Archives mensuelles : mars 2017

La Vie en vert

Vous aimez le jardinage ? Vous allez adorer la permaculture !

Le printemps est arrivé, ou comme ici au Québec, ne va pas tarder à le faire. Peut-être avez-vous un jardin, ou simplement quelques bacs sur votre balcon pour faire pousser quelques plants de tomates et des salades. Quand il s’agit de cultiver la terre, même modestement, le meilleur professeur est la nature elle-même. Alors voici notre dossier sur la permaculture.

Depuis que je suis tout petit, je suis amoureux de la nature. Sa beauté, sa diversité, sa complexité et son harmonie ont toujours été une source d’inspiration. Alors, quand j’ai découvert la permaculture, j’ai tout de suite compris les avantages que nous, les humains, avons à adopter ce mode de culture, inspiré de la nature.

La nature ne connaît pas les monocultures. Elle fonctionne en tant que systèmes, où les espèces sont en interactions, s’autorégulent et s’équilibrent. La permaculture s’inspire de ces systèmes. Bien sûr sans pesticides et engrais de synthèse, elle permet de faire pousser les végétaux avec des résultats très impressionnants.


Source : institut-symbiosis.com

La permaculture, prise au sens large, peut être définie comme la culture de la permanence. Appliquée à l’agriculture, elle vise une production durable, économe en énergie (autant pour l’humain que pour les machines), respectueuse des êtres vivants et de leurs relations réciproques, tout en laissant à la nature « sauvage » le plus de place possible. Ça vous parle ?

Voici un extrait d’un texte tiré du site www.fermedubec.com qui résume bien les choses :

« La permaculture repose sur 3 principes éthiques : prendre soin de la Terre, prendre soin des Hommes, partager équitablement les ressources.

La permaculture a un objet large : elle intègre l’agro-écologie, la construction écologique, les énergies renouvelables… dans une vision pragmatique et souple, pouvant être adaptée à chaque territoire, aux besoins et aspirations de chaque personne ou communauté… Ses concepts peuvent s’appliquer, à priori, à toutes les installations humaines : villes (avec le mouvement des Villes en Transition), entreprises, communautés (les éco-villages), fermes et jardins…

La permaculture est bien adaptée à de petites surfaces, propose des solutions low tech, mais reposant sur une observation attentive du milieu et une connaissance poussée du fonctionnement du vivant. Elle favorise l’émergence d’une société solidaire et décentralisée. »


Source : permaculture44.org

Retrouver l’harmonie avec notre environnement n’est pas une utopie. Respecter la nature, les animaux et les hommes n’est pas un luxe. Ce sont de nobles aspirations et même une nécessité pour que les générations futures puissent vivre sainement et heureux.

La permaculture n’est pas juste une autre façon de jardiner, c’est une belle philosophie de la vie.

Pour en savoir plus sur le sujet :

Une belle présentation : http://institut-symbiosis.com
Une très belle réussite : www.fermedubec.com
Un exemple impressionnant : https://creetonmonde.wordpress.com
La philosophie derrière le mot : www.archibio.qc.ca
Côté pratique : www.permaculturedesign.fr

Les billets de Michel A.

Et si on essayait…

En examinant mon monde intérieur avec honnêteté, j’ai dû reconnaître la présence d’un juge, d’un juge prompt à émettre ses sentences et à condamner. Non loin de lui, j’ai aussi reconnu son homme de main, le bourreau. Sa froideur et sa rigidité ont laissé une forte impression dans ma conscience. Par ailleurs, je crois que je ne fais pas exception, que des juges et des bourreaux, il y en a dans la plupart des humains qui foulent le sol de notre belle planète.

La façon dont fonctionne le monde extérieur est, à mon avis, un miroir qui nous renvoie l’image de nos mondes intérieurs, personnels et collectifs. L’intégrisme et le fanatisme, qu’ils soient religieux, politique, économique, sportif… sont reliés à la teneur de nos êtres intérieurs. C’est dans les réservoirs collectifs d’intolérance, de dogmatisme et de violence que les dictateurs et les fanatiques puisent leurs énergies. En cessant de les alimenter, tout naturellement les comportements qui s’en nourrissent de pourraient que disparaître.


Source : www.docanimo.com

Si chacune et chacun d’entre nous grandissait, ne serait-ce qu’un peu, en tolérance, compassion et douceur, l’impact sur la planète serait instantané, et davantage de douceur, de compassion et de tolérance se reflèteraient dans nos vies et nos sociétés.

Pour y parvenir, il faudra probablement lâcher quelques concepts et dogmes, prendre de la distance face à nos croyances ou quitter une idéologie dépassée. Ce n’est souvent pas facile, car une partie importante de notre identité peut reposer sur ces croyances et l’appartenance à une organisation, un groupe. Mais rappelons-nous que nous ne sommes ni nos émotions ni nos croyances, qu’elles ne servent que de support à l’expérience, et que notre véritable identité ne sera en rien affectée par ce dépôt. Au contraire, allégés de ce lest, nous voyagerons plus légers. Bye bye illusion.

J’aime la paix, j’aspire à la paix, à cette paix profonde et vivifiante qui dilate la conscience et le corps. J’y aspire pour moi et pour toute la planète. Je sais maintenant que c’est de l’intérieur  qu’elle va se construire. Oui, des gestes extérieurs devront être posés, mais ces gestes seront basés sur un état intérieur pacifié, seront l’émanation naturelle de la tolérance, du respect de la Vie et de l’amour de nos personnalités installées dans la paix.

Michel A.

 

Moi, Jean-Daniel

Les aventures de Jean-Daniel, semaine 53

Mamie

Ma grand-mère Rosine a fait un AVC. C’est ma mère qui m’a prévenu. Elle m’a dit que ce n’était pas trop grave, mais que ça pouvait dégénérer, alors je suis allé la voir. Je l’aime beaucoup Mamie.

Quand j’étais enfant, on habitait à quelques kilomètres de chez mes grands-parents maternels, et j’allais souvent leur rendre visite à bicyclette. C’était une vraie mamie-gâteau, un cœur sur deux pattes comme on dit. Quand son mari, mon grand-père Anastase, est mort, elle a dû aller vivre dans une résidence pour personnes âgées. Par chance, Baie-Saint-Paul est proche de chez mes parents, qui vont la visiter chaque semaine.

Ma grand-mère est pour l’instant à l’hôpital. Nous y sommes allés tous les trois, avec ma mère et mon père. J’étais content de voir qu’elle avait toute sa tête, mais elle a de la misère à bouger son bras et sa jambe gauches, et ça m’a fait un choc de la voir comme cela. Ma grand-mère Rosine a toujours été très active, et même depuis qu’elle est dans sa résidence, elle a gardé l’habitude d’aller marcher dehors autant que la météo le permet.

Ça ne faisait pas très longtemps que nous étions arrivés quand ma mère a ressenti une grande fatigue. Pour ne pas laisser Mamie toute seule, mon père a proposé d’aller la conduire à la maison et de revenir me chercher plus tard. C’est ainsi que je me suis retrouvé seul avec elle, ce qui n’était pas arrivé depuis de très nombreuses années.

Je ne sais pas si c’est parce que Mamie sent sa fin arriver, mais elle a commencé à me parler de sa vie comme elle ne l’a jamais fait. Elle m’a parlé de tant de choses que j’aurais bien de la difficulté à tout vous raconter, mais bien sûr, certains événements et certaines réflexions ont retenu mon attention.

J’ai notamment appris qu’une des premières choses que ma grand-mère a dite à mon grand-père lorsqu’il a commencé à la courtiser, était qu’elle ne voulait pas d’un mari alcoolique et violent. Il faut dire que son père avait un penchant pour l’alcool, et que sa mère et elle, qui était l’aînée, en avait beaucoup souffert. Elle a même exigé qu’il lui en fasse la promesse avant de se marier, promesse qu’elle lui a rappelée à quelques reprises, et qu’il a tenue malgré les tentations. Ma grand-mère a un caractère bien trempé, ce qui s’est révélé être un grand avantage.

Malgré son AVC, je pouvais voir briller chez ma grand-mère une force positive, une réelle confiance en la vie. Elle m’a raconté qu’elle aussi aurait pu baisser les bras à maintes reprises, mais qu’à chaque fois une voix à l’intérieur d’elle-même l’avait encouragée à ne pas se laisser envahir par les doutes, à ne pas entrer dans des interrogations inutiles, ou à fermer la porte à la révolte ou à la peur.

C’est avec un sourire sur le visage qu’elle me dit que ce furent les moments les plus sombres de sa vie lui avait le plus appris à faire confiance, et qu’elle réussit sans trop savoir comment à traverser avec une relative aisance les années de vache maigre, les crises de couple et la relative solitude d’une vie à la campagne.

À travers son histoire et ses mots simples, ma grand-mère m’a aidé à comprendre qu’il n’y a rien à gagner à nourrir la colère, le ressentiment ou la peur, et que quelles que soient les circonstances que la vie nous présente, nous pouvons mettre en avant ce qu’il a de meilleur en nous. Merci Mamie.

Namasté,

Jean-Daniel

Moi, Jean-Daniel

Les aventures de Jean-Daniel, semaine 52

Un petit air de printemps

Depuis quelques jours, je ressens une envie de bouger, d’apporter des changements dans ma vie. C’est probablement en lien avec le printemps qui arrive, mais aussi le fruit de nos discussions avec Corinne. Sa façon de voir la vie me surprend très souvent. C’est comme si elle regardait les choses sous un autre angle, vraiment différent du mien. Bien sûr, nous sommes différents, mais avec mes parents et mes sœurs, et même avec mes chums, je n’ai jamais eu cette impression.

Corinne est enseignante spécialisée dans une école secondaire. Cette différence vient peut-être de sa profession, mais je dirais que c’est plus profond, que c’est dans sa nature. Elle est différente des autres filles que je connais, à la fois plus détachée et plus présente, si chaleureuse et tellement indépendante à la fois, que j’en reste pantois.

Corinne est spontanée et fonceuse, alors que je suis plus réfléchi. Cette facette de sa personnalité bouscule souvent mon héritage de gars prévenant et plutôt prudent. J’aime savoir dans quoi je m’engage et où je m’en vais, et avec elle, je suis souvent pris au dépourvu. Pas toujours facile.

Voici un exemple. Samedi dernier, Corinne m’a proposé d’aller manger dans un restaurant libanais. Je lui ai demandé si la nourriture était bonne, et tout ce qu’elle m’a répondu, c’est qu’elle ne le savait pas, parce qu’elle n’y était jamais allée. Ça peut vous paraître ridicule, mais moi j’aurais cherché des évaluations et des références sur internet pour m’assurer de la qualité. Elle, non ! Elle me dit qu’elle préfère essayer par elle-même.

Je me rends compte qu’elle a une liberté que je ne possède pas, et qui me fait à la fois envie et peur. Ouais, sans faire exprès, Corinne m’éloigne régulièrement de ma zone de confort, me confronte et mes résistances, mes peurs et mes choix aussi.

J’aime sa légèreté, sa façon d’onduler dans la vie, de prendre les choses au sérieux, mais sans s’y accrocher. C’est beau et inspirant. Quand je suis avec elle, c’est un peu de cette légèreté qui entre en moi, un souffle de renouveau… comme une douce brise printanière.

Namasté,

Jean-Daniel

Le Meilleur d’ailleurs

Monnaies locales – pour une économie plus humaine

La liste des monnaies locales complémentaires ne cesse de grandir, preuve que ces dernières répondent à un besoin auquel les monnaies nationales ne répondre plus : une économie à visage humain.

Utiliser une monnaie locale, ce n’est pas qu’encourager les producteurs et commerçants locaux, et donc dynamiser l’économie locale, puisque la valeur développée dans la région reste dans la région. C’est aussi rapprocher les gens les uns des autres, et donc améliorer la cohésion sociale, réduire les transports et donc la pollution.

Avec l’introduction des monnaies locales, l’argent peut retrouver son utilité première : servir d’énergie d’échange entre les individus. Comme la zone d’action est locale, les risques de dérives, telles que les abus de pouvoir des employeurs, la maltraitance des animaux, la dilapidation et la destruction de l’environnement, la corruption, l’évasion dans les paradis fiscaux… sont très fortement réduits.


Source : My Cities 3.0

Une monnaie locale permet aussi aux collectivités locales de se réapproprier un pouvoir de décision et d’action longtemps donné aux entités bancaires nationales et internationales, et donc d’orienter le développement économie en fonction d’une éthique choisie et directement bénéfique à la population. Ces changements sont capitaux. Il s’agit de retrouver une liberté perdue, une stabilité économique qui ne dépend pas de décisions prises à l’autre bout de la planète, de retrouver une autonomie bénéfique à tous.

Si vous n’êtes pas familier avec le sujet, je vous invite à regarder une courte mais très explicite vidéo, qui vous permettra de vous faire rapidement une idée de l’utilité, voire de la nécessité, de passer à des monnaies locales, en cliquant ici.

De nombreuses monnaies locales sont en vigueur dans nos pays francophones, et beaucoup de projets sont en développement. Pour en savoir un peu plus :

– En France, cliquez ici France
– Au Québec : Gaspésie, Ville de Québec, Laurentides et Sherbrooke
– En Belgique : Liège, Lorraine belge, Braine-le-Comte, Louvain-la-Neuve et alentours
– En Suisse : Arc Lémanique, Valais, Tessin

Et pour en (s)avoir plus sur les avantages et bienfaits des monnaies locales :
http://monnaie-locale-complementaire-citoyenne.net/pourquoi-une-mlcc/
http://www.lagonette.org/pourquoi-une-monnaie-locale-et-complementaire/
http://www.lelabo-ess.org/les-monnaies-locales-complementaires-dynamisent-l-2097.html

Michel A.