Archives mensuelles : juin 2016

La Vie en vert

… Une toiture de verdure ? A bien y penser, oui ! …

Les avantages d’une toiture végétalisée sont tellement nombreux que leur multiplication serait une bénédiction, surtout en milieu urbain. Alors, voici un peu d’information sur un sujet fort intéressant :

On peut séparer les toits végétaux en trois catégories principales, selon la profondeur du substrat (sol) :

Toit végétal extensif : la couche de terre est de 5 à 10 centimètres, la végétation est basse et constituée de plantes résistantes à la sécheresse comme des mousses, des plantes grasses et certaines graminées. L’entretien est simple et restreint et le surpoids que la toiture doit supporter faible.


Photo : www.vv-artdesign.com

Toit végétal semi-intensif : la couche de terre est de 10 à 20 centimètres, la végétation est déjà plus diversifiée et constituée de graminées, de plantes vivaces et de petits buissons. L’entretien est un peu plus important que celui d’un toit végétal extensif (fauchage, élagage, voire arrosage en période de sécheresse) et la toiture doit être dimensionnée en conséquence pour supporter le surpoids.

Toit végétal intensif : la couche de terre est de 20 à 60 centimètres et permet le développement de plantes ayant des racines plus profondes. La végétation peut être beaucoup plus diversifiée, allant des graminées aux arbustes. Un toit plat peut devenir un vrai jardin potager. Si ce type de toit amplifie les avantages d’un toit végétalisé, il faut compter avec un entretien assez exigeant (comme un jardin) et la toiture doit être dimensionnée en conséquence pour supporter cet important surpoids.


Photo : sphaigne.com

Les avantages des toits végétalisés

Un toit végétalisé offre une excellente isolation thermique, en hiver comme en été, donc de substantielles économies de chauffage et de climatisation. Évidemment, plus il est épais, plus grande est l’isolation. Si une partie des toits des grandes villes étaient couverts de végétation, les pointes de température durant l’été seraient moins élevées, le confort de vie serait plus grand et les frais de climatisation moins hauts.

Un toit végétalisé (comme une paroi végétalisée) offre aussi une excellente isolation phonique.

Alors que les surfaces dures et imperméables conduisent à une concentration très rapide des eaux de ruissellement, les toits couverts de végétaux absorbent une partie des précipitations, réduisent le débit et régulent l’hygrométrie alentour. En cas d’orage, la quantité d’eau qui arrive aux canalisations est réduite et sa vitesse ralentit, ce qui diminue les risques de crue et d’inondation.

La végétation est une source de beauté et de douceur pour le regard. Les toitures vertes contribuent à la beauté du paysage et facilitent l’intégration des constructions humaines dans l’environnement naturel.

Les toits végétalisées contribuent à l’absorbortion du CO2 présent dans l’atmosphère et filtrent les poussières, améliorant la qualité de l’air.

Un toit végétalisé est un espace nature qui va bénéficier à certains animaux, dont les insectes et parmi eux les abeilles. Ils augmentent la biodiversité.

Enfin, la végétation qui enveloppe le toit protège celui-ci des intempéries, comme la pluie et la grêle, réduit les écarts de température que le toit doit absorber, ce qui en augmente la longévité du toit.

Réaliser un toit végétalisé nécessite des connaissances précises et une maîtrise technique. Il faut donc s’assurer de la collaboration de personnes compétentes dès le début du projet, par exemple pour dimensionner la charpente, assurer l’étanchéité du toit, connaître les modalités d’entretien, choisir la pente, etc.

L’investissement de départ est plus élevé et en fonction du type de végétation, l’entretien sera plus ou moins important, mais il y a tellement d’avantages !

Pour en savoir plus sur le sujet, vous pouvez consulter les sites suivants :
www.ecohabitation.com
www.adrianemleblog.fr
www.toitvert.net
www.maisonentravaux.fr
www.ecosources.info

Michel A. pour Merci la Vie !

Montée de lait

Drogués de performance et de compétition

Tout bien vu, j’en arrive à la conclusion que notre société est droguée de performance et de compétition. C’est peut-être même la pire drogue à la surface de la planète. Ça suffit pas au boulot, faut en mettre partout dans le sport et dans les loisirs aussi.

C’est vrai, imaginez une société où la collaboration et le partage seraient la règle, l’évidence, le mode de vie. Tout serait plus agréable, plus facile et humainement plus épanouissant.

« Y’a quelque chose à faire, OK, on se met ensemble et on cherche la meilleure solution. »

On mettrait nos forces et talents en commun, et on œuvrerait pour le meilleur bien de tous. Pas de laissé-pour-compte, pas d’exclus, pas de chômeurs, pas de perdants.

Je sais, c’est un idéal, et aujourd’hui tout le monde n’est ni tout beau ni tout gentil. Mais peu importe, prenez les mêmes personnes et faites-les collaborer plutôt que de rivaliser, je suis sûr que le résultat sera meilleur. Il sera meilleur en matière de cohésion sociale, de santé, de sentiment de bien-être, toutes ces facettes si importantes de notre vie. Mais, je gage que le rendement sera lui aussi bien meilleur. C’est une évidence, l’union fait la force, la division affaiblit !

« La collaboration, c’est bien plus efficace que la compétition. »

De nos jours, l’obligation de performer fait des ravages. Le stress en est la première manifestation. La maladie suit de près. Pourquoi y a-t-il autant de gens malades, de cancers, de maladies dégénératives. Croyez-vous que nous sommes faits pour vivre ainsi, en compétition permanente, en stress permanent, et donc dans la peur ?

On pourrait passer, si on le voulait, d’une société de compétition à une société orientée vers le développement des compétences. Waouh, on se sentirait tellement mieux !

Ce système économique de compétition n’est qu’une construction, pas un absolu, et surtout pas quelque chose d’inéluctable. Il peut être changé, on peut le changer !

Michel A. pour Merci la Vie.

Moi, Jean-Daniel

Les aventures de Jean-Daniel, semaine 38

Perceptions et interprétations

Bonjour les Amis !

J’espère que vous allez bien. Moi, je me sens de plus en plus chez moi, ici, dans notre communauté. Je comprends aussi mieux toute la philosophie qui est derrière notre mode de vie, et ça m’aide à m’adapter et à m’intégrer.

Je me suis déjà aperçu de quelques changements dans ma façon de voir les choses, par exemple par rapport aux possessions. Y’a quelques trucs auxquels je tiens vraiment beaucoup, comme ma guitare ou mon portable. Et j’ai compris que ce n’était pas tant à eux que je tenais qu’aux sentiments qu’ils me procurent.

En fouillant un peu plus en dedans (merci la méditation), j’ai compris que jouer de la guitare me procure du bien-être et le sentiment d’être un artiste, un être unique. Avec mon portable, je me sens connecté, je me sens appartenir à une communauté, et je ne me sens pas seul.

Ce qu’on appelle la réalité, j’ai réalisé que c’est avant tout une affaire de perceptions et d’interprétations. On a eu quelques cours consacrés à ce sujet. C’est spécial quand même de voir que ce qu’on croit être la réalité, c’est quelque chose qui est perçu par nos sens, puis interprété en fonction de nos mémoires et expériences passées. On n’appréhende donc jamais la réalité de manière objective, mais toujours à travers le filtre de nos sens et de nos références passées.

Ça peut vous paraître simple et évident, mais pour moi, ça a été une sorte de révélation. J’ai compris un peu mieux comment on est tous différents et que, par conséquent, il y a autant de réalités que d’êtres, et j’en ai déduit qu’il valait mieux laisser chacun faire ses choix et suivre son chemin, unique.

Quand j’étais ado, je voulais absolument faire partie de l’équipe de hockey de mon école; aujourd’hui, je dirais que j’en avais besoin pour me sentir bien. J’avais aussi des idoles, comme Gretzky, et des modèles, comme Zorro ou Superman. Aujourd’hui, je me rends compte qu’on est tous uniques, et qu’il m’appartient de marcher sur mon propre chemin. C’est plus difficile que de suivre les traces de quelqu’un d’autre et ça me fait un peu peur. Ça doit être ça, devenir adulte, au sens cosmique du terme, être capable de marcher sur ses propres jambes, tout en se sentant uni à la vie.

Je vais prendre quelques semaines de congé, et je vous reviens après les vacances.

Namasté,

Jean-Daniel

La Vie en vert

… De la parole aux actes, merci la Norvège ! …

Les forêts sont un des poumons de la planète (avec les océans) et leurs multiples écosystèmes contiennent une diversité merveilleuse de vie végétale et animale, et humaine bien sûr. Les préserver est donc essentiel pour l’équilibre planétaire et notre bien-être.

La déforestation tropicale est un problème majeur de notre monde. Si peu de gens et de nations l’ont réellement conscientisé, la Norvège l’a fait, car elle est le premier pays à choisir de les protéger sérieusement. Ainsi, le parlement norvégien ne l’a pas seulement conscientisé, mais il a décidé de passer aux actes.


Passer de ceci…

Pour citer l’article de positivr.fr : « La commission pour l’énergie et l’environnement norvégien a demandé au gouvernement du pays d’appliquer des mesures strictes : ils devront exclure des marchés publics toute offre émanant d’une entreprise dont les marchandises et les produits ont pu contribuer, de près ou de loin, à la déforestation de la forêt tropicale. Ils devront donc privilégier et choisir des biens et des services qui excluent l’abattage incontrôlé des arbres. »


… à cela

Bravo aux Norvégiennes et aux Norvégiens pour cet exemple inspirant !

En savoir plus sur : positivr.fr
Et sur www.lafactory.com

Michel A. pour Merci la Vie !

Le Meilleur d’ailleurs

Connaissez-vous les « Incroyables comestibles » ?

Ce mouvement et son nom, tiré de l’anglais « Incredible Edible », viennent de la ville de Todmoren, en Angleterre, où deux femmes en grande difficulté financière, ont commencé en 2008 à cultiver des légumes sur un bout de trottoir devant chez elle… et à partager leurs récoltes avec les passants.

Cette production de légumes en zone urbaine s’est vite révélée être une véritable révolution, tant sur le plan de l’approvisionnement alimentaire que de la vie sociale et relationnelle. Et depuis il grandit et grandit encore, un peu partout dans le monde.


Crédit photo : lesincroyablescomestibles.fr

L’objectif des « Incroyables comestibles » est de fournir à chacun un accès à une bonne nourriture locale. Les valeurs qui sous-tendent ce mouvement sont aussi belles que promotrices : les gens œuvrent ensemble, partagent la responsabilité du bien-être futur de la planète et de ses habitants, promeuvent le partage, le respect de la terre, l’accueil et l’acceptation de l’autre, le don et la gratuité.


Crédit photo : lesincroyablescomestibles.fr

Ce mouvement est basé sur une économie locale/régionale, un type d’économie incomparablement plus efficace en matière économique, énergétique, sociale et environnementale qu’une économie à plus large échelle. C’est ainsi que, mine de rien, se crée le futur de la planète, avec des gens responsables, respectueux et qui laissent s’exprimer leur cœur. Peut-être que cela vous semble une utopie ou un vœu pieu, mais le futur de notre système économique est avant tout simple, régional et humainement enrichissant.

Pour en savoir plus sur les « Incroyables comestibles », visitez :

En France et en Europe : lesincroyablescomestibles.fr
En Belgique : incredibleediblebelgium.wordpress.com
En Suisse romande : www.lesincroyablescomestibles.ch
À Todmoren : www.incredible-edible-todmorden.co.uk

Et aussi de très nombreuses pages facebook…

Michel A. pour Merci la Vie !

Comment allez-vous ?

Nous vous proposons ici un extrait du nouveau livre de Nassrine Reza, « Le Pouvoir de l’Accueil – renaître en un seul instant ».


Le Mode d’emploi  « Le meilleur mode d’emploi pour une vie épanouie se trouve juste là, en vous. Mais combien d’attention avez-vous porté à votre espace intérieur aujourd’hui ? »

Un participant à mon séminaire me dit : « Vous dites que nous sommes habités par un vaste potentiel intérieur qui nous permet d’avoir accès à toute connaissance. Je le sais en théorie, mais que puis-je faire concrètement ? »

Je lui tendis mon smartphone et lui demandai : « Savez-vous utiliser cet appareil ? ». Il hocha la tête. « Comment avez-vous appris à l’utiliser ? ». « J’ai lu son mode d’emploi et j’ai passé des heures à découvrir toutes ses fonctions », rétorqua-t-il.

« Voyez-vous, il en va de même pour cet espace intérieur. Pour découvrir ses fonctions, il est indispensable de porter votre attention sur lui. Dites-moi, combien de temps investissez-vous par jour à l’observation de votre espace intérieur ? Réalisez que vous connaissez mieux votre smartphone que lui ! L’être humain sait d’innombrables choses, mais que sait-il de lui-même ? Il possède un mode d’emploi pour tout, mais quand il s’agit de son espace intérieur, il est perdu. Il cherche continuellement des clés, mais rarement au bon endroit. Si vous prenez un peu plus temps à observer votre corps, votre mental et votre système émotionnel, vous découvrirez ce vaste potentiel intérieur et vous pourrez l’utiliser à bon escient. Guidez votre attention sur cet espace intérieur et tout le reste vous sera naturellement révélé ».

*  *  *

Découvrez le nouveau livre « Le Pouvoir de l’Accueil – renaître en un seul instant » 
disponible sur Amazon  Canada  Europe

Nassrine pour Merci la Vie !

Découvrez mon site en cliquant sur : www.nassrinereza.com

Moi, Jean-Daniel

Les aventures de Jean-Daniel, semaine 37

La désobéissance est une nécessité

Wandana Shiva est venue faire un tour dans notre communauté. On a eu la chance de suivre un enseignement spécial avec elle. Toute une femme ! Vous vous souvenez d’elle, j’en avais parlé après avoir vu le film « En quête de sens ».

Wandana Shiva est une femme de conviction et d’action. C’est elle qui a fondé Navdanya. On a passé un moment vraiment très intéressant, parce que nous avons pu échanger avec elle sur des sujets comme l’écologie, l’argent, la liberté, la place de la femme dans la société.

Pour la première fois, j’ai compris que préserver son environnement, c’est aussi préserver sa liberté, celle de vivre dans un monde sain, où on peut cultiver sa terre. Aujourd’hui, le système est malade. Les terres sont polluées par les pesticides de compagnies qui ne cherchent rien d’autre qu’un maximum d’argent à court terme. Si vous croyez que tous ces pesticides sont utiles et qu’on ne pourrait pas nourrir l’humanité sans eux, c’est que leur propagande a bien fonctionné. Car la réalité, c’est que tous ces produits rendent la terre et ses habitants malades !

J’ai aussi compris que ceux qui font la loi dans la plupart des pays la font pour eux ou pour les riches qui les engraissent ou les avantages, appelez cela comme vous voulez. Si on regarde les politiques de vos gouvernements, ce n’est clairement pas pour le bien de leur peuple qu’ils agissent. Alors, comme elle, j’ai envie de vous dire : « La désobéissance est une nécessité ».

Oui, quand les lois des hommes vont à l’encontre des lois de la Terre, du respect de la vie, de ce que te dit ta conscience, ton cœur, il faut désobéir, pour se respecter soi-même, se tenir debout.

J’ai toujours eu beaucoup d’admiration pour Zorro. On n’est pas tous aussi habile et courageux que lui, mais si on se met tous ensemble pour réclamer plus de justice, plus de respect, d’égalité, et que nous agissons en conséquence comme ici, à Navdanya, nous pourrons bâtir un monde où il fait bon vivre, pour nous, mais aussi un monde où les animaux sont heureux, et la nature respectée et honorée.

A ceux qui disent que c’est une utopie, je leur dis : « Venez faire un tour ici et vous verrez ! Navdanya, c’est du concret, du solide, du vrai, et ça fonctionne. »

Ici, je n’écoute plus la télé et toutes les mauvaises nouvelles avec lesquelles ils nous arrosent. Je ne joue plus aux jeux vidéo non plus. Nous travaillons en groupe en prenant le temps de se parler, nous vivons au rythme de la nature, je médite tous les jours ou presque, nous jouons de la musique… et je me sens mieux. Je réalise que je vivais dans un monde un peu trop virtuel, coupé de la terre… et de moi-même. Je me retrouve, au fond de moi, c’est comme une reconnexion avec moi-même… et ça fait tellement de bien !

A la prochaine,

Jean-Daniel