Archives mensuelles : octobre 2016

Comment allez-vous ?

Extrait du livre de Nassrine Reza, « Le Pouvoir de l’Accueil – renaître en un seul instant »


La Transformation : elle débute dès l’instant où vous n’accordez plus aucune importance à l’image que vous avez de vous-même 

La mémoire constitue le plus grand obstacle à la transformation intérieure parce qu’elle vous confine dans des croyances limitatives. Elle vous fait surtout croire qu’un changement en profondeur nécessite beaucoup de temps. Pourtant, la transformation peut se faire en un seul instant. Comment ? En rejetant systématiquement toute image de vous-même qui est générée par la mémoire. Cette approche peut paraître banale, mais elle est bien plus puissante que ce que vous pouvez imaginer.

Vous n’avez pas à atteindre un but quelconque, parce que tout est déjà présent à cet instant. Il n’y a pas de chemin qui mène à l’accomplissement, à la guérison, à l’éveil, à l’épanouissement ou à l’amour inconditionnel, parce qu’ils sont omniprésents. Vous n’avez pas non plus besoin de vous libérer de quoi que ce soit, parce que rien n’a le pouvoir de vous emprisonner, puisque la personne que vous croyez être n’existe pas ! Elle n’est que le produit d’un assemblage d’idées ! Vous auriez beau changer sans relâche l’idée que vous avez de vous-même, rien ne se transformerait pour autant. Vous persuadez d’être une âme, un être de lumière ou un humain est et restera faux puisqu’aucun concept ne peut être imputé à votre véritable nature.

Seuls les êtres endormis croient que la vie est faite de répétitions. Un être éveillé perçoit la nouveauté à chaque instant et en toute chose ! Il n’aborde pas la vie à travers des souvenirs, mais dans une énergie de découverte permanente.

Portez un regard neuf sur chaque situation, sur chaque geste et même sur les personnes que vous connaissez déjà. Ainsi, plus rien n’est figé. Ainsi débute la transformation…

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Nassrine pour Merci la Vie !

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Montée de lait

Je ne cherche plus à comprendre

J’ai observé que de nombreuses personnes se sont guéries d’une maladie, en particulier d’un cancer, grâce à l’art. Une fois à l’assurance maladie, elles se sont mises à chanter, peindre, danser, créer de la manière qui les appelait. En renouant avec leur créativité, elles ont recontacté une force de vie, dont elles avaient été coupées, et leur corps, leur être, a retrouvé son harmonie.

Mais, si c’est si bon, pourquoi attendre d’être en incapacité de travailler pour exprimer sa créativité, ou pour la développer ? La réponse la plus courante est : par manque de temps. Alors, on court, on court (je veux dire on produit, on gagne, on dépense…) et on s’oublie… jusqu’à ce que le corps dise « STOP ». Par exemple avec une jambe cassée ou un accident de voiture pas grave. Si on est moins chanceux, ça peut être un cancer.

Je trouve que notre société, et en particulier notre système économique, est une usine à cancers. Il n’y a pas à chercher plus loin, pas besoin de faire encore 36 études durant 10 ans pour trouver une piste d’explication sur la multiplication des maladies. Comment un être humain peut-il vivre sainement dans une société où le rythme de vie est trop rapide, où la technologie est devenue un poison, où il est coupé de la nature et où il mange des produits industriels dévitalisés ? C’est tout bonnement impossible.

Notre système de surconsommation nous gave de produits futiles, mais ne répond pas à nos véritables besoins : la beauté, l’écoute, la paix, la joie de vivre, le contact avec la nature, le silence, la fraternité, la douceur. Ce que je ne comprends pas, et je ne cherche plus à comprendre, c’est pourquoi beaucoup de gens continuent à vivre de cette manière.

Oh, peut-être en avez-vous assez, peut-être  souhaitez-vous vivement vivre autrement. Mais vous vous sentez pris au piège, coincé dans un fonctionnement où il faut gagner de quoi vivre. Eh oui, l’argent, le veau d’or, la prison ! Heureusement, une transition est en cours, et une économie dite sociale se développe. Car il faudra bien le reconnaître publiquement un jour, que j’espère bientôt, notre système économique est franchement asocial, pire, il est ravageur, mortifère. Ce système a conduit à la destruction d’une partie de la nature, a massacré un partie du peuple animal, et maintenant ce sont nous, les humains, qui en subissons les effets désastreux.

Par bonheur, ça commence à changer. Partout on assiste à une reprise en mains des peuples et communautés locales. Oui, on peut être chacun, là où on est, les artisans de ce changement !

Michel A. pour Merci la Vie.

Moi, Jean-Daniel

Les aventures de Jean-Daniel, semaine 43

Dernier message avant le départ

Avant mon départ, mon ami Ganesh et moi sommes allés faire une dernière excursion dans les montagnes au Nord de notre village. C’était pour moi une sorte de pèlerinage, une façon de saluer cette région, cette terre où j’aurai passé des moments si marquants.

Dans quelques jours, je m’en vais. Je suis triste de partir et en même temps j’éprouve du plaisir à l’idée de revoir ma famille et mes chums. Drôle de feeling, vous comprenez peut-être. Je sais que ma place n’est pas ici, et qu’elle est probablement au Québec, puisque c’est là-bas que je suis né.

Mais il y a le Québec dont je rêve, et celui qui est. Le Québec de demain est à bâtir, un pays où les valeurs qui m’ont porté ici seront vivantes, présentes dans les cœurs et les têtes. Je crois que les gens de ma génération, et des suivantes, ne se contenteront pas du prémâché et du prédigéré qu’on nous sert à toutes les sauces, vous savez, ces discours répétitifs sur la croissance économique qu’il faut soutenir à tout prix, le système de santé qui coûte trop cher, l’éducation qu’il faut remanier, et accessoirement l’environnement qu’il faudrait préserver. Tout cela en bossant comme des malades et en disant « amen » à tout, bien entendu. 

Ce baratin ne m’intéresse plus, et je ne suis pas le seul. Nos dirigeants font des discours et des promesses, mais dans les faits, c’est encore et toujours pareil – la même idéologie, les mêmes mensonges, les mêmes magouilles et les mêmes résultats.

L’expérience de Navdanya m’a prouvé que, lorsqu’on le veut véritablement, on peut mettre en place une structure qui assure une bonne répartition des richesses, un partage du travail qui tient compte des aptitudes de chacune et chacun, ainsi qu’une bonne cohésion sociale, et qu’on peut faire tout cela en respectant notre environnement. Ça prend bien sûr de la bonne volonté de la part de tous, et donc pas de place pour les menteurs ou les égoïstes. Faut savoir faire ses choix !

Alors, une fois au Québec, je vais chercher un job en accord avec mes valeurs, et pourquoi pas m’en créer un si je n’en trouve pas. Ça peut vous paraître ambitieux, mais si je ne le faisais pas, je me renierais moi-même, et cela je ne le peux pas, je ne le peux plus. Je me suis retrouvé, ce n’est pas pour me perdre !

Namasté,

Jean-Daniel

Moi, Jean-Daniel

Les aventures de Jean-Daniel, semaine 42

Se penser autrement…

L’idée que pour me sentir différent, il faudrait que j’aie une image de moi différente, s’est posée doucement dans ma conscience ce matin, comme une feuille qui se détache d’un arbre et se pose délicatement sur le sol. Sur le coup, ça m’a semblé évident, et pourtant, en approfondissant, j’ai ressenti que je ne pouvais rien forcer.

C’est un peu le truc de la pensée positive. Il ne suffit pas de se répéter qu’on est beau et fort pour le devenir. J’ai essayé durant des semaines quand j’avais du mal à dormir. C’était en début d’année. Couché sur mon lit, je me répétais : tout va bien, je suis calme et je m’endors maintenant. Ça n’a pas marché, et aujourd’hui je sais mieux pourquoi. C’est parce qu’une partie de moi n’y croyais pas du tout. Je voulais l’ignorer, la faire taire, mais ça n’y changeait rien. Tout ce que je faisais, c’était du déni de cette partie de moi pleine de soucis et de peurs pour son avenir.

Je crois qu’on a tous ce genre de soucis, qu’on porte tous des peurs, la plupart du temps sans le savoir. Autant ne pas se conter trop d’histoires à ce sujet, ça rallonge inutilement le chemin vers la solution. Si j’avais osé regarder mes peurs en face, j’aurais eu de meilleurs résultats. Mais ce n’est pas si facile et peut-être qu’alors je n’étais simplement pas prêt pour le faire.

Mon séjour à Navdanya m’a redonné foi en l’humain et confiance en la vie. C’est peut-être pour cela qu’aujourd’hui je suis capable de me regarder plus honnêtement, sans chichis, et surtout sans trop me juger. Alors forcément, mes choix sont un peu différents.

Je ne savais pas en partant ce que je trouverais ici. C’était un appel, auquel j’ai répondu. Aujourd’hui, je comprends mieux que c’était un appel de mon cœur et de mon âme, de cet être au fond de moi que je commence à découvrir, et surtout à écouter. Car, oui, les bruits du quotidien étouffent les appels de notre être intérieur, cette petite voix qu’il est pourtant si bon et utile d’écouter. Mais, pour cela, il faut savoir dire non, non à tous ces divertissements, ces fuites ou recherches de compensation extérieure.

Ici, dans le silence des jardins, c’est d’abord moi que j’ai appris à écouter. Dans ces simples travaux des champs, c’est avec la beauté et la grandeur de la vie que j’ai renoué.

Namasté,

Jean-Daniel