Archives mensuelles : novembre 2016

Moi, Jean-Daniel

Les aventures de Jean-Daniel, semaine 46

Détends-toi mon gars

J’ai commencé des cours de yoga. J’en avais fait un peu en Inde, et j’ai eu cette envie de retrouver cette ambiance, cette chaleur un peu cocon. C’est peut-être l’arrivée du froid qui fait ça.

Après une petite recherche sur internet, mon choix s’est porté sur un centre situé à Sainte-Foy, pas trop loin de chez moi. C’est pratique, je pourrai même y aller à pied si j’ai le temps.

Avant de m’inscrire, j’ai pris un cours à l’essai, question de voir si la prof et le style me convenaient. J’avais pensé que le plus difficile serait les étirements, parce que la souplesse du joueur de hockey que je suis, ce n’est pas le sommet. Mais non !

Figurez-vous qu’on a terminé le cours par une détente guidée, et que c’est durant cette détente que j’ai un peu capoté. Je n’étais pas capable de rester tranquille dans ma tête. Mes pensées voyageaient d’un sujet à l’autre, et plus la prof nous invitait à nous concentrer sur la respiration et l’instant présent, plus je sentais la tension monter en moi.

Je vois vous dire que je me sentais confus, car durant mon séjour en Inde, j’ai souvent médité dans ma petite chambre, mais jamais je n’avais senti autant de tensions. Allongé sur mon tapis, au lieu de profiter d’une bonne détente, je cherchais des explications à cette agitation dans ma tête, et comme je n’en trouvais aucune de satisfaisante, j’ai passé les 15 minutes dans cet état.

La prof a dû voir que je n’étais pas très bien, car elle m’a invité à rester alors que les autres participants du cours s’en allaient. Je lui ai raconté mon expérience et on a jazé un peu ensemble. Comme elle me parlait du centrage et de l’utilité d’apprendre à calmer le mental et à revenir à l’instant présent, j’ai réalisé pourquoi je n’avais pas été capable de me détendre : je ne voulais pas entrer en contact avec le sentiment d’insécurité qui m’habitait depuis quelques jours. Enfin, une partie de moi ne voulait pas ressentir cette désagréable sensation, alors tout était bon pour la fuir, y compris tourner en rond dans mes pensées.

Une bulle de conscience venait de poper, une évidence venait de me sauter aux yeux. Je lui fis part sur-le-champ de ma petite révélation. Elle m’invita alors à habiter mon présent, à l’accueillir tel qu’il est, avec ses peurs, et à observer ce qui allait se passer.

C’est ainsi, heureux de ma révélation et dubitatif quant à ce qui allait en sortir, que je quittai le centre. Oh, bien sûr, je m’étais inscrit pour un nouveau cours.

Namasté,

Jean-Daniel

Comment allez-vous ?

Extrait d’un dialogue avec Nassrine Reza, qui, depuis plus de 10 ans, accompagne des gens sur leur chemin de vie et de guérison


L’évolution peut prendre beaucoup de temps … mais l’éveil se produit en un seul instant !

– Est-ce que votre « approche » inclut des techniques d’hypnose ?
– Il n’est pas nécessaire de vous hypnotiser.
– Que voulez-vous dire ?
– Tous les matins en vous réveillant, vous êtes en mode « téléchargement ». Tout le système de croyance issu du bagage héréditaire vous est transmis en une fraction de seconde, sans que vous ne vous en rendiez compte. Vous vaquez si souvent à vos occupations de manière machinale. Il n’est vraiment pas possible de vous hypnotiser davantage !
– Mais n’essayez-vous pas de transformer nos croyances, afin que nous puissions vivre plus sereinement ?
– Une croyance, qu’elle soit bonne ou mauvaise, reste une croyance. C’est une limite que vous vous imposez. Modifier votre système de croyance ne changerait rien en profondeur. Réalisez qu’aucune croyance n’est réelle. C’est par l’observation consciente que vous vous dépouillerez de toutes vos illusions. Mais êtes-vous seulement conscient ? Vous me regardez, mais votre attention n’est pas présente.
– Pourquoi n’est-elle pas présente ?
– Vous cherchez inlassablement des réponses, des solutions. Votre attention n’est jamais tranquille.
– Quelle solution me proposez-vous ?
– Cessez de chercher des remèdes, car à chaque nouvelle tentative, votre attention s’égare davantage.
– N’est-il pas naturel d’être en quête d’épanouissement ?
– Votre désir de l’atteindre vous en éloigne inévitablement. Le désir et la souffrance sont les revers d’une même médaille.
– Quand je vous écoute, tout paraît si simple, si clair. Mais pour atteindre l’illumination, il faut du temps.
– Si vous observiez qu’il n’existe que ce moment présent, le temps s’effacerait et l’éveil se produirait maintenant.
– Avant, je n’avais pas cette ouverture d’esprit. Maintenant les choses sont différentes, parce que j’ai évolué.
– L’évolution peut uniquement être observée si vous considérez le temps comme un espace linéaire. La croissance intérieure se produit au niveau mental parce que vous hissez un passé imaginaire avec vous, ce qui génère des points de comparaisons illusoires. Votre état d’être ne change jamais. Vous êtes à chaque instant, mais vous ne pouvez observer cela que si vous vous désidentifiez du mental, dans lequel tout change inlassablement. L’évolution, la croissance intérieure peut prendre beaucoup de temps. Mais l’éveil, l’illumination se produit en un seul instant.

*  *  *

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Nassrine pour Merci la Vie !

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Moi, Jean-Daniel

Les aventures de Jean-Daniel, semaine 45

Rendre au passé ce qui appartient au passé

Professionnellement, je ne sais pas encore ce que je veux faire. Alors, en attendant, je ne suis trouvé un job : livreur de pizzas. Ça me fait pas mal d’heures, vue que je bosse de 14h00 à minuit six jours semaine, mais pour l’instant j’apprécie le revenu que ça me procure, et aussi le fait de voir du monde. Après avoir vécu en communauté, je ne me voulais pas rester chez moi, ça aurait été trop déprimant !

Ce job, ce n’est pas le pied géant, mais c’est mieux que le chômage. Et ça me permet de mettre en application la pratique de l’observation et de la désidentification. C’est vraiment cool, devenir l’observateur de soi-même et ne rien prendre à titre personnel. Avec ces deux outils, j’ai déjà vu beaucoup de changements.

Par exemple, je rencontre un client et il n’est pas content parce que la garniture de la pizza n’est pas comme il le voulait. Il se met à râler et me prend à parti. Moi, tout en l’écoutant, j’observe ce qui se passe en moi. Ce n’est pas aussi difficile qu’on pourrait le croire de prime abord. Je réponds que je ne peux pas changer la garniture, qu’il fallait le préciser au moment de la commande. Le gars s’énerve un peu, et c’est là que je me rappelle de ne pas en faire une affaire personnelle. Parce que dans le fond, il n’a rien contre moi, et de toute façon, comme je l’ai compris à Navdanya, il n’y a rien de personnel dans la vie au sens où on l’entend.

En fait, la vie, ce n’est pas une affaire personnelle. La vie est une œuvre collective, dans laquelle on est tous reliés entre nous. Mais on en fait une affaire personnelle parce qu’on se croit séparé. Et puis, l’autre est souvent notre miroir. Alors, dans une situation comme celle-là, je pratique l’accueil : pas de jugements, pas de critiques, accepter ce qui est, voilà la première étape que j’essaye d’appliquer. Au début, c’est plus facile à dire qu’à faire, mais j’ai vu des personnes en Inde qui vivaient en appliquant ces principes depuis des années, et waouh, qu’ils étaient beaux dans leur sérénité !

Soyons lucides, nos réactions sont basées sur nos expériences passées, sur le contenu de notre mémoire. Sans rejeter tout ce que ces expériences m’ont apprises – c’est à travers elles que je me suis construit – j’ai compris qu’il valait mieux pour moi de rendre au passé ce qui appartient au passé. Je veux me créer une belle vie, avec du nouveau, sans les limites que j’ai connues, sans reproduire encore et encore les schémas hérités de mes parents et de mes aïeux. Alors, je m’ouvre à moi-même, pour laisser émerger le nouveau Jean-Daniel.

Namasté,

Jean-Daniel

La Vie en vert

… Des briques… de bois ! …

Fabriquer des briques à partir de bois, voilà l’idée inspirée que Brikawood a concrétisée. Basée dans l’Ariège, cette entreprise a mis au point une brique révolutionnaire à bien des égards, car ces briques s’assemblent sans clou, ni vis, ni colle, de manière simple et rapide, à la manière des célèbres Legos. Résultat, tout bon bricoleur peut pratiquement assembler sa maison Brikawood.


Photo : Brikawood

L’espace entre les briques est rempli par les copeaux issus de la fabrication des briques elles-mêmes, ce qui confère à ces constructions une excellente isolation thermique. Sur le plan écologique et biologique, les résultats sont aussi remarquables, car aucune isolation de type pare-vapeur synthétique ni d’enduits ne sont nécessaires. Nous avons donc des maisons qui respirent.


Photo : Brikawood

Autres avantages : coût raisonnable, plus grand respect de l’environnement, excellente intégration dans le paysage. Ça en fait beaucoup, vous ne trouvez pas ?


Photo : Brikawood


Photo : Brikawood

Pour en savoir plus sur Brikawood : www.brikawood-ecologie.fr
Montage d’une maison : www.youtube.com
Interview de l’inventeur de la brique à bois Alain Roméro : www.youtube.com

Michel A. pour Merci la Vie !

Moi, Jean-Daniel

Les aventures de Jean-Daniel, semaine 44

Un peu d’audace

Au lendemain de mon arrivée, je suis passé chez ma sœur Béatrice, pour saluer la petite famille. J’avais hâte de la revoir, comme ma nièce et mes deux neveux que j’aime beaucoup. On a jazé un peu de tout, mais sans entrer dans les détails. Je ne sais pas si elle a lu mes messages, mais je sentais qu’elle n’avait pas trop envie de parler de ce que je vous ai raconté. Ça a créé une petite distance entre nous, pas de vrai malaise, mais un feeling désagréable, un de ces non-dits qui en dit long.

De retour chez moi, j’ai commencé à me demander pourquoi elle avait gardé cette distance, si mes nouveaux choix entraient en conflit avec ses valeurs, si on allait continuer à s’apprécier autant… bref, le scénario catastrophe ou presque tournait dans ma tête, quand je me suis rappelé spontanément combien je l’aimais. Et là, d’un coup, plus de barrières, plus de distance, juste de l’amour pour ma grande sœur. C’était si simple, si vrai.

J’ai mieux compris à cet instant pourquoi je me sentais si bien dans la communauté de Navdanya, c’est parce qu’on y vit beaucoup dans son cœur, avec beaucoup de gratitude, et un jour à la fois ! La communauté toute entière est organisée autour du respect, de l’amour, de l’entraide, du partage, alors ça aide énormément.

Lorsque la vie est vécue d’abord à travers le mental, comme ici au Québec, c’est beaucoup plus difficile, parce qu’avec lui viennent la méfiance, les peurs, la jalousie, les jugements, etc. En plus, ici, l’individualisme est très poussé, et il est facile de se sentir isolé, seul. On devient forcément plus facilement méfiant ou craintif.

Quand on est dans son cœur, on ne fait pas de suppositions et on n’est pas dans ses peurs. C’est pourquoi je me suis promis de vivre autant que possible dans mon cœur et par mon cœur, de lui donner la priorité. C’est si bon, y’a pas à hésiter !

Namasté,

Jean-Daniel