, déposer ces croyances qui nous alourdissent et nous limitent, nous tiennent éloignés de ce que nous sommes déjà. C’est la Grande Vie qui est en action en nous, qui agit à travers nous et par nous dans ce monde.

Nous pouvons décider d’accueillir cette grande Lumière que nous sommes, prendre la décision de nous aimer inconditionnellement et d’apprivoiser cette Divinité en incarnation, qui a expérimenté pour un temps les fréquences de la séparation, de la division, du doute et de la peur. À chaque instant, nous pouvons décider de passer à autre chose, décider avec fermeté de reconnecter avec la Vie Une, avec notre Puissance, notre Amour Infini.

Comment un alpiniste aurait-il pu se rendre au sommet de l’Everest s’il ne s’en était pas cru capable auparavant ? Croire en nos propres capacités nous aide à les mettre en action. Croire que je possède un pouvoir créateur me connecte ou reconnecte à ce pouvoir. C’est une sorte de levier pour sa mise en action.

Après, une fois le pouvoir reconnu et activé, il devient une évidence, une réalité. La réalité, notre Lumière, est au-delà de la croyance, mais la croyance nous aura aidés à la manifester.

Michel A.

Moi, Jean-Daniel

Les aventures de Jean-Daniel, semaine 64

Petit doute, gros impact

Corinne et moi avons décidé de vivre ensemble. On y pensait depuis un certain temps, et un soir que j’étais chez elle, on s’est décidé. Pour commencer, on va se louer un appartement, et puis on verra.  On a réfléchi à un endroit qui nous plairait et à l’appart idéal. On était comme deux enfants tout excités, c’était vraiment l’fun.

Ce même soir, on a fait des recherches sur internet et sélectionné quelques offres, avec l’idée de les visiter les jours suivants. Nous nous sommes donc donné rendez-vous le lendemain pour la première visite, dans le quartier de Ste-Foy. Le coin était joli, et assez tranquille comme on le veut, mais l’appartement, lui, n’était pas à notre goût.

On s’est dit qu’on allait prendre le temps de trouver quelque chose de plaisant, même si les offres ne sont pas très nombreuses. La demande est forte dans la région de Québec, et les prix ont pas mal grimpé ces dernières années, alors, autant être patient.

Nous sommes rentrés chez Corinne pour manger un morceau et poursuivre nos recherches, quand elle a commencé à me dire qu’elle trouvait peut-être notre projet un peu prématuré. Elle avait été si enthousiaste la veille, que j’avais de la difficulté à comprendre. Je l’ai bien sûr questionnée sur cette hésitation, et c’est là qu’elle est revenue sur sa précédente relation. Corinne m’en avait déjà parlé un peu, mais avait toujours évité de me fournir des détails.

J’ai compris en l’écoutant que sa précédente relation avait fini plus mal que je ne l’avais cru. Elle est restée avec un sentiment de trahison, et même si je ne ressemble pas à son ex, un doute subsistait. Moi-même je ne me sentais plus très bien. Son élan, puis son hésitation surprise, avaient refroidi mon enthousiasme, et semer quelques doutes sur sa véritable intention.

La discussion s’est prolongée assez tard. J’avais besoin de mettre les choses au point, de savoir si on partait sur des bases solides, ou si elle allait encore changer d’idée en cours de route. J’aurais aimé que tout soit clair, que mes doutes et les siens aussi soient totalement dissipés, mais ça n’a pas été le cas.

C’est bizarre quand même comme les fantômes du passé nous font la vie dure. Mais j’étais fier de nous, car on a pu en parler calmement, et en essayant de se comprendre, nous nous sommes rapprochés. L’amour était bien là, palpable, vivant, et on a décidé d’aller de l’avant, ensemble.

Jean-Daniel