Archives mensuelles : septembre 2017

Moi, Jean-Daniel

Les aventures de Jean-Daniel, semaine 63

Une aide surprenante

Ma cheville ne guérit pas comme prévu. Après m’être énervé contre ce fait durant trois semaines, Corinne m’a fait un peu la morale, en me disant que si j’étais plus positif, ça aiderait ma cause. J’étais assez lucide pour être d’accord avec elle, mais en pratique, il n’y avait pas de changement.

Un soir, un peu excitée, elle est arrivée chez moi avec un paquet-cadeau, et me l’a aussitôt tendu en me demandant de l’ouvrir. Vous ne devinerez jamais ce que c’était : un recueil de poèmes et un traité sur la poésie. « Tu devrais lire ça, et te mettre à écrire de la poésie, me dit-elle, ça apaise et harmonise notre être. Je connais une personne qui a essayé, elle est enchantée. »

Le lendemain, parce que je lui avais promis d’essayer, j’ai lu quelques poèmes pour me faire l’oreille, et puis j’ai entamé le traité. Son auteure racontait avoir découvert l’écriture poétique durant une période de profonde dépression. Selon elle, c’est la poésie qui l’a le plus aidé à sortir de sa noirceur. Elle en vantait le mérites, tant pour le corps que pour l’âme.

Intrigué, j’ai pris un crayon et du papier. Je ne vous dirai pas ce que j’ai écrit, ça n’en vaut pas la peine, mais je dois dire que ça m’a fait du bien. L’heure passée à chercher l’harmonie dans mes mots et à trouver un équilibre dans le phrasé, m’a apaisé, détendu, nourri positivement. Mes ruminations mentales s’étaient dissipées, mon énergie avait changé. J’étais mieux dans mon tête et dans mon corps.

Je voyais déjà le sourire de Corinne quand j’allais lui raconter mon expérience. La poésie, antidote à la déprime, aux sautes d’humeurs, aux agacements et au mal de vivre, tu parles d’une surprise !

Namasté,

Jean-Daniel

Les billets de Michel A.

La terre de ma conscience

Je me suis réveillé avec la sensation très nette que ma conscience est semblable à une terre, un terreau, fertile. Dans ma conscience germent des idées, des croyances, des concepts. Je suis le jardinier de cette terre intérieure.

Les années passant, les graines de ma terre intérieure sont devenues plantes. Les idées, les croyances, les sentiments et les pensées que j’ai nourris durant toutes ces années sont arrivés à maturité, révélant la qualité des semences.

Dans mon jardin intérieur, il y a des fruits que j’apprécie, comme la douceur, la tolérance, la paix, la compassion, et d’autres que je ne souhaite plus cultiver, comme la culpabilité, la séparation, l’orgueil, la compétition. L’heure de la récolte est le moment idéal pour faire un tri et choisir les semences de la saison à venir.

La question « Quel futur ai-je envie de vivre ? » peut donc être remplacée par « Quelles pensées et quels sentiments vais-je dorénavant cultiver ? » Car c’est bien là où tout commence.

Michel A.

Moi, Jean-Daniel

Les aventures de Jean-Daniel, semaine 62

Un corps à écouter

Il y a dix jours, le père de Corinne, qui a un chalet en Mauricie, nous a invités à y aller. L’occasion parfaite pour Corinne et moi, qui aimons beaucoup les randonnées dans les bois, d’en profiter. Après diner, nous voilà donc partis en amoureux pour une belle ballade. Mais tout ne s’est pas passé comme je l’avais prévu.

Ça faisait environ une heure et demi que nous étions partis quand, en descendant une colline, je me suis pris le pied dans un trou. Et vlan, me voilà à terre, avec une cheville douloureuse, dans l’impossibilité de marcher convenablement. C’est à moitié appuyé sur Corinne et à moitié sur une branche que nous sommes rentrés au chalet. Inutile de vous dire que je ne faisais pas le malin. Le reste de la journée est passé à attendre aux urgences et à rentrer pénardement à Québec.

J’avais bien sûr prévu de faire plein de choses durant la semaine. Et comme quand j’étais enfant, quand je voulais quelque chose, je le voulais tout de suite. Mais là, ma volonté butait sur quelque chose de plus fort qu’elle : ma cheville droite.

Les jours qui ont suivi l’accident m’ont paru longs. Par la force des choses, j’ai réalisé combien la pensée est rapide, alors que le corps, lui, est plus dense et plus lent. Je voulais faire, le corps, lui, voulait du repos.

Vous pouvez demander à Corinne si vous ne me croyez pas, mais juste ce petit accident est tout un défi pour moi. C’est là que j’ai compris que mon corps est un enseignant parfait pour m’apprendre la patience, la tolérance et la douceur. C’est devenu limpide comme de l’eau de source dans ma conscience. Oui, c’est facile de vouloir, de faire des projets dans sa tête. Mais qui nous apprend la tempérance et l’équilibre : le corps.

Vous me direz peut-être que je n’ai pas le choix de l’écouter. Moi je vous répondrai que j’ai tout intérêt à l’écouter ! Notre corps comporte une sagesse que j’apprends seulement à décoder. On est souvent impulsif et excessif, mais pour qui sait l’écouter, je sens que le corps est un maître de sagesse sans pareil !

Il y a dix jours, le père de Corinne, qui a un chalet en Mauricie, nous a invités à y aller. L’occasion parfaite pour Corinne et moi, qui aimons beaucoup les randonnées dans les bois, d’en profiter. Après diner, nous voilà donc partis en amoureux pour une belle ballade. Mais tout ne s’est pas passé comme je l’avais prévu.

Ça faisait environ une heure et demi que nous étions partis quand, en descendant une colline, je me suis pris le pied dans un trou. Et vlan, me voilà à terre, avec une cheville douloureuse, dans l’impossibilité de marcher convenablement. C’est à moitié appuyé sur Corinne et à moitié sur une branche que nous sommes rentrés au chalet. Inutile de vous dire que je ne faisais pas le malin. Le reste de la journée est passé à attendre aux urgences et à rentrer pénardement à Québec.

J’avais bien sûr prévu de faire plein de choses durant la semaine. Et comme quand j’étais enfant, quand je voulais quelque chose, je le voulais tout de suite. Mais là, ma volonté butait sur quelque chose de plus fort qu’elle : ma cheville droite.

Les jours qui ont suivi l’accident m’ont paru longs. Par la force des choses, j’ai réalisé combien la pensée est rapide, alors que le corps, lui, est plus dense et plus lent. Je voulais faire, le corps, lui, voulait du repos.

Vous pouvez demander à Corinne si vous ne me croyez pas, mais juste ce petit accident est tout un défi pour moi. C’est là que j’ai compris que mon corps est un enseignant parfait pour m’apprendre la patience, la tolérance et la douceur. C’est devenu limpide comme de l’eau de source dans ma conscience. Oui, c’est facile de vouloir, de faire des projets dans sa tête. Mais qui nous apprend la tempérance et l’équilibre : le corps.

Vous me direz peut-être que je n’ai pas le choix de l’écouter. Moi je vous répondrai que j’ai tout intérêt à l’écouter ! Notre corps comporte une sagesse que j’apprends seulement à décoder. On est souvent impulsif et excessif, mais pour qui sait l’écouter, je sens que le corps est un maître de sagesse sans pareil !

Namasté,

Jean-Daniel